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Psychic TV › Allegory and self

cd • 11 titres

  • 1Godstar
  • 2Just like Arcadia
  • 3Southern confort
  • 4We kiss
  • 5She was surprised
  • 6Caresse song
  • 7Starlit mire
  • 8Thee dweller
  • 9Being lost
  • 10Baby's gone away
  • 11Disco ballet

extraits vidéo

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enregistrement

Produit par Genesis P.Orridge

remarques

'Inspired by Austin Osman Spare and Brian Jones'. 'Godstar' est crédité 'feat. The Angels of light' soit Rose McDowall, Steve Broughton, Micky Groome, Dave McKintosh, Mark Fishlock.

chronique

‘J’ai toujours été attiré par la pandroginie, la non-binarité, l’ambiguïté et il était ambigu, dans tout son être; il représentait plusieurs des thèmes que je n’ai cessé d’explorer tout au long de ma vie. Et il est devenu ‘godstar’, bien au delà de la superstar, car tu ne peux être godstar qu’une fois mort’…Ainsi parlait Genesis P.Orridge de feu Brian Jones, le seul Rolling Stones réellement audacieux. Une admiration sans borne que l’on retrouve parmi le visuel du collectif (les patches et stickers ‘Brian Jones died for your sins’) mais surtout dans l’un des plus beaux morceaux de la catégorie ‘grand public’ de Psychic TV, une merveille de brit pop (avec les allusions au psychédélisme et tout et tout) presque dix ans avant l’explosion du style en terre britannique. Il se trouve sur l’album ‘Allegory and self’. De fait, en plein milieux de l’ère Thatcher et le pessimisme attenant, cette pop sucrée, colorée (mais non exempte d’un voile de mélancolie, c’est comme ça, c’est dans la voix) a sans doute représenté une bouffée d’oxygène bienvenue (et une attaque cardiaque aux mordus de Throbbing Gristle). Sous forme de single. Concernant l’album dans son entier, c’est plus ambigu. ‘Godstar’ et ‘Like Arcadia’ endorment aisément de par cette pop catchy et sexy, post-hippie plus que post-punk mais dès ‘Southern comfort’, beaucoup plus glauque avec des sonorités spectrales, des cris de loup déformés, des grincements et un Genesis nettement moins rassurant dans le timbre, on flaire qu’il y a un os dans le potage. Bien sûr, le magnifique ‘We kiss’ plus orienté neofolk (incroyable une fois encore comme j’y ressens un parallèle avec Paul Roland, musicalement et vocalement), ‘She was surprised’ disco mutant à souhait (annonciateur de la future conversion à la trance) rassureront un instant. On ne se méfiera pas non plus de ‘Caresse song’ avec son orgue jouet dissonant et les paroles aléatoires de la petiote en question…Trop mignon, papa Genesis enregistrant sa moutarde. Sauf que, fini de jouer, Psychic TV en a marre. Exit d’un coup la pop trouble et bonjour sans prévenir au post punk torturé, sombre de ‘Starlit mire’, ‘Thee dweller’, franchement excellents. Mais ‘Allegory and self’ est pire que ‘Alice in Wonderland’, c’est un palais rempli de trompe l’oeil, de portes dérobées, d’escaliers en colimaçon menant on ne sait où, une visite en constante expectative de surprises…’Being lost’ marque une rupture douce, un brin dark folk, avec les deux chansons précédentes tout en annonçant le retour aux inspirations post-psychédéliques de ‘Baby’s gone away’. La boucle est donc bouclée. Pas exactement, le confort n’était pas la mission première de Psychic TV, ‘Ballet disco’ clôt les hostilités dans un style post punk coincé entre The Pop Group (en moins rugueux) et les premiers travaux de Coil époque ‘Scatology’. Et Brian dans tout ça ? Il s’en fout, il est au panthéon.

note       Publiée le vendredi 18 septembre 2020

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