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Asphyx › Crush the Cenotaph

cd • 5 titres • 21:29 min

  • 1Crush the Cenotaph03:55
  • 2Rite of Shades03:08
  • 3The Krusher05:58
  • 4Evocation05:39
  • 5Wasteland of Terror02:49

enregistrement

Produit par Waldemar Sorychta. Pistes 1 à 3 enregistrées au Woodhouse Studio, Dortmund, Allemagne. Pistes 4 et 5 enregistrées en concert le 30 novembre 1991 à Stockholm, Suède.

line up

Bob Bagchus (batterie), Eric Daniels (guitare), Martin Van Drunen (voix, basse)

remarques

Sorti en CD, vinyle, cassette. Rééd. CD en 2019 (Vic Records).
Illustration par Axel Hermann.

chronique

Alors, comme ça, on bousille des pierres tombales ? On fracasse des monuments ? Oui, mais pas tous. Par exemple, on essaye ici d'ériger des monuments aux vieux groupes de death metal. QUOI, JE PARLE TROP FORT ? Non, c'est qu'à force je deviens sourd. Et Asphyx alors ? (Un peu) jeune groupe passé déjà par un premier simili split après le désastre de l'enregistrement de leur premier album par le "label" CMFT (label de Tiamat entre autres obscurités avant de disparaitre corps et biens), ils se débarrassent d'un Théo trop gras pour embaucher l'immonde et Pestilentiel Van Drunen. Dire que Martin semble souffrir, c'est pas peu dire. Et pourtant je l'ai croisé plusieurs fois, il me semble en forme. Mais en fait là, jeune en plus, toute la verdure de ses cordes vocales régurgitées font comme une mélodie qui fleure bon la salle d'autopsie et le désespoir de fond de caveau familial ! Petit EP que Crush the Cenotaph, mais que j'arrive toujours à kiffer avec le temps ; reprise de trois de leurs vieux morceaux, avec une autre voix, une production avec plus de moyens, forcément - cf. chronique de Embrace the Death pour tous les petits détails écrits en petit en bas à gauche, et les recyclages de ces morceaux maudits sortis le long de leur discographie, parfois sous d'autres noms. Revenons au mouton, alias ce vieux death très typé fin eighties avec intro à la Slayer comme il se doit, ces guitares toutes rouillées, cette basse qui claque... cette pochette ! Ces glaires ! Ce doom qui pète les nuques au milieu de tout ce fracas faiblement rapide ! Cet avant-goût de l'énorme Last One On Earth, sorti peu de temps avant comme il le feront avec "Death the Brutal Way" alias "le Retour en flammes du Patron" reste sur son petit format une grosse machine à headbanguer ; une tradition que ce groupe, dissous dix fois, réanimé quinze tel un putain de zombie saura nous faire partager en concert, avec ces trois morceaux qui complètent le bouzin. Ça tombe bien, je ne les ai encore jamais vus en vrai, tous ensemble. De toute façon, c'est pas possible. Je n'aurai jamais été déçu ! Mais quand même, ces trois petits morceaux d'un concert à Stockholm à 1991, "la capitale du death metal" dixit Martin au micro montrent que ce groupe fout le feu aux planches. Évidemment, né trop tard, tout ça tout ça. Allez, je vais me plaindre ailleurs!

note       Publiée le vendredi 24 janvier 2020

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