Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesEElectric Wizard › Supercoven

Electric Wizard › Supercoven

cd • 2 titres • 31:51 min

  • 1Supercoven13:13
  • 2Burn Out18:38

enregistrement

Enregistré à Knighton Heath Colleage , février 1998. Produit et mixé par Rolf Startin, Jamie King et Jus Oborn.

line up

Tim Bagshaw (basse), Mark Greening (batterie), Jus Oborn (guitare, voix)

remarques

Sorti en vinyle et cd. Réédité en cd en 99-2000 (Southern Lord). La réédition de 2000 comporte deux morceaux bonus, Wizard of Gore, et une version live du morceau "Electric Wizard". Illustration par T. Bagshaw.

chronique

Styles
metal extrême
doom metal
rock
psychédélique
stoner
Styles personnels
calme toi, fixe le plafond, merde pas tr

Comment se fait-il que cet EP ne soit pas répertorié ici ? L'artiste est déjà présent. Le style aussi. Les protagonistes font partie de la génération des rédacteurs ; ils ont pu dans cette belle Europa humer à l'unisson la dégénérescence d'un kitsch assumé, celui de ces années ultra consommatrices euromarché la fouarfouille. Maintenant ils ont sur les bras tout le "vintage" d'hier dont ils ne savent plus quoi faire (j'aime ou j'aime pas ?), et ils pleurent ! Regardez les chaises en formica comme elles vieillissent mal : les boulons rouillent. La sciure compensée s'humidifie. Les languettes se décollent et plus rien n'est comme avant donc on jette ! Electric Wizard lui, recycle. Electric Recycleur le doomeux car ce groupe est en prime un des meilleurs "jam band" dans le genre, il sait assez bien jouer sa musique pour la faire se répéter, varier pendant des heures, jusqu'à vomir le sourire aux lèvres. Alors si en plus, comme c'est le cas sur les deux morceaux présentés dans cet avant goût de "Dopethrone", sentant encore bien fort les pieds de "Come my Fanatics", si en plus de ce support à mélange de drogues l'extase est travaillée comme un onaniste se tire le bout jusqu'à plus soif, on a là ce qui fait la quintessence de ce groupe. Le kif. L'hypnose. La transe + la régularité (de la batterie, de la guitare, de la basse), jusqu'à fusion de tous les éléments dans un tourbillon nauséeux. La bave qui roule sur le bord des lèvres jusqu'à trop en faire, deux morceaux, des hurlements, des roulements de toms, beaucoup d'effets sur les guitares, un étalage de connaissances des effets écrits et décrits avec des divinités lovecraftiennes qui trainent. Des restes de vieilles bobines qui défilent dans une salle de cinéma vidée, seule trois zombies fatigués qui trainent comme des hippies mal famés, téléportés l'année de la "coupeuh du mondeuh". "You Make it Easy". Laissez-donc juste votre nuque jouer toute seule, laissez donc vos narines palpiter ; si le bad pointe son nez, vous ferez comme si vous retrouviez un vieil ami que vous aviez perdu de vue. Allez, vous en ferez peut-être même un autel, et vous fabriquerez peut-être un groupe à sa gloire ! "Supercoven", si par malheur vous n'êtes que spectateur, quand on l'a épousé en concert vous rendra encore plus accro à cette ritournelle d'une simplicité enfantine. Des sorciers enfants, s'amusant avec de l'acide, au vu de tous ! Tu les engueules, ils te font des doigts et te balancent des canettes à la gueule vieux.

note       Publiée le dimanche 8 mars 2020

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Supercoven".

notes

Note moyenne        6 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Supercoven".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Supercoven".

Rikkit › jeudi 25 juin 2020 - 10:25  message privé !

Je pense que ce genre de trucs bien ancré dans les 90’s vieillissent bien mieux que la ribambelle de groupes Stoner pur et dur ou Doom revival qu’on a eu ces dix dernières années et qui tournent en rond sa mère. Le Wizard y avait une patte, une esthétique bien à eux et une manière de faire que personne n’a jamais réussi à synthètiser à nouveau, surtout sur les premiers.

Note donnée au disque :       
saïmone › vendredi 13 mars 2020 - 11:23  message privé !
avatar

ça vieillit super mal, quand même

Klarinetthor › dimanche 8 mars 2020 - 14:29  message privé !

Il douille un peu celui-ci, vivement une rééd.

Note donnée au disque :