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Jane's Addiction › Ritual de lo habitual

cd • 9 titres • 51:40 min

  • 1Stop !
  • 2No One's Leaving
  • 3Ain't No Right
  • 4Obvious
  • 5Been Caught Stealing
  • 6Three Days
  • 7Then She Did...
  • 8Of Course
  • 9Classic Girl

enregistrement

Track record

line up

Eric A. (basse), Perry Farrell (chant), Dave Navarro (guitares), Stephen Perkins (batterie, percussion)

Musiciens additionnels : John Philip Shenale (cordes sur "Three days"), Charlie Bisharat (violons sur "Three days" et "Of course"), Geoff Stradling (piano sur "Three days"), Ronnie S. Champagne (basse sur "Of course")

remarques

chronique

Styles
rock
Styles personnels
alternatif

"En ce moment...Vous devriez être avec nous...Dans le même état que nous...Dans un état que vous apprécierez aussi...Et que vous ne connaîtrez plus jamais"..... Aaah, quand Perry Farrell prononce ces quelques paroles au moment où l'aiguille s'accroche au sillon de la face B, on sait, on sent, qu'on va être témoin de quelque chose d'exceptionnel. Mais chaques choses en son temps. Procédons par ordre : on signalera d'ailleurs que la face A, elle aussi, s'ouvre sur un petit speech, tenu cette fois par une hispanique qui semble bien connaître le groupe. "Ritual de lo Habitual" est d'un manichéisme primaire qui résume bien la condition humaine : son côté mâle, son côté femelle. Son côté mal, donc, et son côté bon. La première partie du disque, jusque "Been Caught Stealing" a des allures de cirque déluré. Ça pète et ça claque dans tous les sens avec une grande énergie. Jane's Addiction est un groupe de rock avant tout, et il le montre. On a beau être réfractaire à la voix particulière de Perry Farrell, on ne peut que s'incliner face à la maestria des arrangements qui ornent cette suite de titres. Mais alors, mais alors, que dire de la seconde partie du disque ? Une face B qui plonge, le groupe et l'auditeur, dans deux longs plan séquence de près ou plus de dix minutes et qui véhiculent une atmosphère incroyable, un lyrisme à fleur de peau, au volant d'une décapotable imaginaire sur une route illuminée qui borde les côtes californiennes à la fraîcheur du petit matin quand le soleil s'apprête à poindre le bout de son nez. "Three Days" et "Then She Did" sont ces deux titres, deux moments d'une beauté absolue, deux fragments d'éternité, qui transcendent le rock dans ce qu'il peut avoir de plus majestueux. Le groupe n'est pas en reste puisqu'il nous aidera à poursuivre le voyage en partageant la couche d'une caravane de gitans sur le formidable "Of Course", violon tzigane à l'appui, avant de conclure sur une touche romantique, "Classic Girl", l'instantané d'un regret inconsolable. Avec "Ritual de lo Habitual", son ultime album - dans tous les sens du terme - Jane's Addiction a, d'emblée, mis la barre très haut pour les dix années à venir.

note       Publiée le samedi 2 août 2003

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notes

Note moyenne        40 votes

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GrahamBondSwing › dimanche 26 avril 2020 - 22:45  message privé !

On a souvent comparé Jane's Addiction à Led Zeppelin, à raisons : musique haute en couleurs, aux influences multiples, jouée par des virtuoses… Mais la belle histoire fut relativement courte (si on ne compte pas les tentatives de come-back), peut-être étaient-ils là au mauvais moment, peut-être y-avait-il un peu trop de drogues en coulisses...

Note donnée au disque :       
Twilight › jeudi 5 mai 2016 - 20:17  message privé !  Twilight est en ligne !
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je vous chronique bientôt le groupe de deathrock de Perry Farrell..Tout est lié, les gars, tout !

Dioneo › jeudi 5 mai 2016 - 18:07  message privé !
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Argh, putain... Les synthés de The She Did... : je viens de les entendre comme jamais avant. L'impression que le Cure de Dinsintegration a débarqué dans mon début de rémission de brume de fut/vapeurs de punch au gingembre ; mais depuis une Californie de matin juste avant le moite plutôt que depuis la rosée froide de chez Robert ; et en mode "post-coïtum animal foncedé fatigué" (mais toujours amoureux) plutôt que sur le mode "manque de baise même quand y'a" (mais toujours amoureux). Enfin voilà, ce disque fait toujours un bien étrange, un peu paradoxale. C'pour ça que je l'aime, aussi.

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dariev stands › lundi 24 août 2015 - 21:43  message privé !
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Then She Did, musique de tout petit matin gris, ciel couvert, rues et chemins désert... Sommet absolu, tout comme Three Days. Tiens, je viens de voir qu'un des zicos additionnels s'appelle John Philip Shenale, ça fait presque "shemale", ce qui aurait été croustillant pour un tel album.

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Dioneo › lundi 24 août 2015 - 11:41  message privé !
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Bon... J'ai beau toujours préférer d'un poil Nohting's Shocking - question de, euh, "tonalité émotionnelle" qui me trouve encore plus... Il faut bien avouer qu'il est très très chouette, celui-là aussi. D'ailleurs un de ces rares groupes à propos de quoi on puisse lâcher ce genre d'expression - "tonalité émotionnelle" (ou simplement... émotion, en fait ?) - sans que ça sonne bizarre voire ridicule, à mon sens dans "l'indé" ou "l'alternatif" de cette époque là, et de ce coin. Parce que bon... Si "le grunge" chamboulera un peu tout ça, faut pas oublier que juste avant, c'était un peu une autre paire de manches, à ce moment là et là, ces questions de for intérieur qu'on laissait ou pas affleurer. (Ce qui fait que je maintiens : ces mecs à mon sens avaient fait ce pas là avant pas mal de monde... et je trouve ce lien là entre eux et "la génération d'après" - d'où peut-être bien la survenue du Lollapalooza, à l'initiative de Farrell, et même s'il semble bien que ça ait très vite tourné au cirque sans âme, cette affaire-ci). Bon, et bien évidemment, en effet : Three Days/Then She Did... Pas ça qui va me faire changer ce point de vue là. "Touché", ouais, comme disent les anglophones et AUSSI comme on dit par chez nous. She was unhappy just as you were (vous avez remarqué comme un prétérit peut tout changer, n'empêche... ?).

Et j'aime bien Of Course aussi, tiens, moi, avec sa violonade-roulotte.

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