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Statiqbloom › Blue Moon Blood

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Membre Note Date
Marco      mardi 14 janvier 2020 - 17:45
born to gulo      mardi 14 janvier 2020 - 19:05
Aplecraf      mardi 14 janvier 2020 - 20:54
cyprine      mercredi 22 janvier 2020 - 11:23

cd | 10 titres | 46:32 min

  • 1 Despair are shadows [04:55]
  • 2 Black walks eternal [05:14]
  • 3 Crooked line [03:30]
  • 4 Talons teeth [05:01]
  • 5 Adrift [04:42]
  • 6 Feel the flesh [05:50]
  • 7 Mortuary [03:42]
  • 8 Nigredo [03:57]
  • 9 Pale lust [03:40]
  • 10 Phantom eye [06:21]

enregistrement

Ecrit, enregistré et produit par Fade Kainer au studio Endless Trauma, Brooklyn, Etats-Unis, 2016-2017.

line up

Fade Kainer (tous instruments et chant)

Musiciens additionnels : Soren Roi (programmation de percussions additionnelles), Charlie Schmid (batterie live)

remarques

https://statiqbloom.bandcamp.com/album/blue-moon-blood
2017 : divers formats numériques en téléchargement, CDr digipak limité à 50 ex., CD digipak, LP noir, LP bleu marbré limité à 200 ex.

chronique

Quelques EPs / démos séparent ce "Blue Moon Blood" de la première offrande "Mask Visions Poison", soient quatre années qui auront été bien mises à profit par Fade Kainer, maître d’œuvre de Statiqbloom, projet de Brooklyn qui ma foi redonne de l’espoir aux fans d’electro indus minés par l’évolution d’une scène parasitée par la médiocrité. Le potentiel du premier EP est ici exploité et développé avec maestria, des ambiances mortifères et schizophrènes du Skinny Puppy primordial aux élans dancefloor mâtinés de darkwave européenne du plus bel effet. Tout participe à varier les ambiances, à mener l’auditeur sur un chemin parsemés de chausse-trappes, le soumettre à d’irrésistibles effluves gothiques distillées tel un poison aux effets lents mais mortels. Foin de nostalgie cela dit, mais plutôt une synthèse brillante de ce que le genre a pu produire de plus intéressant ces quarante dernières années. Le vicieux et rampant ("Despair Are Shadows", "Crooked Line", "Talons Teeth") côtoie l’éther et l’aérien ("Adrift", "Pale Lust") tandis que le feu s’incarne dans les tubes imparables ("Black Walks Eternal", "Feel the Flesh", "Nigredo"). Quant aux symboles liquides, ils s’apparentent bien plus à une mélasse poisseuse qu’à un élément de vie et de transmission, appuyant la noirceur du propos. Il est de même appréciable que Fade Kainer n’en oublie jamais de maintenir la cohésion de son album, non seulement dans son agencement (la durée relativement courte qui évite l’enlisement) mais surtout dans cette constante mélancolie qui transpire par tous les pores de chaque titre, incarnant le pouvoir évocateur et à l’occasion cathartique de ce registre des musiques électroniques. Une symbiose assez jouissive qui ravira autant les amateurs de tubes glaciaux et torturés que les bioniqués aux coupes en brosse, mais surtout qui place Statiqbloom cent coudées au-dessus de la mêlée de projets qui feraient bien de s’en inspirer à l’ère du zapping pathologique. Génial et inépuisable.

note       Publiée le mardi 14 janvier 2020

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born to gulo › mardi 14 janvier 2020 - 19:11  message privé !

Il tire un peu en longueur et sur la même corde, lui.

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