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King Gizzard & The Lizard Wizard › Chunky Shrapnel

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Rastignac      mardi 6 octobre 2020 - 13:55
Tacrolimus      mercredi 7 octobre 2020 - 09:19

cd • 16 titres • 66:13 min

  • 1Evil Star02:09
  • 2The River09:38
  • 3Wah Wah03:24
  • 4Road Train03:39
  • 5Murder Of The Universe05:04
  • 6Quarantine02:00
  • 7Planet B06:02
  • 8Parking02:02
  • 9Venusian 203:11
  • 10Hell03:37
  • 11Let Me Mend The Past02:58
  • 12Anamnesis03:10
  • 13Inner Cell03:49
  • 14Loyalty03:52
  • 15Horology02:35
  • 16A Brief History Of Planet Earth19:03

extraits vidéo

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enregistrement

Ceci est exactement la bande-son d'un film sorti sous le même nom, objet hybride ressemblant peut-être au live à Pompéi de "qui vous savez". Compilation de concerts enregistré à Barcelone, Madrid, Manchester, Utrecht, Londres, Bruxelles, Milan, Berlin. Masterisé par Joe Carra. Mixé et produit par Stu Mackenzie.

line up

Lucas Harwood (basse), Eric Moore (batterie), Michael Cavanagh (batterie), Cook Craig (guitare, claviers, synthétiseur), Joey Walker (guitare, voix), Ambrose Kenny-Smith (harmonica, claviers, synthétiseur, voix, percussions), Stu Mackenzie (voix, guitare, claviers, synthétiseur)

remarques

Sorti en CD, vinyle, et fichiers téléchargeables. Illustration par Jason Galea.

chronique

King Gizzard and the Lizard Wizard est un groupe australien dont j'entends régulièrement voleter le nom dans l'éther des rézo, enfin ça c'était jusqu'à ce qu'on n'ait plus de vie sociale. Aujourd'hui, on travaille, car faut travailler, ET les distances nécessaires pour assurer notre sécurité en groupe pendant les temps de loisir s'allongent, s'étirent jusqu'à supprimer toute possibilité de contact, tuant les temps de communion employés à laisser forniquer entre elles nos auras replètes et nos âmes obèses dans les draps soyeux des vibrations de l'air. Si vous étiez vivant en ce temps-là, vous vous seriez souvenus de tous ces concerts, de ces moments où l'on s'est fait chier, cette sueur, cette fatigue, ces genoux qui grincent, le coude du relou d'à côté dans la gueule, une bière balancée au visage suivi d'une droite et d'un coup de boule... mais je m'égare. Ce "bon vieux temps" est désormais révolu jusqu'à l'année prochaine mais on y retourne : dans ces moments de transe collective vous pouviez apprécier l'étendue d'un répertoire et de dextérités diverses parfois inconnues jusqu'au soir où vous vous êtes bougé le derche pour faire deux heures de bagnole pour boire une pinte à 10 euros dans une salle climatisée d'une SMAC de merde. Par exemple vous auriez goûté au King Gizzard un jeudi soir à 22h00... Ce ne fut pas mon cas. Grâce à sa discographie tentaculaire, j'ai laissé libre cours à mon désir de feignasse, celui qui ne se déplace plus, qui écoute de loin, qui broute des résumés, ce besoin de toucher à tout sans en bouger une, grâce non pas à la compilation mais au LAÏVEUH. Le Laïveuh, c'est un disque qui permet de se mettre à la place du public. Il faut faire preuve d'imagination certes, il faut aussi que la production et le groupe fassent le taf, ce qui est le cas dans cette compilation de concerts à la pochette aussi immonde qu'un vulgaire Meshuggah de troisième main. Ils ont fait en sorte que cette succession de chansons grandiloquentes, spatiales, "soul", "folk", "thrash", psychodélicates, démesurément audiophiliques et apaisantes, aiguës ou amères s’enchaînent comme dans un spasme pré-mortem, comme si le public était le même à travers le temps et l'espace malgré les variations de son et de volume, et je le dis littéralement : ce disque est un rêve. Plus prosaïquement, il permet de jeter un coup d’œil sur la discographie du monstre. Alors, autant leur album thrashoïde "Infest the Rat's Nest" était seulement curieux - imaginez Free ou Caravan qui s'essayent à faire du Voïvod, et puis voilà - autant leur palette prog, jazz, psyché, pop, soul, champignou me laisse encore baba, tout en ne résolvant pas mon problème... jamais je ne saurai où (re)commencer dans cette discographie trop longue. Je vais donc en rester sur cette note de synthèse, d'autant plus touchante qu'elle décrit désormais un monde défunt, si proche pourtant... et j'espère qu'il ne faudra pas attendre un Messie pour ressusciter tout cela, Monsieur le Commissaire.

note       Publiée le mardi 6 octobre 2020

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Rastignac › mercredi 7 octobre 2020 - 11:43  message privé !
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Mais dans quel monde Vuitton... Merci de ces recommandations ! ça tombe bien, je fais trop de bagnole, il me faut du fioul.

Note donnée au disque :       
dariev stands › mercredi 7 octobre 2020 - 10:44  message privé !
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Sketches of Brunswick East (du jazz-folk, leur "songwriting" a son plus fin) et surtout le terrassant de groove Microtonal Flying Banana, mini-tempête dans le rock psyché à sa sortie, imparable en live justement (ça sautait comme à du Korn, et c'était beaucoup plus violent qu'à Voïvod dans la même salle, justement). Sinon, leurs 6-7 meilleurs albums sont, bizarrement, sortis sous le nom de leur influence numéro uno : Thee Oh Sees (je sors)... Bon, il faut reconnaître qu'ils ont de quoi réconcilier avec l'Australie après le revirement Vuitton du père Parker, même si c'est pas le groupe le plus criant de personnalité du genre, même aujourd'hui. Et puis bon, quelle popularité, malgré ces virages, combos d'albums etc...

Tacrolimus › mercredi 7 octobre 2020 - 09:21  message privé !

Rastignac: album super : Polygondwanaland

Note donnée au disque :