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Scour › The Grey EP

cd 1 • 6 titres • 13:49 min

  • 1Dispatched02:43
  • 2Clot02:33
  • 3Crooked01:57
  • 4Codes02:16
  • 5Tactics01:50
  • 6Tear Gas02:30

line up

Phil Anselmo (Chant), John Jarvis (Basse), Jesse Schobel (Batterie, Chant), Chase Fraser (Guitares), Derek Engemann (Guitares)

remarques

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
brutal black-metal

Fan de metal extrême depuis toujours, Phil Anselmo n’avait jamais caché son admiration pour le black-metal (nordique en tête), passant au fil des années au sein de quelques projets dans le style, plus ou moins bien accompagné malgré la présence quasi-permanente de Killjoy à ses côtés. Hélas, ses diverses tentatives black pré-Scour auront toujours été, au mieux, anecdotiques (Christ Inversion), et au pire assez catastrophiques (Viking Crown) et jusque-là seul l’unique et glacial morceau d’Eibon, un groupe éphémère qui regroupait des membres de Satyricon, Darkthrone et Mayhem (ça aide !), avait marqué les esprits, au début des années 2000. Un autre projet (Amicuss) fut initié ensuite en compagnie de Casey Chaos, qui ne donna rien, puis le texan retourna vaquer à ses occupations habituelles, chez Down et Superjoint notamment, jusqu’à la sortie de ce premier EP de Scour courant 2016. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le fossé est énorme. Le groupe étant composé de musiciens issus de la scène death-grind US (Agoraphobic Nosebleed, Cattle Decapitation), Scour délivre sur ce «Grey EP » un black metal brutal et dissonant qui puise assez largement ses influences du côté des Dark Funeral ou Funeral Mist ... la ressemblance avec ce dernier étant accentuée par les hurlements très graves et agressifs de tonton Philou, en pleine forme et que l’on reconnait finalement assez bien vocalement. Il faut dire qu’il se démène le bougre, vu que derrière personne n’est venu faire de la figuration et que ça bourrine sévèrement, entre déluge de blasts et passages mid-tempos dévastateurs, qui ne s’arrêtent que le temps d’un interlude assez classique et faisant monter la tension avant un Tear Gas apocalyptique. Le son est d’ailleurs énorme pour le genre (on est loin de Viking Crown là) et le seul point négatif vient de la durée de l’ensemble, très court puisque aucun des 6 morceaux ne dépasse les 3 minutes, et qu’ils se terminent tous de manière assez abrupte, ce qui constitue peut-être la seule frustration sur cet EP qui semble avoir été pensé comme un bloc homogène de noirceur. Une vraie bonne surprise donc que cet EP passé plutôt inaperçu parmi les multiples projets du texan.

note       Publiée le samedi 28 mars 2020

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yog sothoth Envoyez un message privé àyog sothoth
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ah oui, Anaal nathrakh, c'était le 3e nom dans la liste mais j'essaie de me limiter sur le name-dropping dans les chros… et puis il n'y a pas ce coté "épique" des anglais

Note donnée au disque :       
microbe666 Envoyez un message privé àmicrobe666

(oui comme tu dis, et je crois que c'est en partie pour ça que j'avais trouvé ça pourri, j'y suis allé avec un a priori très négatif : c'était "anselmo fait le scandale donc ne peut pas être programmé en main", puis il revient par la fenêtre...histoire de bien montrer que le collectif "hellfestprovocsçasuffit" ne connait rien à rien et oublie de poursuivre le scandale.. ça pesait lourd sur l'affiche au final...).

dimegoat Envoyez un message privé àdimegoat

C'est surtout amusant de confier 40 minutes à un groupe qui n'a enregistré que 30 minutes de musique. Moi j'aime bien Scour: un groupe avec Adam Jarvis est digne de confiance. Et pour info, dans le What's in my bag consacré à Cattle Decapitation, Derek Engemann chante son amour pour le death/black suédois et Dark Funeral en particulier.

microbe666 Envoyez un message privé àmicrobe666

hé ben félicitations pour cette 100ème. Moi c'était tout comme nicko, hellfest 2017, j'avais trouvé ça pourri (mais j'étais particulièrement rincé de la veille...). J'ai été surpris de la chro, et du coup après écoute de l'EP en question moi ça m'évoque plutôt anaal nathrakh spontanément. Mais c'est vrai que c'est pas dégueu (suis-je trop influençable ?), mais j'ai pas trop pensé à un bout de scène suédoise. Le live 2017 est dispo sur youtube, et en fait c'est là aussi pas si horrible que ça à la ré-écoute ! Par contre je me suis bien souvenu de ce qui m'avait fait sortir de moi : faut vraiment arrêter de parler entre les morceaux. Quand on te file une scène 40 minutes tu joues 40 minutes tant qu'à faire. Sinon tu viens le matin à 10H.

yog sothoth Envoyez un message privé àyog sothoth
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ah oui, alors pour être précis, je trouve que ça prend chez Funeral mist cette manière de faire tourner un gimmick "punchy" à plusieurs reprises dans un titre (c'est la seule chose que j'apprécie dans ce groupe, en fait) - voilà, sinon c'était ma 100e chro, en espérant ne pas être à 200 à la fin avril !

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