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Earthride › Something Wicked

cd • 9 titres • 52:12 min

  • 1Something Wicked05:31
  • 2Hacksaw Eyeball05:26
  • 3Make Up Your Mind04:55
  • 4Destruction Song04:13
  • 5Zodiac05:52
  • 6Watch the Children Play06:36
  • 7Grip the Wheel04:40
  • 8Supernatural Illusion06:28
  • 9Force Fed Fear08:31

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré, mixé et masterisé pendant l'hiver 2009-2010 par Chris Kozlowski à Polar Bear Lair, Middletown, Maryland, Etats-Unis.

line up

Dave Sherman (voix), Kyle Van Steinburg (guitare), Eric Little (batterie), Rob Hampshire (basse)

Musiciens additionnels : Wino ([Scott "Wino" Weinrich] guitare, voix [8]), Dawn Wagner (chœurs [9])

remarques

Illustration par Bobbie Van Steinburg et Stephen Clay.
Réédité en CD et vinyle par Doomentia Records en 2011. Disponible sur le bandcamp de Doomentia.

chronique

Ceci est le dernier album d'Earthride. Comment en suis-je arrivé là ? Par l'entremise de Wino et de sa discographie remplie de multiples collaborations, j'ai pu, notamment via Spirit Caravan, remonter le Gange et venir barboter dans les eaux tièdes de ce groupe du Maryland, l'autre Etat des bonne séries HBO. Celui-ci est le dernier je disais, mais en tout cas c'est celui qui traîne dans la bagnole et je crois qu'il n'y a pas de hasard, car c'est bien celui que j'écoute le plus de manière générale... c'est le dernier mais c'est dommage, mais c'est pas si grave, petite discographie / grosse qualité, "pas la peine d'en mettre un max" car c'est concentré. Quiconque a abusé dudit concentré pourra me confirmer : faut pas, enfin, pas trop. Une cuillerée suffit. Et d'autres conditions. Ici, ce qui va bien avec : le ronronnement du moteur, le soleil en pleine gueule, une sorte de torpeur qui arrive entre 17 et 18 heures pendant ces jours mourants de l'été, et un appétit pour Black Sabbath. Et pour les gorges ravagées. Et pour les instruments accordés bien trop bas ! Et pour les images dantesques, les dragons, les diables, la sorcellerie, les métaphores plus ou moins subtiles sur les drogues plus ou moins dures, sur la dépression nerveuse, la déchéance financière, morale, sentimentale. Malgré cette sinistrose, il y a une énergie là-dedans qui est remarquable, ce n'est plus du groove c'est une sorte d'extase comme si le paysage entier se transformait en un large sourire avec trop de dents dedans, trop de gencives, et trop de sang qui coule aussi aux commissures, trop de petits bouts de bidoches coincés entre les incisives, quelques boutons et rougeurs pas nettes autour des lèvres... Un album qui porte donc à se faire du mal en se faisant du bien, et un des multiples bons représentants de groupes adeptes de reproduction d'effets divers via les ondes, de la simulation en musique d'effets psycho-corporels dont le spectre pourrait s'étaler du cannabis à la morphine, le tout ponctué d'une ganache de routier pas fine du tout. Vous mélangez ça avec de l'occultisme de station-service et un appétit pour la destruction digne d'un Cris Jerue, et vous aurez donc tout ce qu'il vous faut pour supporter les aléas de la vie, sans avoir à vous ruiner la bourse, ou la santé.

note       Publiée le mardi 8 septembre 2020

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