Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesBBestia Arcana › To Anabainon ek tes Abyssu

Bestia Arcana › To Anabainon ek tes Abyssu

cd | 5 titres | 39:50 min

  • 1 Cup of Babylon [08:32]
  • 2 The Poison of Manasseh [04:42]
  • 3 The Pit of Sheh-ohl [08:43]
  • 4 Feverwind [07:21]
  • 5 Shepherd of Perdition [10:32]

extraits vidéo

  • Il y a des extraits vidéo pour ce disque. Vous devez être membre pour les télécharger : devenez membre.

enregistrement

Enregistré à Enharmonic, Colorado Springs, Etats-Unis. Mixé et masterisé par Dave Otero, Flatline Audio, Denver, Etats-Unis.

line up

Naas Alcameth, Nox Corvus, K.

remarques

Sorti en cd en 2011 (Daemon Worship Productions). Réédité en cassette en 2012 (Silcharde Records). Rééd. vinyle en 2014 (Osmose Productions). Rééd. CD en 2018 (Debemur Morti). Disponible depuis sur bandcamp.
Illustration par Worthless.

chronique

Il faut, quand on écrit sur de la musique ténébreuse garder les yeux fixés sur quelque chose qui peut nous dépasser, nous engloutir, et l'on se tient là comme des témoins de la violence, au bord du précipice, à voir s'élever toute cette négativité, souvent très bien mise en scène. On mouille le maillot pour vous ; on rigole devant les abysses ou bien on fronce le sourcil gauche, et on écrit, même si on sent que l'on va passer un sale quart d'heure, ici encore mâtiné de black metal sauvage et de dark ambient forcément glauque et envoutante. Bon, on peut aussi vivre de sales moments parce que c'est mauvais, on est déçu et qu'il faut bien vérifier qu'on n'a rien à en dire ; ce n'est pas le cas ici. C'est bon, mais c'est un tantinet terrible, parce que ça remue beaucoup trop, que ça invoque clairement des entités qui ne sont pas là pour vous faire du bien, qui peuvent remettre en cause certaines loyautés que vous pensez avoir envers des principes, des orientations. Bestia Arcana fait partie de cette division qui affirme être là pour faire du mal ou au moins désorienter, et ça se ressent dans quelques commentaires que j'ai pu lire du type "cet album, il vous prend, et vous englue dans un cauchemar sans fin. J'adore !". Le black / death dit occultiste peut donc attirer les plus masochistes ; ou alors les plus fascinés par cette qualité parmi d'autres de l'esprit à s'attirer des ennuis en créant de toutes pièces des choses qui ne vont exister que par la dévoration de vos barrières de sécurité et de confort. Ici, c'est travaillé avec beaucoup de nappes de guitare, beaucoup de batterie, une voix qui déclame, qui gronde, ça vole autour de la tête tout cela, et c'est franchement dégueulasse d'agressivité, de malignité, de mauvaise foi. Je vous dis ça, vous faites ce que vous voulez, mais des fois le matin j'en arrive à préférer me réfugier en m'écoutant du Hugues Aufray ou tout simplement ne plus rien faire d'autre que sentir mon cœur battre, quand je sais que je mets les pieds dans un lieu dangereux, et que l'on risque de se faire faucher les chevilles. C'est le cas ici, vous êtes prévenu - si vous y êtes sensible, bien sûr.

note       Publiée le jeudi 6 février 2020

partagez 'To Anabainon ek tes Abyssu' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "To Anabainon ek tes Abyssu"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "To Anabainon ek tes Abyssu".

ajoutez une note sur : "To Anabainon ek tes Abyssu"

Note moyenne :        2 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "To Anabainon ek tes Abyssu".

ajoutez un commentaire sur : "To Anabainon ek tes Abyssu"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "To Anabainon ek tes Abyssu".

Ellestin › mardi 18 février 2020 - 17:37  message privé !

Ce groupe a la classe infuse. L'album 2017 envoie aussi du déblayage à la tête.

Procrastin › jeudi 6 février 2020 - 12:04  message privé !

De la bonne came bien contemplative, mais la piste ambiante du milieu est quand même un peu chiante.

Note donnée au disque :