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The Last Dance › Ruins

cd • 13 titres

  • 1Mesmerize
  • 2Missing
  • 3Katsong
  • 4Cages
  • 5Still
  • 6Edge Of The World
  • 7Thoughtless
  • 8Scars
  • 9Everything that you wanted
  • 10Medicine
  • 11Rose
  • 12Still waters
  • 13Desperately still (Klonavenus remix)

extraits vidéo

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line up

Jeff Diehm (chant, clavier, programmation, guitare), Rick Joyce (guitare, clavier, programmation), Peter J. Gorritz (basse, clavier, programmation), Tom Coyne (batterie, percussions)

Musiciens additionnels : Rogue, Andy Deane, Tony Lechmanski, J.J. Williams, Shawn Decker (vocaux), Rachel McDonnell, Nathaniel Johnstone (violon), India Herrera, Mera Roberts (violoncelle), Katherine Velvet Joyce, Aletha Leventhal, Claressa Joyce, Wynter Joyce, Kathy Monnes, Lauren Hoffman, Evelyn Hoffman (vocaux féminins), Robert Schott (clavier), Carl 'CJ' Joyce (batterie)

remarques

Existe en édition box avec 2 stickers et 2 badges.

chronique

‘‘Ruins’ a été inspiré par et est dédié à Kat’, c’est en ces termes que The Last Dance inaugurent leur nouvel album après un hiatus de près de dix ans. Le groupe rappelle qu’il est facile de prendre le temps qui nous reste comme acquis, de procrastiner, il avoue aussi avoir choisi une certaine facilité en restant avec ses chansons, peu motivé à terminer un disque que l’éloignement géographique des musiciens ne facilitait pas. Ils ont alors rencontré cette Kat à qui ils dédient aussi une chanson; on devine qu’elle devait souffrir d’un mal incurable et savait son espérance de vie limitée. Quelles relations, quels échanges a-t-elle eu avec les artistes ? Peu importe, cela suffira à les pousser à enregistrer leur album. Le combo conclut de manière touchante: ‘You get to know this because all she wants to know is that she meant something and will be remembered for something. It’s all we have to give but we will give it. Thank you Kat for reminding us why we dance’. La sincérité et l’humilité caractérisant The Last Dance demeurent les éléments essentiels m’ayant toujours poussé à éprouver une certaine sympathie pour cette formation américaine avec la musique de laquelle j’ai toujours eu beaucoup de peine, hormis à ses débuts. Trop gentil, trop propret, trop produit, trop plein de trucs, leur rock gothique qui n’a finalement de gothique qu’une certaine mélancolie, une sensibilité tristounette, souvent diluée dans une production sans relief et trop dans l’air du temps. Comme je respecte énormément le (hélas) défunt label autrichien Strobelight Records, j’ai consenti à jeter une oreille à cette galette. Le regrette-je ? Non. Suis-je enthousiaste ? Pas complètement mais…Musicalement, les Américain renouent avec un son plus proche des débuts évoquant une version soft de London after Midnight (avec une touche de The Mission aussi) avec un axe marqué sur la base: batterie/basse/guitare, moins de tics électroniques dans la production. Quant au chant assez doux de Jeff, je m’y suis fait depuis et suis apte à reconnaître que l’homme chante bien même s’il ne sait pas se lâcher. Je n’en démords pas, malgré une qualité d’écriture assez nette, The Last Dance produisent trop leur musique; en l’épurant, en se penchant moins sur les arrangements et davantage sur l’émotion crue, ils la rendraient plus poignante. Inutile de jouer les sales types, les quatre premières chansons constituent un sans-faute, c’est à partir de ‘Still’ et ses choeurs féminins ‘angéliques’ que je croche moins. Voilà typiquement un morceau qui se veut très émotionnel et qui sonne au final très bluette tant il est retenu et apprêté. Heureusement, d’autres bonne compos (l’émouvant ‘Rose’, ‘Everything you wanted’) permettent de digérer la pilule et d’équilibrer un album qui tire quand même un peu en longueur. Je le répète, le rendu est plutôt sympa, ça regorge d’idées, avec même des morceaux assez bandants mais tout est trop sous contrôle. On aimerait que Jeff se lâche, crie, que les guitares éclatent de temps à autre mais non…Tout reste aseptisé, sans danger, parfois même facile et prévisible (‘Scars’, ‘Medicine’, ‘Still waters’ véritablement laid, autant que le remix final). Ces travers ne suffisent pas à flinguer le disque mais ne parviennent pas à l’élever à la dimension émotionnelle revendiquée. Il m’en aura fallu des écoutes pour me forger une opinion définitive et lui accorder un minuscule 4 du bout des lèvres…

note       Publiée le mercredi 21 octobre 2020

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Note moyenne        2 votes

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Twilight › jeudi 22 octobre 2020 - 13:14  message privé !
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Ah ah ah, je me ramollis, pas à dire ^^

Note donnée au disque :       
Richard › jeudi 22 octobre 2020 - 08:31  message privé !

Les temps de pause, les simili-reformations, parfois ce n'est pas nécessaire. Un superbe disque pour tomber dans les bras de Morphée et changer de l'habitude de compter des moutons noirs.

Note donnée au disque :