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The Condo Fucks › Fuckbook

  • 2009 - Matador, OLE 853-1 (1 vinyle)
  • 2009 - Matador, OLE 853-2 (1 cd)

cd | 11 titres | 30:59 min

  • 1 Watcha Gonna Do About It [reprise des Small Faces] [2:29]
  • 2 Accident [rerpise de The Electric Eels] [2:19]
  • 3 This Is Whare I Belong [reprise des Kinks] [2:45]
  • 4 Shut Down [reprise des Beach Boys] [1:48]
  • 5 Sut Down Part 2 [reprise des Beach Boys] [2:09]
  • 6 With a Girl Like You [reprise des Troggs] [2:36]
  • 7 The Kid With the Replacable Head [reprise de Richard Hell & the Voidoids] [2:21]
  • 8 Dog Meat [reprise des Flamin Groovies] [4:07]
  • 9 So Easy Baby [reprise de The Fezmen] [3:09]
  • 10 Come On Up [reprise des Rascals] [2:53]
  • 11 Gudbuy T’Jane [reprise de Slade] [4:15]

enregistrement

Enregistré de 3h à 3h55 à Hoboken, USA, le 26 mars 2008, sauf Shutdown Part 2, enregistré le 24 mars. Produit par Robert « Mutt » Lange. Mixé par Bob Clearmountain. Masterisé par Greg Calbi au studio Sterling Sound.

line up

James Mcnew (basse)

remarques

Photos par Jay Lajoie et Bryna Bruchman. « This is not the new Yo La Tengo album ».

chronique

La blague… ? Une bonne, alors ! Tout l’annonce : les noms des musiciens (Georgia Condo, Kid Condo – oh oh oh – et… James McNew – même pas caché, lui). La douteuse lettre de remerciement d’un homme politique pour le soutien apporté à sa campagne, au verso du boîtier. La discographie au dos du livret – pastiche de la pochette de Clash City Rockers inclus, et sur chaque disque proposé, une reprise de… Kate Bush. Et puis dès le recto, en fait. Le titre qui parodie celui de leur Fakebook de 1990, et ce sticker qui clame « This is not the new Yo La Tengo album ». Et… Ben tiens : si c’était vrai, au fond. D'accord, ce groupe – The Condo Fucks – est inventé de toute pièce. Et le disque semble bien une réponse, presque vingt ans après, audit Fakebook. Même parti-pris de donner des reprises (cette fois sans auto-reprises… normal ! Puisque « c’est pas Yo La Tengo » ?). Mais approche sonore, comment dire, bien plus… SALE. Même pas salopée mais délibérément brute et lo-fi. Un disque qui dure grosso modo la moitié du temps qu’aurait pris l’enregistrement. Des machins garages, mods, plus ou moins obscurs (les Small Faces et les Kinks mais aussi les Fezmen, inconnus au bataillon pour moi, jusque-là). Du punk post ou pré (Richard Hell), du Troggs, du Beach Boys. De la powerpop (les Flamin’ Groovies – qui sonnent là comme du Dr Feelgood en plus crade niveau son, voire du MC5 période Back In the USA… c’est à dire comme du rock pas sophistiqué mais coupé impec, quoi). Et puis même du… Glam à barbes et rouflaquettes ! (Slade… Je dois dire que je ne m’y attendais pas, celle-là). Très peu de mixage, si j’en crois mon oreille – à la rigueur quelques ajustements de niveaux mais sûrement pas plus. En effet, à proprement parler : ça ne sonne PAS comme un nouveau Yo La Tengo. Comme un coup d’air frais qu’ils se permettent, plutôt – comme au temps des répètes dans la cave et des nuits blanches à poncer les vinyles défoncés. Et dedieu… Que ça fait du bien ! Une sorte de reset avant de passe encore à autre chose – entre un I Am Not Not Afraid of You and I Will Beat Your Ass très bon mais qui pouvait d’abord sonner un peu compendium ; d’ailleurs vous avez remarqué : même les longueurs des titres font un sacré contraste ; une compile de bande-son pour des films, enregistrés les années d’avant ; et… Et celui à venir – dont on reparlera ! Parce qu’il y aura de quoi – et je gage que celui-là, avec son souffle genre bourrasque qui fout le bordel dans la paperasse voir l’égaille par la fenêtre grande ouverte, n’y aura pas été pour rien. En attendant, il se tient bien de lui-même – bien râpeux et d’un bloc, bref à souhait, la prise de terre dangereusement bricolée (coucou Keith Relf… même si c’est ailleurs et avec d’autres, qu’ils jouent le Yardbirds). Étincelles, du coup. Envie de la saisir connement à pleine main, la prise. KKKKKRRRRRRK. Déjà fini. Sur Slade donc – la bise à la D’Jane. Enregistré entre 3h et 3h55 à Hoboken (chez eux… à la maison pour de bon ?), qu’ils disent. Ils ne précisent pas : de l’aprèm’ ou du matin. « Un grand jour arrivent », chantaient-ils ailleurs. (Sur Painful – deux fois, début et fin de l’album – en 1993… Un de leur plus beau, celui-là, si on me demande). Je ne sais pas si j’y croyais encore. Une poignée de mois plus tard, j’avais bien dû admettre. (Et je ne dis pas que je m’en était plaint !)

note       Publiée le jeudi 19 mars 2020

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