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Hüsker Dü › Land Speed Record

lp/cd • 17 titres • 26:30 min

  • 1All Tensed Up2:00
  • 2Don’t Try to Call1:30
  • 3I’m Not Interrested1:30
  • 4Guns at My School0:56
  • 5Push the Button1:52
  • 6Gillian’s Island1:12
  • 7MTC1:17
  • 8Don’t Have a Life2:07
  • 9Bricklayer0:51
  • 10Tired of Doing Things0:58
  • 11You’re Naive0:53
  • 12Strange Week0:54
  • 13Do the Bee1:48
  • 14Big Sky0:59
  • 15Ultracore0:47
  • 16Let’s Go Die1:26
  • 17Data Control5:25

enregistrement

Enregistré live au 7th Street Entry (Minneapolis) le 15 août 1981 par Hüsker Dü et Steve Fjelstad. Mixé par Steve Flestad assisté de Doug Remley, Terry Katzman et Wayne B. Case aux Balckberry Ways Studios. Produit par Bob Mould, Grant HGart et Greg Norton.

line up

Grant Hart (batterie, voix), Bob Mould (guitare, voix), Greg Norton (basse, voix)

remarques

Pochette par Fake Name Graphx (Grant Hart).

chronique

Pas là pour rigoler ! Tout a été dit sur cet album – souvent, et comme toujours, avec les trucs « cultes » ou « légendaires » : pas forcément par ceux qui l’ont écouté autrement que « pour vérifier »…

Qu’il serait inaudible – et c’est FAUX ! Il crache, c’est sûr. De partout. Un putain d’album live punk et HARDCORE. C’est à dire que OUI : tout est dans le rouge. Mais parce que c’est l’idée. Parce que les mecs jouent vite et fort au point de donner parfois l’impression de courir après eux-mêmes pour ne pas se semer. Pas le temps d’autre chose. Il faut tout à dire sans s’arrêter – l’obstacle on ne s’y accroche pas. On balance. Dur. Dru. Ça sonnera autrement plus tard, ailleurs, bientôt – une fois délesté, on passe à autre chose.

Que les mélodies planquées dans le boucan seraient aussi perçantes que lui – et ça, en revanche, c’est audible. A peine à tendre l’oreille (et puis oh… après des années, des décennies de black metal enregistré sur des magnétos ¼ de piste, de démos crust et autres escapades bellow-zero-fi, on devrait l’avoir faite à ça, non, ladite oreille, par ici ?). Comme est audible aussi le fameux bond accompli par les gars en terme de jeu, en plus de l’écriture, entre les tous débuts – le single Statues, les démos et live antérieurs plus tard collectés sur le coffret Savage You Dü… – et ce premier débourrage longue durée (enfin… c’est relatif hein : vingt-six minutes trente pour dix-sept morceaux – dont un seul qui s'étend sur cinq minutes... On voit ce qui reste à chacun des autres). C’est méchamment dense oui – tendu, crispé, plein de notes qui trouvent la dissonance bien grinçante, pour masquer le chantant du truc, et le lyrisme cramé par la saturation. C’est curieusement varié, aussi – là encore à l'encontre de raid entièrement rectiligne. Entre les trucs délibérément tordus, donc, laminés, et les presque-pop-songs jouées trois fois trop vite (Do the Bee… sans oublier le dard, alors ; paraît que lesdits hyménoptères s’arrachent les tripes avec, quand ça nous reste dans les chairs ; les trois mecs, là, continuent eux de filer, en tout cas), parce que « punk un jour… ».

Punk ailleurs le soir d’après, en fait. Pas le temps pour le toujours. Déjà dans le van, repartis plein gaz. « Record de vitesse au sol ». Ça aussi, on l’a souvent traduit/souligné. Et c’était vrai sans doute, alors (et sidérant semble-t-il pour l’auditoire). Et ça reste saisissant, quasi quarante ans passés, à quel point ça trace. Mais les types du groupe donnent une autre explication, aussi – pas incompatible, d’ailleurs, plutôt comme une précision. Il faudrait le scinder, ce titre, en ses trois termes : land/speed/record. Comme un résumé – expéditif et entier autant que le disque lui-même – de l’opération. Du terrain bouffé (LAND ; le concert rendu ayant conclu une tournée aller-retour tenant à la fois du blitz et du marathon, à l’ancienne, avec souvent deux sets le même soir dans la même ville) ; du SPEED avalé (au même tempo que l’asphalte ; Mould/Hart/Norton n’ont jamais caché s'en être enquillé à la fréquence vertige, à cette période) ; et puis au bout : BOUM, un enregistrement, pour marquer le coup. (RECORD, donc). Pour conclure, disais-je – quand on a dégainé ça, pas trop la peine, pas trop possible de réitérer. Ça finit d’ailleurs sur un machin plus lent, un poil, et plus long donc – et qui sonne foutrement lourd après la logorrhée de sprints enchaînés avant, et bien sale, comme pour nous dire de ne pas nous habituer (Data Control… pas encore du Flipper question débit mais le mauvais cœur y est – le faux abattement aussi, en passant, même si ça prend une autre forme, une nuance moins gluante).

Et eux ? Repartis. Prêts. A passer en studio, y envoyer du tout aussi consistant. Ah ! Et les cercueils emballés dans le drapeau, sur la pochette, de retour du Vietnam, vous me direz ? Eh bien… C’en étaient d’autres, pas eux, analogie ou pas (tournée/guerre, larsens/napalm, batterie/tirs de batterie etc. ; j’en passe et des Manœuvre). Eux ? Bien vivants, merci pour les familles. Et pour ceux qui étaient là, quand ça jouait. Ils ont l’air bien réjouis, tiens, de se ramasser ça de plein fouet, les quelques secondes avant que quelqu’un ne coupe le défilement de la bande.

note       Publiée le lundi 16 mars 2020

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Dioneo › dimanche 6 décembre 2020 - 21:33 Envoyez un message privé àDioneo
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Ouep... Je me le suis justement réécouté y'a quelques jours, ben ça tabasse toujours autant. (Et je le trouve toujours comparable à pas grand chose - même parmi les autres "sommets", oui, pas que ça les "dépasserait" tous mais parce que leur approche est déjà bien personnelle, aux gars).

Note donnée au disque :       
zappymax › dimanche 6 décembre 2020 - 19:36 Envoyez un message privé àzappymax

Une sorte de quintessence du hardcore US de la période ? ... Pas la seule mais ... ouais, quand même. Boules : 5++

Dioneo › samedi 23 mai 2020 - 14:04 Envoyez un message privé àDioneo
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(Ah ah ! Le foot, le catch ET les matches d'impro quant à l'art de la grimace expressive de la souffrance extrême, oui...).

Et sinon oui, l'inspiration, je ne nie pas, hein, ni les points communs que tu cites. Ce qui me déranges, en fait, c'est que souvent, à force de parler de ce côté "influent" des Düdü sur les Pixies, et de souligner lesdits points communs, on a souvent l'impression dans ce discours/l'histoire que ça raconte, qu'Hüsker Dü auraient été "une version des Pixies dans le contexte de quelques année avant, et en pas encore abouti", limite un côté brouillon => version définitive. (Je sais que tu ne penses pas ça du tout hein, c'es l'effet que me font en général les chapitres de dicos ou articles de "crock critic" où les gars de Minneapolis sont évoqués, plutôt, en référence donc aux gars et à la meuf de Boston - la ville, pas le groupe... Les Pixies, quoi, donc).

Et aussi, j'avoue que pour moi la différence de son justement, joue beaucoup dans la perception "c'est quand-même différent" que j'ai toujours eue des deux groupes - sachant donc que j'ai écouté les Pixies bien avant de me mettre à Hüsker Dü. (Surtout sur la période dont on cause là - celle de Land Speed Record, je veux dire - où le groupe d'ailleurs ne "simplifiait" pas encore le hardcore, comme tu le dis - et c'est très juste concernant la période suivante, hein, dès certains morceaux d'Everything Falls Apart et encore plus à partir de New Day Rising... Zen Arcade est encore dans un autre équilibre/déséquilibre foisonnant que tout le reste, pour moi, à part sur cet aspect là aussi).

Note donnée au disque :       
(N°6) › samedi 23 mai 2020 - 13:55 Envoyez un message privé à(N°6)
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@dariev : sors pas, t'as tellement raison (pour l'infinitésimal que je connais du foot, que je peux pas encaisser pour multiples raisons).

dariev stands › samedi 23 mai 2020 - 13:48 Envoyez un message privé àdariev stands
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Il y a quand même une sérieuse louche d'inspiration directe de Hüsker Dü vers les Pixies (c'est même l'une de leurs rares influences avérées et connues, auxquelles je rajouterai perso Scratch Acid et Violent Femmes), et pas seulement à cause de l'anecdote de la petite annonce. Le mélange hardcore pop ultra simplifié (pas comme chez Hard Ons,Samiam ou que sais-je), certaines mélodies enfantines comme River Euphrates sur Surfer Rosa,voire Alison, le chant parfois tout en gorge, le côté léger et iconoclaste des guitares , avec toujours un son ovniesque... Et puis la no-dégaine des 2 groupes et des deux frontman. Incidemment, j'ai l'impression que Mould et Black Francis avaient tendance à se rejoindre vers91 en ayant adopté un son plus lourd et "nevermindesque" pour Sugar pour l'un et Trompe Le Monde pour l'autre. Même si bien entendu, il reste des différences majeures, l'un étant échevelé et écorché vif, l'autre bien produit et parfois limite art-pop dans son éclectisme. Et puis euh, Kim. Sinon, le foot et le catch c'est pas deux disciplines qui fusionnent à chaque fois que les italiens jouent ? (je sors)