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Philip H. Anselmo & The Illegals › Walk Through Exits Only

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Membre Note Date
born to gulo      jeudi 6 février 2020 - 08:07
Raven      mercredi 5 février 2020 - 23:59

cd | 8 titres | 42:43 min

  • 1 Music Media Is My Whore
  • 2 Battalion Of Zero
  • 3 Betrayed
  • 4 Usurper Bastard's Rant
  • 5 Walk Through Exits Only
  • 6 Bedroom Destroyer
  • 7 Bedridden
  • 8 Irrelevant Walls And Computer Screens

line up

Phil Anselmo (voix, production), Marzi Montazeri (guitares), Bennett Bartley (basse), Jose Manuel Gonzalez (batterie)

chronique

Styles
metal extrême
hardcore
Styles personnels
amalgame anselmoche

Phil Anselmo chie un hérisson... Rectification post-écoute : Phil Anselmo chie des hérissons. Veine super-saillante, bras tendu, hum pardon, regard tendu de gros méchant qui va mettre la fessée au monde entier, m'bref, cette pochette à la Vic Mackey contrarié met dans l'ambiance direct : un album de chauve hyperénervé déterminé à nous noyer dans sa mégacolère, à l'aide de quelques collègues de NOLA recrutés sur le tas. Musique de redneck sagouin qui a lâché la Bud et le bourbon pour s'enfiler un mélange maison de cocaïne et de speed. Brutalité de centurion trépané, bourrinage à coup de riffs martiaux-instables vrillant volontiers indus, soli qui me font un effet un peu Obituary à un moment (mmmh), et Phil Anselmo fidèle à lui-même, impulsif et déchaîné. Approche 100% "bourriniste" dans laquelle les genres musicaux affectionnés par cet omnivore du metal/core extrême - grind, groove, sludge, death, etc - se brouillent en un déluge absurde (à l'opposé du versant Down donc, malgré quelques soli-remugles de bayou sur le final) avec Phil qui pousse ses grosses beuglantes surjouées jusqu'au grotesque (il fait même "atchoum" en growl à un moment... "nuff said"). De tout ça se dégage une impression de bouillie électrifiée, de Techno Viking dans le moshpit, de confusion mentale éparpillée comme le ferait un moutard hyperactif avec de la bouffe. Anselmo nous a déjà prouvé que la finesse n'était pas trop son alliée, et il a l'air d'avoir pas mal, hem, conceptualisé cet album. C'est palpable dès "Music media is my whore", un vrai manifeste, quasiment du Morsay (en char d'assaut). Bordel, "Betrayed", hahaha, j'ai rarement entendu un truc aussi bêtement bourrin... "Le titre éponyme, rogntudju de purée, c'est encore le niveau au-dessus ! Ou en-dessous ! Férocement furieusement abruti ! Je me répète, mais c'en est presque brillant tellement c'est con, Reinventing the Steel c'est de la chanson à texte à côté. Walk Through Exits Only est de courte durée et le final aère pas mal, mais sa charge massive ne laisse aucune marque après écoute, sinon cette impression un peu amusée. En fait à partir d'un moment, tout ça c'est tellement ultra-porc et ultra-bœuf, mais sans direction, que ça violente le vide, avec son effet attaque dans tous les sens / moulinet de soldat armé d'un minigun, qui tire toutes ses munitions à 180° dans le décor en bramant toutes ses couilles, mais sans toucher un cheveu de la menace, vous savez comme cette scène dans Predator... Album-défouloir plus utile à son auteur qu'à nous, en résumé.

note       Publiée le mercredi 5 février 2020

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dimegoat › jeudi 6 février 2020 - 12:05  message privé !

Superjoint avait encore un peu de groove pour tenir le bourrin hors de l'eau alors que là c'est tout à fait vain. De toute façon, il s'en fout Philou, depuis que Vinnie Paul est mort il fait du Pantera avec ses Illegals (en hommage...à Vinnie Paul, LOL)

born to gulo › jeudi 6 février 2020 - 12:02  message privé !

Sinon le disque je le sors plus que rarement, mais il a un capital sympathie extrême ; je regrette presque d'avoir offert à un ami le paquet de feuilles à rouler qui allait avec.

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › jeudi 6 février 2020 - 08:25  message privé !

C'est malin, maintenant j'imagine Patrick Sébastien bourré gueulant "white power" sur le plateau du plus grand cabaret du monde. Ca me rappelle ce pauvre Gérard de Suresnes, les vrais se souviendront.

born to gulo › jeudi 6 février 2020 - 08:08  message privé !

En Minor, son projet hommage aux dark eighties (sic), toujours pas écouté ici.

Note donnée au disque :       
Rastignac › jeudi 6 février 2020 - 01:41  message privé !
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Bourring+bourrin=bourrin, un peu comme superjoint, mais en encore plus... pataud bourrin. Aujourd'hui je crois qu'il se met à la douleur dans des chansons plus "douces", j'ai bouffé le nom de son nouveau projet (enfin un de ses nouveaux) ; sur ces illegals, on est encore dans une période précédant le scandalou néonaz sur scène, "j'étais bourré, faut pas non plus trop m'enfoncer pour ce euh... enfin, non oui, bwoaf" ; et des sacrifices, s'il le faut il en fera Philip, il en a déjà fait. Des fois il me fait penser à Patrick Sébastien, quand à chaque fois il se fait virer d'une chaine de télé ce qui arrive régulièrement depuis les 80 il nous sort des : "je suis intègre, je fais amende honorable et je mange le pain blanc, mais ceux qui savent ben y savent oué, beurghhh.".