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Slipknot › Iowa

cd • 14 titres

  • 1(1515)
  • 2People=shit
  • 3Disasteriece
  • 4My plague
  • 5Everything ends
  • 6The heretic anthem
  • 7Gently
  • 8Left behind
  • 9The shape
  • 10I'm hated
  • 11Skin ticket
  • 12New abortion
  • 13Metabolic
  • 14Iowa

extraits vidéo

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enregistrement

Sound City Studios, Los Angeles, Californie, USA

remarques

chronique

‘Living in Endora is like dancing to no music’, sous-titrait l’affiche du film ‘What’s eating Gilbert Grape’. Endora, bourgade fictive de l’Iowa. ‘People = shit’, ça c’est la version Slipknot. Visiblement, les champs de maïs à perte de vue, ça n’émerveille pas tout le monde…De fait, le véritable mystère autour du groupe, le voilà selon moi, le boom suscité par ce skeud. Autant le précédent m’apparaît mésestimé, autant celui-ci gomme toute l’audace qui caractérisait l’autre. Les quelques titillages indus sont balayés, ‘Iowa’, c’est de l’attaque thrash hardcore brutale. Peu de mélodies réellement marquantes, un Corey qui beugle comme un Minotaure en rut, des structures convenues, bancales, qui manquent clairement de but. Comme si le groupe avait travaillé sous pression en assemblant à la va-vite ses pistes de travail sans pouvoir les finaliser correctement. Tous les climats menaçants et malsains du premier ont disparu, la production sonne unilatérale, la place des percussions a été rétrogradée, l’impression dégagée est celle d’une provocation immédiate et un peu facile (les textes), même la rage dégage quelque chose de froid (c’est peut-être le seul aspect un brin ‘méchant’ du truc, ce qui est plutôt pauvre). Tout n’est pas si mauvais, les flirts avec le death de ‘Disasterpiece’ (‘No one is safe, noises noises, peole make noises when they’re sick’), la longue pièce finale (un quart d’heure), ‘Iowa’, torturée avec une belle place accordée à la basse, ’Gently’ qui démarrait plutôt bien sur les terres de Nine Inch Nails avant de s’égarer en guitares stridentes et finir en explosion.’, ‘Skin ticket’ , légèrement schizophrène sur son départ mais pas assumée jusqu’au bout, hélas. Bien sûr, tout dépend des attentes mais même en matière de brutalité, d’autres ont fait mieux (pire aussi, on est d’accord). Même si ça fait du bien de headbanger idiot sur ‘People =shit’ ou 'Heretic anthem', pour ma part, Slipknot se la joue facile, lâche ses riffs en mitraillettes, fonce tête baissée, alors qu’ils avaient démontré qu’ils étaient capables de plus. Du coup, était-il nécessaire de nous enregistrer quatorze chansons ? Non, le pavé demeure indigeste. Etre originaire du trou du cul des USA ne justifie pas tout. Heureusement, le groupe corrigera le tir par la suite…Mêêêêêêê.

note       Publiée le jeudi 30 janvier 2020

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enslaver_666 › jeudi 26 mars 2020 - 22:59 Envoyez un message privé àenslaver_666

« Iowa » a été la preuve que le succès Slipknot n’était pas un feu de paille et uniquement due au marketing autour de leur image. Sans conteste un « fan favorite » et un album qui parait bien dans plusieurs palmarès des top-albums métal des années 2000. Moins classique que le premier album mais « Iowa » a fait sa place chez les fans, surtout en raison de son intensité, sa violence et sa noirceur. D’abord, le visuel du groupe s’améliorait, délaissant les masques « fait maison » pour quelque chose de plus pro. Et aussi, on a là le premier album enregistré par le line-up classique, avec Root comme 2e guitariste. Le groupe se rapprochait davantage de leurs influences provenant du métal extrême (death et thrash), mettant plus à l’ombre le sampling et le scraching, assez présents sur le prédécesseur. La production écrase tout et rend justice à cette rage et le dégoût que le groupe ressentait à l’époque envers le monde entier. C’est connu que l’album a été enregistré dans le conflit, le déséquilibre et la pression d’être à la hauteur. Slipknot, c’est quand même neuf gars aux personnalités particulières et imprévisibles. Surtout à l’époque, quand les facteurs "abus de substances" et "comportements autodestructeurs" étaient à leurs apogées. Corey se détruit littéralement la voix. On sait qu’il a dû changer son approche vocal par la suite car il n’aurait jamais pu tenir jusqu’à aujourd’hui à ce rythme-là. Je regardais la vidéo de « Left Behind » et je la trouve fidèle à l’ambiance de l’album : la campagne reculée, boueuse, sale et pauvre de l’Iowa, là où violence et autres trucs louches se passent… Moins juvénile que le premier mais reste que Slipknot était encore un groupe parfait pour les soundtracks de films d’horreur pour ados (ex: "My Plague" sur la trame de Resident Evil). L’influence nu metal ressort encore malgré le tournant métal extrême. Quelques passages plus ambiants me font même penser à Deftones. Album solide jusqu’à « Left Behind » mais qui tend à être moins marquant dans son dernier droit. On leurs reprochera de ne plus jamais être les mêmes après celui-là….

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Nicko › vendredi 31 janvier 2020 - 22:01 Envoyez un message privé àNicko
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Marrant que la chronique arrive à ce moment-là. Je les ai vus justement en concert ce même jour ! Y'a vraiment un côté efficace, rageux et bien agressif bien frais. C'est clairement le groupe le plus extrême de cette mouvance neo metal qui ne m'a jamais attiré. J'aime bien cet "Iowa", le seul que je connaisse. A lire les autres chroniques, il semblerait que les deux précédents soient aussi intéressants. J'ai beaucoup moins aimé les parties mélodiques avec chant clair que je trouve absolument à chier !

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › jeudi 30 janvier 2020 - 22:13 Envoyez un message privé àKlarinetthor

Ils passent bien dans la foulée, malgré leur longueur. le son est différent, un peu plus lisse; mais trop de pistes sont similaires et surtout m'apparaissent sans but, sur le s/t; ne reste alors que le groove metal. Des morceaux peut-etre plus marquant sur iowa, mais gâchée par la voix claire qui peut être hasardeuse.

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lolokth › jeudi 30 janvier 2020 - 18:42 Envoyez un message privé àlolokth

Acheté en promo y a pas longtemps, le seul que j'écoute vraiment du groupe. Agréablement surpris à la sortie par ... la double-pédale ! Le début bien efficace de l'album, bande son idéal des embouteillages de fin de fin de journée, et ce flirt particulier avec le metal extreme j'aime bien. Par contre quand j'avais essayé l'album suivant j'ai pas compris et j'ai laissé tomber.

No background › jeudi 30 janvier 2020 - 11:22 Envoyez un message privé àNo background

Ils auraient mieux fait de mettre un taureau ou un goret sur la pochette. Beaucoup écouté au lycée, parce que "c'est trop extrême t'as vu" (je préférais le côté rentre-dedans au côté malsain), j'aimais surtout "People=shit" et "Everything ends". Mais j'ose même pas le réécouter, tellement l'impression d'un bourrin qui fonce dans le vent reste encore présente à l'esprit.