Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesZJohn Zorn › Enigmata

John Zorn › Enigmata

  • 2011 • Tzadik TZ 7391 • 1 CD digipack

cd • 12 titres • 43:41 min

  • 1Enigmata one03:07
  • 2Enigmata two03:36
  • 3Enigmata three04:24
  • 4Enigmata four03:18
  • 5Enigmata five02:56
  • 6Enigmata six04:42
  • 7Enigmata seven04:06
  • 8Enigmata eight04:31
  • 9Enigmata nine04:31
  • 10Enigmata ten03:20
  • 11Enigmata eleven02:19
  • 12Enigmata twelve02:44

enregistrement

Enregistré en mars 2010

line up

Trevor Dunn (basse), Marc Ribot (guitare)

remarques

chronique

Styles
musique improvisée
ovni inclassable
Styles personnels
?

Voilà un album de Zorn particulièrement opaque et... énigmatique ! On a droit à 12 morceaux de guitare et basse mélangeant impros et compos avec les complices de toujours du New-Yorkais, Marc Ribot et Trevor Dunn. Et là, c'est vraiment dur ! Ne cherchez pas ici une once de mélodie, de riffs, de structure prédéfinie (encore moins binaire) quoi que quelques loops sont disséminées de ci de là. Non, vraiment, ici, Zorn s'est appliqué à sortir des sentiers battus, à décontenancer l'auditeur. Parce que là, vraiment, à l'écoute de ce disque, on se dit plus d'une fois "Nan, mais là, y'a rien, c'est vide, c'est juste du bruit avec une guitare et une basse qui ne jouent même pas ensemble !". Oui, Zorn fait bien chier ici. Il va aux limites du concept de musicalité. On distingue peu la différence entre compos et impros, elles se mélangent dans un maelström de sonorités par moment irritantes. La guitare est presqu'entièrement dans le grésillement aiguë bien strident alors qu'au contraire la basse garde un son plutôt rond et quasi-mélodieux. Et c'est compliqué à suivre, il brouille les pistes, parfois on croit à un bout d'infuence rock ou bien jazz ou musique concrète, mais il prend un malin plaisir à surtout NE PAS entrer dans un schéma, dans une case où on voudrait le mettre. On est ici dans la plus pure recherche musicale totale, sans limites ni garde fou, pas ou peu de véritables rythmes, peu de structures qui se répètent. On navigue en eaux troubles pendant les 45 minutes de l'album. Ce n'est même pas complètement inaudible ou exaspérant, simplement, cela questionne sur ce qu'on attend de la musique, d'un album, de ce qu'est la musique, du pourquoi on écoute des albums, le sens de tout cela. "Enigmata" fait clairement parti des albums les plus difficiles d'accès de Zorn et est destiné aux auditeurs les plus acharnés de ses fans !

note       Publiée le mardi 11 février 2020

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Enigmata".

notes

Note moyenne        1 vote

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Enigmata".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Enigmata".

Cinabre › mercredi 19 février 2020 - 15:50  message privé !

Très Beefheart comme disque en fait.

(N°6) › mardi 11 février 2020 - 21:21  message privé !
avatar

Ah tiens c'est drôle j'étais sur le point de chroniquer le suivant de la série, mais sous forme de trio avec le batteur Tyshawn Sorey, Valentine's Day. Et si là aussi on est clairement dans le versant le plus abrupt de l'art de Zorn, y a vraiment plein de choses sur lesquelles s'accrocher (ça groove même parfois, enfin j'entends bien groove au sens Dunn/Ribot jouant du Zorn le plus destructuré !). Mais je doute pas que l'ajout du batteur rende la chose moins impénétrable. Le volume de Book of Angels de Ribot solo est lui aussi vraiment hardcore, donc j'imagine bien à quoi ça peut ressembler avec seulement Dunn en plus. En tout cas malgré ta note, la chro (et le fait de connaitre la suite) fait que je suis tout de même intéressé par ce volume.