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Wastes › Into the void of human vacuity

  • 2017 • Code666 CODE118 • 1 CD digipack

détail des votes

Membre Note Date
Saïmone      vendredi 22 mai 2020 - 17:37
Nicko      jeudi 21 mai 2020 - 17:15

cd • 7 titres • 45:34 min

  • 1Into the void of human vacuity 101:59
  • 2Into the void of human vacuity 205:01
  • 3Into the void of human vacuity 308:14
  • 4Into the void of human vacuity 407:34
  • 5Into the void of human vacuity 507:43
  • 6Into the void of human vacuity 607:35
  • 7Into the void of human vacuity 706:54

enregistrement

Enregistré en divers lieux, notamment l'Hybreed Studios, entre octobre 2015 et août 2016

line up

Laurent (chant, guitares, basse)

Musiciens additionnels : Nadine (chant), Julien (guitares), Fred (guitares), David (batterie), Kostas (claviers)

remarques

chronique

Styles
metal extrême
doom metal
Styles personnels
funeral doom

Wastes est un projet solo du leader de Mourning Dawn, Laurent. Déjà, à la base, Mourning Dawn était son projet solo, avant qu'il ne soit rejoint par quelques musiciens il y a une quinzaine d'années. Là, Wastes, c'est vraiment SON projet. "Into the void of vacuity" est le premier, et à ce jour, seul enregistrement édité sous ce nom. Il s'agit d'un seul et unique long morceau de plus de trois quarts d'heure, découpé en 7 plages musicales. Pour l'aider dans sa tache, Laurent a fait appel à quelques-uns des musiciens de la scène doom européenne, comme Kostas Panagiotou de Pantheist ou encore Frédéric Patte-Brasseur d'Ataraxie/Conviction/Funeralium, entre autres. Du beau petit monde et donc sans surprises, on retrouve ici du funeral doom. On sent qu'ici, Laurent a voulu aller au bout du concept, de la lenteur, du désespoir, des cris, des raclements de gorge en chœur, pour tout sortir, se vider. Les guitares sont constamment à la rupture, à vouloir crier d'elles-mêmes dans des larsens interminables, synonyme d'un désespoir total, la basse quant à elle, très présente au mix, rajoute une couche sur la partie rampante (aidée aussi en cela par les claviers discrets de Kostas), telle une procession funéraire sans fin, en soutien à la batterie. A l'instar de l'EP "Waste" de Mourning Dawn, sorti quelques mois plus tôt, on sent que Laurent creuse pour atteindre les limites du style, voire les dépasser. Jusqu'où je peux creuser la crasse du doom ? Qu'y'a-t-il plus bas, derrière cette boue immonde et puante ? On peut d'ailleurs remarquer un artwork particulièrement soigné, signé Tony Sandoval (rien à voir avec le Pete de Morbid Angel...), où on voit clairement la fragilité et la futilité de l'humain face aux limbes de son esprit torturé. "Into the void of human vacuity" est une quête personnelle, un voyage de 45 minutes, dur, opaque, noir, brumeux et agressif dans ces limbes. Les cris des Laurent sont vraiment impressionnants, d'ailleurs, souvent, on a toute une suite de cris en fonds sonores, derrière les instruments, comme une descente infernale, une chute, sans fin. Les premières écoutes sont rebutantes, difficiles à suivre. Cet album demande de l'investissement, mais au final, on comprend la cohérence du propos, son approche, son évolution. Ceci dit, je ne peux m'empêcher de penser que la ressemblance avec Mourning Dawn est trop grande, surtout quand on le compare à "Waste". Cet EP n'aurait-il pas été plus judicieux en tant que première sortie de ce projet solo ? Une sorte de mise en bouche, de premier... déchet, avant sa multiplication sur ce premier album ? Vu que dans les deux sorties (et en opposition avec les autres sorties récentes de Mourning Dawn), Laurent est le seul maître à bord. Cela aurait été, de mon point de vue, plus cohérent quand on décortique le résultat final de ces deux sorties. Aussi, je trouve qu'ici, il manque pour l'auditeur ce sentiment d'album total et ultime. On ressent bien le désespoir comme je l'ai mis plus haut, mais le résultat n'est pas aussi jusqu'au-boutiste que ce qu'on aurait pu attendre. Je trouve que dans le même genre, un groupe comme Worship va plus loin, même de manière un peu maladroite (et pour un résultat pas forcément réussi), dans sa volonté de repousser les limites du genre, de sortir du carcan du doom. Même une référence comme Skepticism (voire Shape Of Despair ou même Monolithe) est arrivé avec une personnalité cherchant plus loin, différemment des autres groupes, pour atteindre là où personne n'avait encore osé aller. Et si je prends un exemple d'un autre genre totalement opposé, la démarche de Revenge dans le black metal pour repousser les limites de l'extrême montre vraiment ce sentiment d'absolu. Ici, je ne ressens pas ce sentiment, un peu comme s'il s'agissait d'un simple disque de doom, certes extrême et bien ficelé, mais qui ne va pas complètement au bout du concept. J'attends plus de folie, d'excès, de tout. Aussi, ce qui n'aide pas l'album, le produit a été bâclé car même s'il s'agit d'un morceau continu sur 45 minutes, il a été découpé en sept plages qui sont toutes séparées par quelques secondes de blanc, alors que la musique est censé s'enchainer sur tout l'album. C'est extrêmement surprenant et embêtant sur les premières écoutes, cela casse complètement la dynamique, c'est vraiment dommage. D'autant plus que je ne comprends pas pourquoi le disque a été découpé en tant de pistes vu qu'il s'agit d'un réel voyage de 45 minutes. Au final, on a un album bon, bien réalisé, qui devient haletant avec les écoutes, mais j'ai vraiment le sentiment qu'il est possible de faire plus, de repousser plus loin les bornes de l'immondice, de sortir la crasse avec des sons plus dégueulasses ou des rythmes plus lents encore. C'est un début convaincant et prometteur. Je serai curieux de voir ce que pourrait donner un deuxième essai...

note       Publiée le jeudi 21 mai 2020

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Note moyenne        2 votes

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saïmone › vendredi 22 mai 2020 - 17:37  message privé !
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Tony Sandoval défonce. Sinon il s'agit à mon sens du meilleur taff de Laurent, so far. Vraiment une tuerie ! (et les blancs, rien qu'un logiciel ne corrige en deux minutes... mais une belle enculerie, c'est clair !)

Note donnée au disque :       
merci pour le fusil... › jeudi 21 mai 2020 - 23:27  message privé !

Prometteur.

pokemonslaughter › jeudi 21 mai 2020 - 22:14  message privé !
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ce sont malheureusement toutes les versions, il me semble. Pour les acquéreurs de la version physique ou numérique, je peux fournir le wav en un morceau. Code666 m'a vraiment bien baisé.

  • air blasé*
Wotzenknecht › jeudi 21 mai 2020 - 21:04  message privé !
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De ce que je peux en lire c'est uniquement la version promo qui est coupée en 7 tracks ?

https://wonderboxmetal.com/2017/06/02/wastes-into-the-void-of-human-vacuity-review/

pokemonslaughter › jeudi 21 mai 2020 - 20:58  message privé !
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merci. les coupures sont du fait du label, qui n'a pas vérifié lors du test press... J'ai sacrément les glandes à dire vrai. Quant au "chapitrage", c'était à l'origine pour faciliter l'écoute. J'étais très heureux de signer enfin sur un "gros" label, j'ai été bien calmé ahah