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The Flesh Eaters › A minute to pray, a second to die

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Membre Note Date
Twilight      vendredi 20 mars 2020 - 23:08
merci pour le fusil...      samedi 21 mars 2020 - 16:40

cd • 8 titres

  • 1Digging my grave
  • 2Pray til you sweat
  • 3River of fever
  • 4Satan's stomp (live)
  • 5See you in the boneyrad
  • 6So long
  • 7Cyrano De Bergerac's back
  • 8Divine horsemen

extraits vidéo

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enregistrement

Rhapsody Studios, USA.

line up

Chris D. (chant), John Doe (basse), Bill Bateman (batterie), Dave Alvin (guitare), Steve Berlin (saxophone, percussions)

remarques

chronique

Comment puer les marécages à ce point quand on vient de L.A. ? Est-ce le bouillon de culture symbolisé par ces neuf lettres décrépies trônant sur leurs collines sèches ? De toute manière, leur musique a toujours représenté une forme de mystère…Toute la symbolique deathrock ou du moins horreur punk sans avoir réellement appartenu au mouvement (quoique, spirituellement, si), rien de la froideur du post punk non plus, pas complètement rock’n’roll pur…Picorant dans le vaudou, les films noirs, le blues des Bayous, le punk urbain et je ne sais quoi encore, le (super) groupe (y a du X, Los Lobos dedans) pratique une musique aisément définissable à première vue, nettement moins dès la seconde. Une voix torturée, possédée, à la rocaille bluesy genre grand frère bâtard de Jeffrey Lee Pierce, un jeu de guitare qui revisite aussi bien le rock 60’s que le garage, sans oublier quelques miettes de deathrock, une rythmique tribale, pas forcément agressive mais impeccable et omniprésente, sans oublier un saxophone grinçant, bizarre, comme une soucoupe volante crée par Ed Wood et c’est juste grandiose. Moins panaché que le disque précédent, peut-être plus cohérent dans son climat général mais tout aussi barré, irrésistible, insaisissable, ‘A minute to pray, a second to die’ confirme non seulement les espoirs placés dans le groupe mais aussi son talent et sa singularité. La mélodie sied bien à la folie de nos Américains et cette galette en regorge. ‘Cyrano De Bergerac’s back’ et sa trompeuse intro calypso, un ‘Divine horsmen’ au groove gothique, ‘Satan’s stomp’ vaudou à souhait avec sa rythmique tribale aux inspirations africaines et son saxo dément, la frénésie punkabilly de ‘See you in the boneyard’, il n’y rien à jeter, sans oublier un Chris D. jamais aussi bien inspiré derrière son micro. Un disque qui aurait mérité une carrière moins underground car il détient tous les ingrédients d’un classique au même titre qu’un disque des Stooges ou des Cramps.

note       Publiée le vendredi 20 mars 2020

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Twilight › samedi 21 mars 2020 - 22:14  message privé !
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Beefheart ? Pas con, voilà le truc sur lequel je ne parvenais pas à mettre le doigt...

Note donnée au disque :       
jacques d. › samedi 21 mars 2020 - 15:54  message privé !

Un disque, en effet, totalement sous estimé voire totalement passé inaperçu (inécouté ?), ce qui est pour le moins surprenant tant l'époque avait pour tic marketing de plébisciter la moindre merde pondue par le premier quarteron de gnafrons ayant déchiré les genoux de ses falzars. Mais aussi, ici, des compositions moins "faciles" qu'il n'y paraît, des arythmies, des phrasés beefheartiens, un mélange des genres, pardi, de genres qui ne se mélangeaient pas tant que ça d'ailleurs en ces années là et en dépit d'une coolitude punk affichée de façon ostentatoire. Un sacré disque, un truc à part dans la discographie (par ailleurs plus qu'inégale) des Flesh Eaters et, au fond, tant mieux s'il le reste... à part !.