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Psudoku › Planetarisk Psudoku

k7/cd/lp • 4 titres • 30:15 min

  • 1BOLTzmaN BRaiN 20995:39
  • 2NeURONaMO6:32
  • 3cWaRP-43:14
  • 4PsUDoPX.04624514:50

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré du 66712.5 au 66746.4 (dates stellaires ?) en Norvège par Anders Vaktdal.

line up

Steinar Kittilsen

Musiciens additionnels : Inge W. Breistein (saxophone sur BOLTZmanN BRainN 2099), Anders Hana (voix sur BOLTZmanN BRainN 2099), Wei Li (voix sur PsUDoPX.046245)

remarques

L’édition vinyle de 2014 est une coproduction 625 Thraschore/Crucificados Pelo Sistema/Nerve Altar.

chronique

Psudoku, deuxième lancement – Steinar Kittilsen/Captain Roger qui se fait sa petite NASA personnelle à la maison, se réembarque sur le vaisseau… GRIND. Encore cette idée à priori improbable mais tenue ferme – semer sur notre planète ces œufs d’un grindcore mutant, progressif, psyché, cosmique. Et le voilà qui change de vitesse, de braquet – apprend à ralentir, entre les passages speedés lumière, hyperespace. A vrai dire, on dirait que le mec réalise là le véritable potentiel de son machin – celui d’une musique vraiment cinglée, assez impossible pour réussir, s’emmener loin et ceux qu’elle chopera au passage avec. Space Grind (le premier album, sorti en 2011) envoyait dix-huit plages courtes, bourrées de tout, d’elles-mêmes, des images et musiques des astres, des sphères visitées, traversées sans s’arrêter jamais, sans ralentir un seul instant. Ce Planetarisk Psudoku n’aligne que quatre morceaux, dont un de près d’un quart d’heure, avec des blancs, des suspensions dans la mitraille, des inflexions et cabrioles dans les orbites. Le Captain avait dû s’en bouffer depuis longtemps, de l’exploration sidérale d’autres éons : du jazz-fusion, du prog bizarre ou pas, de la zeuhl consommée sous l’influence d’on ne sait pas trop (et le veut-on ?) quelle émanation, quelles radiations. Ça ressort, là : dans ce passage Magma-en-veste-à-patches/scaphandre-de-Major-descente-de-toms sur BOLTzmaN BRaiN 2099, cet autre sur cWaRP-4 ; dans ces claviers soul-jazz, jazzfunk post-Miles, post-Hancock, un peu partout (post Sun-Ra période funk électrique ?) ; dans ce sax en cris free qui vient de temps en temps imprimer ce truc VRAIMENT jazz en timbre, en ambiance, en façon de le prendre, pas seulement comme un tic ou une citation de punk, coreux, grindeux qui voudrait rigoler un coup, clin d’œil ; sauf que si, eh, rappelez-vous… Sauf que GRIND ! Donc : quand ça repart dans l’emballement, ça blaste, ça casse la mesure – et derrière, ces voix abruties qui repartent ! (URGH, le Retour), où l’on se rend compte que les gros E.T.-BD de Besson dans le Cinquième Élément, ou ceux de Men In Black, c’étaient en fait les mêmes que sur la pochette d’Attahk, du père Vander&Co., qui gardent l’espèce de portail ; où l’on constate entre hilarité, sainte horreur et puis finalement-pourquoi-pas, qu’ils se sont laissés pousser un mulet crust et jonglent entre kéta et speed et machins chimiques inédits normalement dans nos années-lumière (tout ça frelaté sûrement, coupé, à en juger leurs mines), avant de triper au micro, jouant en même temps des claviers en scréd’, hors-champ, de leurs appendices cachés, qui passent sous la combi. On m’aura compris, bref : le scénario fait des loopings, des flasbacks, des flashforward à quoi on ne comprend rien (il faut revoir le film un paquet de fois pour ça ; d’ailleurs le gars, sur son bandcamp, annonce que c’est sorti dans un peu moins de vingt ans, vu d’ici, en 2037) ; les costumes sont dingues, les décors incroyables, les couleurs violentent l’entendement ; mais ça prend, et pas qu’un peu ! C’est fun et là encore brillant – et bien moins « sans objet » que le précédent (pas que ça ait dérangé mais… là, encore une fois, on a l’impression que le gars dépasse vraiment le stade de la blague qui elle-même s’était dépassée, à s’acharner dessus, à tout pousser à fond). Étonnant bidule/capsule. J’entends que ça gronde, à l’allumage, ah… Allez, je m’y rembarque.

note       Publiée le vendredi 3 avril 2020

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