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The Fall › [Austurbæjarbíó] - Reykjavík Live 1983

cd • 10 titres

  • 1Tempo house
  • 2The classical
  • 3Eat y'self fitter
  • 4Hexen definitive
  • 5I feel voxish
  • 6The man whose head expanded
  • 7garden
  • 8Kicker conspiracy
  • 9Look, know
  • 10Backdrop

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré live à Reykjavik, Islande, le 6 mai 1983.

line up

Karl Burns (batterie), Paul Hanley (batterie), Steve Hanley (basse), Craig Scanlon (guitare), Mark E. Smith (chant)

remarques

chronique

Styles
post punk

The Stranglers, The Clash, CRASS, The Fall…Point commun ? Avoir joué à Reykjavik. Ces derniers n’existent que depuis six ans mais alignent déjà près de dix albums au compteur (au rythme de deux par ans minimum depuis 1979) lorsqu’ils débarquent en Islande…The Fall d’alors sont l’expression de ce que Mark E.Smith veut: expérimentaux (son goût pour Can, Faust et autres), abrasifs… L’influence de Brix Smith n’a pas encore marqué le son du groupe. Cette dernière est d’ailleurs absente ce soir-là bien que le dernier disque en date, ‘Perverted by language’ auquel elle a déjà participé, soit représenté par quatre morceaux. ‘Good evening, we are The Fall’, Mark E.Smith ne se montrera pas plus loquace avec le public tout au long d’un set pas des plus évidents à se farcir pour qui ne serait familier de l’univers des Mancuniens. Les titres sont longs, huit à neuf minutes en moyenne, pour une musique ultra répétitive, hypnotique, menée par les deux batteries et la basse, sur des tempi jamais trop rapides. Le reste, ce sont les sonorités corrosives de la guitare toujours aux limites de la dissonance qui l’assurent. Et bien sûr, la voix désagréable, fausse, parfois marquée d’aigus lorsqu’il monte trop haut dans sa drôle de récitation de Mark E. Smith. Le son est très bon, nécessaire précaution, qui permet de plus de profiter pleinement des jeux complémentaires des deux batteries…Pour qui aime The Fall, cette énumération d’éléments pas toujours sexy conduisent à ce que personnellement j’apprécie dans ce projet, la pénétration dans une drôle de bulle, pas forcément confortable, mais une bulle quand même, une forme de sécurité agitée hors du temps. ‘[Austurbæjarbíó]’ dégage pleinement ce sentiment, d’autant que les musiciens enchaînent les compos avec talent, ne perdant pas de temps en échanges avec le public. Cette prestation, comme toutes celles réussies de The Fall, dégage comme une forme de schéma hypnotique un peu grinçant au départ mais finalement plus coulant qu’il n’y paraissait. Pour en profiter pleinement, il me semble nécessaire de l’écouter comme un tout tant chaque chanson sonne comme une pièce d’un même puzzle. Après un ‘Backdrop final’ de plus en plus bruyant, torsionné, niveau guitare, point d’apothéose, le concert s’achève sur un mini rire dément de Mark E. Smith. Rideau. Le public est content. C’est tout. Chez The Fall, on n’est pas des champions des effusions.

note       Publiée le vendredi 6 mars 2020

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