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Orakle › Eclats

cd • 8 titres • 59:50 min

  • 1Solipse04:27
  • 2Incomplétude(s)07:49
  • 3Nihil incognitum05:32
  • 4Apophase04:42
  • 5Le sens de la terre10:00
  • 6Aux éclats06:48
  • 7Bouffon existentiel08:21
  • 8Humanisme vulgaire12:11

enregistrement

Enregistré au studio Henosis entre 2012 et 2014

line up

Frédéric A. Gervais (chant, guitares, basse, claviers), Étienne Gonin (guitares), Antoine "Ohm" Aubry (guitares), Pierre "Clevdh" Pethe (batterie), Emmanuel Rousseau (claviers)

Musiciens additionnels : Christophe Chambre (saxophone [7]), Yliann Houmad-Cailloux (chant [5])

remarques

chronique

Styles
metal
metal atmosphérique
metal extrême
black metal
progressif
Styles personnels
sophisticated black metal

Complexe.... Orakle n'a jamais fait dans la simplicité, c'est connu. Ils ont été biberonné aux sons d'Emperor et d'Arcturus, toujours avec cette particularité de chanter dans la langue de Molière. Cet "Eclats" est sorti en 2015, sept ans après l'énorme "Tourments & perdition". Cela fait donc 5 ans que je le possède et que je l'écoute régulièrement. Ce disque fait partie de ceux qui m'ont le plus fait peur. Oui, vraiment peur ! Ce disque, il faut l'apprivoiser, telle une bête féroce. Parce que c'est clair, les premières écoutes, c'est lui qui vous domine. Impossible de le cerner, de le comprendre, et même 5 ans plus tard, c'est dur. Là, je me lance. Je sais que je pourrais encore l'écouter des dizaine de fois pour essayer de comprendre encore plus, mais arrive un moment où il faut savoir s'arrêter, mettre son avis sur pause et dire ce qui ressort de ces grosso-modo 40 ou 50 écoutes. Orakle pousse le bouchon un cran plus loin, il se fait par moment majestueux et on le sent en pleine maitrise de son Art, modulant le chant clair limite parlé aux cris black metal. Et là, il faut être clair, ils vont diviser et perdre des auditeurs, parce qu'on sort du cadre du metal extrême alors qu'ils restent un groupe qui blaste et qui crie. Le syndrome du cul entre deux chaises n'est pas loin. Et les structures des morceaux... Pfiou... Alors oui, ils jouent à fond la carte du "sophisticated black metal", oui, l'influence d'Emperor et surtout d'Ihsahn, est prédominante avec toujours ce côté décalé à la Arcturus, mais là, c'est vraiment poussé à l'extrême. On a affaire ici à un album de metal progressif moderne qui lorgne vers le black metal. La production est elle aussi extrêmement moderne, froide, mécanique, claire, avec des arrangements super travaillés. On est loin d'un enregistrement amateur au rabais, loin de l'esprit originel du black metal, mais ça, j'ai bien compris que c'est un univers qu'ils ont quitté depuis longtemps, tout en gardant certains aspects de ce style. Le son est propre et léché. L'esthétique de l'artwork est lui aussi complètement en adéquation avec ces aspects, froid, tranchant, propre, lisse, acéré et majestueux. Orakle nous offre ici un album totalement réussi dans leur démarche. Le produit est impeccable. Je me sens par contre un peu perdu dans ce maelström de parties qui s'enchaînent et s'entrelacent et où les très bons moments sont noyés parmi tant d'autres, pas forcément mauvais, au contraire, mais la complexité inhérente à l'album rend son écoute vraiment très difficile. Là où je trouvais que dans sa complexité, "Tourments & perdition" gardait vraiment une limpidité permettant de s'y retrouver, là, le groupe va un peu trop loin pour moi. Pourtant, impossible de dire que l'album est ne serait-ce que moyen. Le travail créatif est impressionnant, on sent que le groupe a peaufiné à l'extrême l'écriture de ce nouvel album. Mais à mon niveau, ils sont allé un peu trop loin.

note       Publiée le dimanche 5 avril 2020

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microbe666 › jeudi 16 avril 2020 - 08:22  message privé !

Gros fan de cet album, suffisamment diversifié pour que j'y revienne régulièrement, et assez rare dans son genre. Le style pratiqué me semble un poil plus "ciblé" que ihsahn par exemple, et dans le genre, avec un son relativement proche, clair, sans abus de fuzz, ce qui donne un côté intimiste, y'a le dernier maïeutiste selon moi, et ces derniers font aussi des textes avec une touche "philosophique".. Là, les voix et les paroles m'ont plutôt déconcerté dans un premier temps par un côté comédie musicale chelou, et des thèmes assez désincarnés (solipse, volonté cosmique, vérité ou jsais pas quoi), un peu de paraboles ça m'aurait ptet aidé à entraver qque chose. Mais au final peu importe, c'est excellent, je me lasse pas (bien au-delà de la 40aine d'écoutes aussi), tous les instruments se font parfaitement leur place (chacun y va de sa ptite inventivité, ça jamme, ça ralentit ça s'énerve on voyage dans tout ça avec fluidité, une piste comme "aux éclats" est un très bon échantillon de l'ensemble). Vivement la suite !