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Slipknot › All hope is gone

cd • 12 titres

  • 1.Execute.
  • 2Gematria (the killing name)
  • 3Sulfur
  • 4Psychosocial
  • 5Dead memories
  • 6Vendetta
  • 7Butcher's hook
  • 8Gehenna
  • 9This cold black
  • 10Wherein lies continue
  • 11Snuff
  • 12All hope is gone

extraits vidéo

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enregistrement

Sound Farm Studio Recording Environment, Jamaica, Iowa, USA

remarques

chronique

Tout va bien, avec leur opus précédent, Slipknot avaient démontré qu’ils n’étaient pas qu’une machine à bourriner et qu’ils étaient capables de nuancer leur haine…Ah, ben non visiblement, 'tout espoir est perdu', pas joyeux joyeux…En même temps, Slipknot ne se revendiquent pas comme des chantres du bonheur. Une chose est certaine, comme à chaque fois, les avis seront controversés; à l’instar de Marilyn Manson, Nine Inch Nails, les Natifs de l’Iowa ont rejoint les rangs des artistes brassant plusieurs publiques qui projetteront des attentes diverses selon leur sous-culture. Je suis de ceux qui apprécient ce disque, autant le dire de suite. Pas un chef-d’oeuvre (Slipknot en ont-ils sortis ?) mais un album très correct de leur discographie. Il amorce une forme de nouveau rythme pour le combo, avec une certaine violence doublée de passages plus tranquilles, nuancés, parfois à l’intérieur même du morceau (prétexte à des structures un tantinet lambda quand même). Une fois n’est pas coutume, on balance le moche pour débuter: les vocaux clairs de Corey Taylor sonnent quand même passablement bateau sur certains refrains. J’étais le premier ravi de savoir qu’il savait chanter mais là, ça navigue trop du côté de chez Stone Sour dans lequel lui et Jim Root jouent aussi et pas assez vers Nine Inch Nails. Comment donner tort aux détracteurs à l’écoute de l’épouvantable ballade guimauve qu’est ‘Snuff’ ou le banal ‘Dead memories’ ? C’est juste insupportable. Heureusement, même si l’heure n’est franchement pas à l’innovation, ‘All hope is gone’ conserve quelques atouts. Hormis les moments neuneus, Corey assure comme un chef, avec un retour au growl hardcore mieux maîtrisé même si moins instinctif, Joey (encore présent dans les rangs) martèle toujours incroyablement, scratches et percussions, discrets, apportent néanmoins clairement aux atmosphères; le groupe s’essaye même à quelque chose de swinguant avec refrain où on tape dans ses mains en criant ‘hey’ sur 'Vendetta'. Bilan un peu maigre malgré tout, alors pourquoi en suis-je contraint à apprécier ce skeud ? Parce que quand il ne rate pas sa cible, il assure puissance mille. ‘Gematria (the killing game)’ est une pure boucherie hardcore metal avec double pédale bloquée sur l’accélérateur comme au bon vieux temps, des riffs qui propulsent dans les airs, le refrain de ouf en plus; ‘This cold black’ avec sa petite mélodie demeure un de mes titres favoris de Slipknot; ‘Gehenna’ oeuvre dans le plus malsain avec des miettes limite doom dans son départ et un chant sensuel, psychopathe, efficace; ‘Sulfur’ sonne maîtrisé, tambourine comme il faut grâce aux percussions; ‘All hope is gone’ enfonce le clou en flirtant à nouveau avec le death/thrash…Tout le monde ne verra pas ces éléments comme des qualités. Cet album souffre du syndrome de la double casquette. Beaucoup de ce qu’il propose a déjà été fait par le groupe, parfois en mieux mais aussi en moins bien, d’où mon indulgence. Demeure pourtant cette vilaine impression que Slipknot est passé à côté de quelque chose, que les ingrédients d’un grand disque bouillonnaient dans le chaudron et qu’on s’est contenté de les laisser mijoter sans oser ajouter de condiment. Nulle surprise à ce que l’opus suivant résonne comme celui de la crise…4 subjectif, 3 étant une note plus professionnelle.

note       Publiée le lundi 3 février 2020

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enslaver_666 › jeudi 7 mai 2020 - 14:57  message privé !

Ouf….4 ans d’attente. Oui il y a toujours les side projects qui en occupaient certains mais Slipknot est un groupe qui veut bien faire les choses et qui est conscient que chaque album et sa tournée sont exigeants physiquement et mentalement vu leurs façons de faire. Pour celui-là, les gars ont été se perdre dans leur chez-soi natal, loin des distractions négatives que les grandes villes offrent à tous les coins de rue. À l’époque, il s’agissait du premier album que le groupe enregistrait dans un bon mood général. Le résultat final par contre fut que « All Hope Is Gone » est clairement le mal-aimé de la disco de Slipknot (incluant au sein même du groupe). Plusieurs titres là-dessus sont considérés comme étant parmi les pires que le groupe ait pondus. Pourtant, ça commence très bien avec « Gematria » (très influencé par Slayer) et les quelques titres qui suivent. « Psychosocial » est un gros hit prouvant encore une fois la capacité du groupe de mélanger violence et mélodie accrocheuse. « Dead Memories » a eu son lot de critiques en raison de son registre très métal radiophonique. En faites, celle-ci et « Snuff » alimentèrent les accusations comme quoi Corey Taylor transformait tranquillement Slipknot en un Stone Sour plus musclé. Moi, jusqu’à « Vendetta » (et son intro très swedish death metal à la Amon Amarth), j’aime beaucoup. Les compos sont variées, ça punch, y’a de beau travail de guitares et les gars continuaient de gagner en maturité dans la composition. Corey avait aussi regagné du coffre au plan vocal. J’avoue qu’à partir de «Butcher's Hook » (mais excluant Snuff), ça sonne beaucoup moins inspiré. Sans tomber dans le vraiment mauvais, on nage plutôt dans le non-mémorable. Un album à deux faces donc mais ça n’a pas empêché le groupe de continuer à gagner de la reconnaissance dans le monde du métal et du festival (première fois en tête d’affiche de Download en 2009). Mais c’est comme si le groupe avait besoin d’être au centre de scandales et d’évènements émotifs pour sortir de gros albums. Les gars seront servis dans les années suivantes à ce niveau… Et oui, le dernier avec le line-up classique.

Note donnée au disque :