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Danny L Harle › In My Dreams

  • 2014 • PC Music pc-s14 • 1 Téléchargement Web

téléchargement • 1 titre • 3:32 min

  • 1In My Dreams3:32

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line up

Danny L Harle, Raffy (chant)

remarques

chronique

Styles
electro
pop
house
Styles personnels
bubblegum-bass art-pop

Regardez-moi cette pochette, enfin cet artwork, c’est beau comme du ECM. Rien qu’à ça, on voit bien que le petit gars Danny Harle il n’est pas tout à fait comme les autres membres de PC Music, dont il fait parti depuis le début. Et même avant ça, son duo avec A.G. Cook sortait des machin de musique contemporaine sur Gamsonite, le label qui a précédé toute cette histoire. Musique contemporaine me direz-vous ? C’est que Harle a du bagage et même que ça s’entend un peu. Mais pour autant, pas de ça ici ! À l’image de ce single merveilleux, sa musique sera pop. Vraiment pop. Ce qui n’empêche pas le chiadage. Impossible d’oublier la première fois où sur ce fond de house rêveuse se fait entendre la petite voix féminine (toujours féminine dans la bubblegum-bass) de Raffy accompagnée de xylophone, faisant danser en rond une petite ritournelle de paroles aussi apparemment naïves que chargées d’une sorte d’ambivalence. Le diable étant dans les détails, ce qui rend le morceau aussi génial (dès fois faut lâcher le mot), ce sont sans doute ces harmonies vocales contradictoires qui font comme une diffraction sonore à partir de cette voix plutôt sucrée, dont il est impossible de savoir si elle exprime la joie ou la tristesse. Rêve-t-elle à un amour réel ou imaginaire, heureux ou malheureux ? Si le morceau est irrésistiblement mignon et solaire, encore une fois ces notes de xylophones apportent quelque chose d’estival, de baléarique dirait-on puisqu’on parle de sonorités house, il prend une tournure plus inattendu et grave rien qu’en jouant sur ces harmonies vocales juste à mi-chemin, avant de repartir sur un passage de talk-over quasi hip-hop ultra-minimal, qui dévoile aussi le caractère pas serein des petits mots tout simples, tout bêtes. « Not gonna be ok. », ça suffit, ça dit tout, pas besoin de faire de la littérature. L’effet est saisissant et fonctionne à merveille pour dérouter une tournerie électro-pop jusqu’à là imparable. Qui bien sûr reprend de plus belle alors que les synthés dessinent des figures de plus en plus complexes. Dans la dernière partie, les lignes de chants se chevauchent et c’est comme une version mini-pop de Reich, avec addition de claviers très jeux-vidéo (autre domaine que Harle a étudié de près) qui poussent le morceau dans ses derniers retranchements de kawaiiïtude tristounette. Comme disait l’autre, l’amour c’est gai l’amour c’est triste.

note       Publiée le samedi 11 avril 2020

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