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Seth › Les Blessures De L'Âme

cd 1 • 7 titres • 46:42 min

  • 1La quintessence du mal08:36
  • 2Hymne au vampire (Acte I)05:15
  • 3Hymne au vampire (Acte II) ...vers une nouvelle ère04:50
  • 4Le cercle de la renaissance09:08
  • 5Les silences d'outre-tombe07:49
  • 6Dans les yeux du serpent05:21
  • 7...à la mémoire de nos frères05:43

enregistrement

Enregistré et mixé au studio M.A.G, en février 1998.

line up

Majestic V.V.A (Chant), Heimoth (Guitares), Alsvid (Batterie), Faucon Noir (Basse)

Musiciens additionnels : Arkdae (Claviers)

remarques

La réédition de 2012 comprend 2 bonus : Les Sévices de la peste (07:37) et Corpus et Anima (05:43), tirés du split "War vol.3" avec Cultus Sanguine.

chronique

Styles
black metal
Styles personnels
black metal atmosphérique

Il n’est pas toujours évident d’aborder ces disques qui sont perçus comme des classiques, en particulier quand on n'a pas «grandi » avec le disque en question, comme cela est mon cas avec Les blessures de l’âme, album que j’ai découvert sur le tard. Et pourtant, on a bien ici un disque crucial dans le black-metal français, la période 97/98 ayant marqué un tournant important dans la scène. En effet, alors que le pays hébergeait depuis le début des 90s la plupart des labels importants du genre (Osmose, Drakkar…), la scène a longtemps peiné à se structurer, et si l’on omet quelques exceptions notables comme Blut Aus Nord ou Forbidden site, ce n’est qu’après la mise en sommeil des Légions Noires que plusieurs groupes finirent par émerger dans l’hexagone. A l’image de Seth, la plupart proposait d’ailleurs un black-metal qui tendait à s’éloigner du cliché satanique, pour se teinter de fantasy, de romantisme noir, voire d’ambiance gothique. C’est dans ce contexte que les bordelais proposèrent ce premier album qui les a placés assez rapidement sur le devant de la scène, grâce à son artwork magnifique, et à une exposition médiatique assez conséquente pour l’époque, poussée par le jeune label Season of Mist. Et puis, Les blessures de l’âme se révèle encore aujourd’hui comme un disque très ambitieux, les compositions sont longues et travaillées, et malgré la thématique vampirique classique de cette période, le groupe conserve le côté assez cru du black-metal, par rapport à certains groupes à tendance symphonique qui cartonnaient au même-moment. On sent d’avantage chez Seth l’influence d’un Satyricon, voir d’un Emperor, tant les claviers d’Arkdae (Dark Sanctuary) n’interviennent que pour développer l'aspect atmosphérique, tandis que le groupe propose par ailleurs des ambiances majestueuses par l'intégration de parties acoustiques et de narrations, notamment sur le très bon diptyque « Hymne au vampire » … Cependant, le disque souffre à mes yeux de quelques défauts majeurs qui me rendent l’écoute parfois un peu difficile… outre une certaine linéarité et le fait que j’ai un peu de mal avec le chant assez particulier d’Arkames, Seth essuyait également les plâtres coté production, et si on distingue parfaitement la qualité du jeu des musiciens, je dois bien admettre avoir vraiment du mal à passer outre cette batterie au son très mécanique, très présente dans le mixage sur les nombreuses parties rapides où elle efface parfois la guitare (nb – la version re-masterisée parue en 2012 corrige peut-être certains de ces défauts).. Comme expliqué plus haut, ce disque n'ayant pas été influencé par ce groupe à l’époque où je forgeais mes gouts musicaux (en son raté de l’époque, j’ai une préférence pour le Blizzard Beast d’Immortal par exemple), j’ai énormément de mal à dépasser cette gêne à l’écoute, et malgré les grandes qualités de la musique de Seth, Les blessures de l’âme reste donc un album qui me laisse assez facilement sur le côté, d’où la note certainement un peu dure à l’égard de tout ce que le groupe a apporté à la scène française.

note       Publiée le jeudi 23 avril 2020

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Note moyenne        7 votes

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M-Atom › dimanche 26 avril 2020 - 16:51  message privé !

ce fut quand même une bonne petite claque a sa sortie cet album...je me rappelle avoir été accroché par un titre présent sur le CD fourni avec le magasine Metallian. par contre j'ai pas du tout accroché a ce qu'ils ont fait par la suite !

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nicola › jeudi 23 avril 2020 - 13:07  message privé !

Je me demande si Jehann Corvus n’est pas derrière un tel titre d’album.

saïmone › jeudi 23 avril 2020 - 11:12  message privé !
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Acheté à sa sortie, je l'ai revendu une fortune quand le groupe et cet album sont incompréhensiblement devenus des légendes (?). Ils étaient en effet dans tout les mags de l'époque, fiers d'avoir quelque chose de Français qui naviguait en seconde zone plutôt qu'en quarante troisième. Sûr que c'était avant la révolution French BM, mais ça n'en fait pas moins un album "correct" sans plus.

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Dead26 › jeudi 23 avril 2020 - 10:21  message privé !

Découvert aussi et acheté à sa sortie. Un album qui avait son ptit charme avec bonne ptite ambiance mortadelle. Une préférence pour le EP By Fire, Power Shall Be que je dois tjs avoir en cassette. D'ailleurs à l'époque on parlait des Emperor français (faut ptetre pas déconner non plus). Me souviens d'un concert mémorable dans le sud France. Politique et metal font deux me semblait t'il...

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Dane › jeudi 23 avril 2020 - 10:11  message privé !

L'exposition médiatique était bonne en effet puisqu'on retrouvait des morceaux du groupe dans les cd des magazines. D'ailleurs concernant le black metal, les magazines étaient passés en quelques années de ce qu'ils considéraient comme des "débiles peinturlurés" à des quasi génies. Mais bon, ça c'est le marketing. Le chant en français passe très bien, surtout à l'époque où on entendait que des trucs en anglais, norvégien etc...