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Current 93 › Aleph at hallucinatory mountain

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Membre Note Date
taliesin      vendredi 24 juillet 2020 - 13:51
Twilight      mercredi 22 juillet 2020 - 23:18
zugal21      dimanche 26 juillet 2020 - 21:21

cd • 8 titres

  • 1Invocation of almost
  • 2Poppyskins
  • 3On Docetic mountain
  • 426 avril 2007
  • 5Aleph is the butterfly net
  • 6Not because the fox barks
  • 7UrShadow
  • 8As real as rainbows

extraits vidéo

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enregistrement

Metway Studios, Brighton, Royaume-Uni; The Rooms, Royaume-Uni.

line up

David Tibet (chant), Steven Stapleton (électronique), Andrew Liles (électronique, guitare)

Musiciens additionnels : Andrew W.K. (basse, piano, cloches, voix), John Contreras (violoncelle, synthé), Alex Neilson (batterie, percussions), Matt Sweeney (guitare électrique, voix), Keith Wood (guitare électrique, guitare sèche, slide guitare, basse), Ossian Brown (synthé, orgue), Baby Dee (piano, Hammond), James Blackshaw (piano, guitare 12 cordes), William Breeze (viole, sampler), Sasha Grey, Rickie Lee Jones, Alice Rousham, Andria Degens, Henry Rousham (voix)

remarques

https://current931.bandcamp.com/. Existe en version double cd avec un mixage plus brut des morceaux.

chronique

‘Almost at the beginning was the murderer…’. Les Evangiles apocryphes de Tibet savent capter par le pouvoir des mots dès le départ, quant à la bande-son de la liturgie, elle se renouvelle et surprend sans cesse. Avec ‘Aleph at hallucinatory mountain’, Current 93 livre son disque le plus stoner…Si, si. En même temps, après la collaboration avec Om, quoi de si surprenant ? Aleph le meurtrier et Adam, l’innocent originel, placé au même niveau, l’existence de l’un impliquant celle de l’autre…Presque au début, toujours ce sens de la nuance, de la précision diabolique. Personnellement, je reste stupéfait de la cohérence de l’univers de notre Anglais, lui qui a pioché dans tant de littératures, tant de spiritualités, gobé tant de drogues…Après l’introduction sous forme de stoner grinçant, strident parfois, hypnotique toujours, ‘Poppyskins’ répond par du pur acid-folk que n’auraient pas renié The Incredible String Band, les bruissements sans cesse au bord du larsen de l’arrière-plan en plus…Avancer au bord du gouffre est un exercice banal pour Tibet de toute manière. Les quelques secondes de départ de ‘On Docetic moutain’ trompent par leur instrumentation néoclassique mais les grincements électriques reviennent à la charge rapidement…L’apocalypse est là, aucun rayon de soleil ne doit en déchirer le voile. Le morceau suivant paraît achever une étape…Est-il trop tard ? Qui le saurait ? Les accords menaçants semblent s’évanouir dans le lointain mais ce qui reste en avant sonne si barré, trippé…En réponse, ‘Aleph is the butterfly net’ poursuit la tension sous acide, les lignes comme tremblant mal assurées, une forme d’ambiance digne de ‘Midsommar’ (le film)…Trop de soleil, trop de clarté pour espérer un vrai bonheur…L’air est trouble. C’est carrément un nuage de cendres qui balaie ‘Not because the fox barks’ sur plus de dix minutes de stoner low-fi. ‘And suddenly the living are dying’, on le pressentait…Magnifique pièce d’acid folk barrée et triste dont Current 93 a le secret, ‘sing sing sing my little bird’…Les voix se mêlent. Des voix féminines principalement qui paraissent se perdre, s’évaporer davantage encore sur un final mélancolique au piano comme un requiem pastoral baigné de chants d’oiseaux et de mots folâtrant comme des papillons. Mais si la mort est là, la vie aussi ? La lumière et les ténèbres ne s’engendrent-elles pas mutuellement ?

note       Publiée le mercredi 22 juillet 2020

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Note moyenne        3 votes

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Rastignac › mardi 28 juillet 2020 - 22:51  message privé !
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J'ai vraiment insisté sur celui-ci, mais j'entendais trop Om (le groupe)... pour que ça passe, je préfère quand c'est pas du spoken work tibétain par dessus. Quant aux textes gnostiques, ça me parait si obscur, et quand en plus c'est retapé ou marqueté avec le verbe bien foutraque, ou "écriture automatique" du Tibet... que je n'ai pas non plus insisté ou trop gratté. N'empêche, il y a tellement moyen de se perdre dans sa discographie, on a l'impression d'avoir sous les yeux une bibliographie de cinq mille bouquins, peintures, questions sans réponses et voyages à étudier. C'est ce qui me reste de cette traversée de C93 depuis quelques années...

Wotzenknecht › dimanche 26 juillet 2020 - 16:57  message privé !
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Perso sans Michael Cashmore je trouve l'empereur un peu à poil.

zugal21 › vendredi 24 juillet 2020 - 18:10  message privé !

Déroutant, pour moi , avec une petite difficulté d'assimilation. Cela dit je serais pas étonné s'il se mettait à faire sens d'un coup ici un jour, et que la note remonte. Je serai honnête : il me semble qu'il y a matière à cela. Parce que c'est riche.

Note donnée au disque :       
taliesin › vendredi 24 juillet 2020 - 13:52  message privé !

Acid-folk doom at its best ^_^

Note donnée au disque :