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The Stooges › The Stooges

  • 1987 • Elektra 7559-60667-2 • 1 CD

cd • 8 titres

  • 119694:05
  • 2I wanna be your dog3:10
  • 3We will fall10:15
  • 4No fun5:15
  • 5Real cool time2:29
  • 6Ann3:00
  • 7Not right2:49
  • 8Little doll3:21

enregistrement

Juin 1969.

line up

Dave Alexander (basse), Ron Asheton (guitare), Scott Asheton (batterie), Iggy Pop (chant)

Musiciens additionnels : John Cale (alto, cloche, piano)

remarques

chronique

Styles
rock

Il y avait les new-yorkais du Velvet Underground, de véritables intellos ceux-là. Et ne parlons pas des Doors, qui en plus sont de bons musiciens. Quant aux Rolling Stones, des putains de poseurs, oui. Heureusement, les Stooges arrivèrent en 1969 avec ce premier album, gerbant sur la face des rares auditeurs qu'ils avaient à l'époque les nouveaux canons du vrai rock, celui qui sent sous les bras, celui avec le chanteur qui se scarifie sur scène, pisse sur les premiers rangs du public ou lui jette du verre pilé à la figure, celui qui lance le cri primal de sa révolte en se foutant pas mal de faire de la "grande" musique. Alors qu'en cette belle année sont jetés les bases du rock progressif et que les seuls à pouvoir lui en remontrer dans les charts seront ces tarlouzes de glameux avec leurs paillettes et leurs costumes pas possibles, Iggy Pop et ses trois complices débarquent. Tout a été dit sur eux, sur l'influence directe et déterminante qu'ils exercèrent sur le punk, sur la vision noire et désenchantée qu'ils donnèrent de l'Amérique et du monde, eux qui se sortirent des quartiers industriels empuantis de Detroit, Michigan, ville semble-t-il dégueulasse, et pour cette raison source inépuisable d'inspiration, de même que la Grosse Pomme pour le Velvet. Et justement, John Cale, qui venait de s'en faire débarquer comme un malpropre par Lou Reed l'année précédente, ne va pas perdre son temps en produisant ce disque. Attention cependant, pas d'expérimentations hasardeuses ni de lissages malvenus. La trace tangible que l'altiste d'origine irlandaise laisse sur cet album, c'est "We will fall", dix minutes d'un mantra répétitif et halluciné qui offre une pause salvatrice, relent d'un psychédélisme du meilleur aloi encore en vigueur dans le rock américain en ces temps reculés. Mais pour le reste, c'est rythmique primaire, solos de guitares électriques qui strient la gueule, riffs qui tuent, chansons imparables construites sur trois accords, et Iggy en héraut cynique et féroce des dernières frasques du temps. Ce disque est brut, redoutable d'efficacité. Bien que l'influence des Stones se fasse encore sentir ici ou là, il pose les marques d'un style qui allait faire d'innombrables émules. "1969", "I wanna be your dog", "No fun"... autant d'hymnes bêtes et méchants qui donnent illico envie de retomber en adolescence, le temps des premières pulsions sexuelles et des rébellions irréfléchies et mortifères. Vive le rock.

note       Publiée le jeudi 29 décembre 2005

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notes

Note moyenne        42 votes

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Rastignac › mardi 19 mai 2020 - 15:34  message privé !
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Bouh!

avec tous ces commentaires je suis reparti pour un marathon mesuré de ces trois disques. "cause i'm loose"

Dioneo › mardi 19 mai 2020 - 15:19  message privé !
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(Je sais, je faisais usage de mon droit inaliénable à la mauvaise foi)

Rastignac › mardi 19 mai 2020 - 15:17  message privé !
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https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=19369

Dioneo › mardi 19 mai 2020 - 15:14  message privé !
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La quoi ?

Rastignac › mardi 19 mai 2020 - 14:51  message privé !
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les stooges ça me rend dingue, je peux pas dire du mal, cette envie juste de faire la gueule et de se défoncer et de casser des tronches, ça peut être contagieux, et sur chacun de leurs trois premiers albums (je compte pas la reformation, je peux pas)