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Yerûšelem › The Sublime

cd • 9 titres • 36:24 min

  • 1The Sublime04:41
  • 2Autoimmunity04:31
  • 3Eternal05:15
  • 4Sound Over Matter01:59
  • 5Joyless04:48
  • 6Triiiunity04:09
  • 7Babel04:34
  • 8Reverso04:59
  • 9Textures of Silence01:28

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré et mixé par Vindsval à l'Earthsound Studio. Masterisé par Bruno Varea à l'Upload Studio.

line up

Vindsval (guitare, basse, voix, synthétiseurs), W.D. Feld (batterie, synthétiseurs)

remarques

Sorti en cd, vinyle, fichiers numériques. Illustration par Dehn Sora

chronique

J'avais vu la pochette de ce cd, je m'étais imaginé qu'il était passé du côté blanc de la magie Vindsval, et que c'était son projet "gentil", moins "méchant", moins noir. En fait, j'ai juste les yeux qui pourrissent, je l'ai entre les mains aujourd'hui, et il est plutôt... très gris. Gris comme les trottoirs de, allez, je vous donne en mille : une ville anglaise industrielle touchée par la grâce du thatchérisme ! Ou une ville du Moyen-Orient touchée à la fois par le chaos et l'ordre, "aussi proche que lointaine de Dieu" dixit Vindsval. On avait déjà bien noté l'influence du Godflesh chez le Blut aus Nord, notamment la trilogie 777 dont cet album se veut un continuateur, et qui devrait normalement couper de plus en plus les ponts avec BaN - en fait, Yeruselem, c'est le goudron, c'est "l'Indus", et BaN devient le gentil champi. J'ai l'impression surtout d'entendre un album hommage à cet espèce de metal punk dub hip hop cyber drogué qu'on a en tête et dont le chef se nomme JK, capuche sur la tête et gros beuz à la bouche. Je cite Godflesh, mais je dirais de manière générale : ceci est un hommage à une manière de jouer de la guitare pour créer des aperçus, des vagues, portée par la répétition des percussions. Des boucles qui tournent mais vraiment plus cannabinomanes que "Bienvenue chez les occultistes". Par contre, le cheval a un problème niveau intestinal sur la pochette. Ouais. Et sinon Rastignac ? Ben je ne comprends en fait pas pourquoi cet album est sorti sous un autre nom. Ou alors il aurait pu sortir chaque mini cycle de BaN sous un blase différent, mais moi je dis ça de loin, je m'interroge, c'est tout. Ici, ça donne toujours quand même dans un dénominateur commun, quel que soit les noms de ses productions récentes : la transe, la mystique, mais surtout avec de la transe dedans, et beaucoup, beaucoup de substances. Cela parle bien au drogué dedans mon moi : même si ça parait dégueu Birmingham ou une lointaine banlieue dortoir normande, ça n'empêche pas de prendre chaque bout de route comme un monde virtuellement à conquérir, à reconstruire, un peu comme Ian McKaye quand il skatait dans son quartier, un peu comme chaque gamin quand il déconstruit le monde dans son coin parce que celui-ci, irrémédiablement, pue du fion. Un jour, peut-être, il trouvera même des âmes sœurs et ils feront masse, les formes évolueront sous les traits de récifs moins criminels et plus en phase avec deux trois consciences perdues dans ce "monde".

note       Publiée le vendredi 24 janvier 2020

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notes

Note moyenne        6 votes

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born to gulo › mercredi 15 juillet 2020 - 09:49 Envoyez un message privé àborn to gulo

... de prime abord. Une première fausse impression qui dure longtemps ; même si l'hommage et l'influence sont évidents, Vindsval amène vraiment sa touche esthétique, à mon sens - une sensualité, justement, qui n'est pas la même du tout.

Note donnée au disque :       
taliesin › mercredi 15 juillet 2020 - 09:44 Envoyez un message privé àtaliesin

Ca fait tout de même très sous-clone de Godflesh tout ça...

Note donnée au disque :       
Rastignac › samedi 25 janvier 2020 - 20:36 Envoyez un message privé àRastignac
avatar

Je sais pas ce que c'est ce cas de diffraction. C'est quoi ? (mon oreillette m'a donné du "y a ptet du cheval de Nietzche, une statue à Torino, et des cotes de chien pour le cheval." Dans ce cas ça ferait "pochette cheval chien")

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Klarinetthor › samedi 25 janvier 2020 - 20:04 Envoyez un message privé àKlarinetthor

Toujours pas écouté, mais la pochette n'est-elle pas un cas bien connu de diffraction de Fraunhofer? Surtout si on compte le pélage du bestial, qui est poilu (contrairement aux trous noirs)?

Procrastin › vendredi 24 janvier 2020 - 18:45 Envoyez un message privé àProcrastin

C'est probablement ce que j'ai le plus apprécié du Vindsval depuis Mort et memoria vetusta 2 ; clair que c'est pas lumineux.