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Statiqbloom › Mask Visions Poison

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born to gulo      mardi 14 janvier 2020 - 16:29
Aplecraf      mardi 14 janvier 2020 - 20:54
Marco      mardi 14 janvier 2020 - 14:33
Bernard      mardi 14 janvier 2020 - 16:21

cd | 6 titres | 32:09 min

  • 1 Atrophy of three [05:22]
  • 2 Behind glass [04:30]
  • 3 Vestige lights [06:01]
  • 4 Shivering [04:14]
  • 5 Separate worlds [05:22]
  • 6 Breathing shallow [06:40]

enregistrement

Ecrit, enregistré et produit par Fade Kainer, Brooklyn, Etats-Unis 2013.

line up

Fade Kainer (tous instruments et chant)

remarques

https://statiqbloom.bandcamp.com/album/mask-visions-poison
2013 : divers formats numériques en téléchargement, CDr limité, K7 limitée et numérotée à 50 ex.
2014 : réédition CDr digipak limité à100 ex.
2016 : diverses éditions vinyles (200 noirs, 100 transparents)
2019 : réédition cd digipak+bonus limitée à 50 ex. numérotés main.

chronique

Statiqbloom. En voilà un curieux patronyme, qui évoque une idée de maturation figée dans le temps, comme pour conjurer la déliquescence de toutes choses. Dans les faits, à l’écoute de la production musicale de ce résident new-yorkais membre du groupe post-metal Tombs et également aux manettes de Inswarm, Statiqbloom ne propose rien de moins que la bande sonore de l’entropie, cette force immuable que certains traduisent en fatalisme, d’autres en apocalypse programmée. Fade Kainer est un petit malin culotté qui a su tirer les leçons du passé sans s’encombrer de la destination de son voyage. En quelques cassettes, EPs et deux albums (signature récente chez Metropolis), l’Américain aura sacrément secoué les puces d’une scène infestée de projets anecdotiques et redondants. Premier effort officiel, "Mask Visions Poison" sent la maîtrise de son sujet et relève d’une exécution déjà impressionnante, cohérente et constante. Le meilleur de Skinny Puppy (influence majeure évidente), la frénésie de Mentallo & The Fixer, une fureur EBM et une touche darkwave dont la combinaison fait des étincelles ("Vestige Lights", "Breathing Shallow") : un tout lié par une noirceur qui étouffe et transporte à la fois, plongeant l’auditeur dans un état comateux que même Bryan Erickson et son Velvet Acid Christ n’ont plus approché depuis des lustres. Même les titres les plus dancefloor tels "Atrophy of Three" ou le Front 242/Revolting Cocks "Behing Glass" se parent d’atours menaçants et univoques. Le bougre en arrive aussi à nous donner à voir ce que seraient devenus GGFH s’ils n’avaient disparus dans les limbes de la médiocrité, car l’ombre de ce projet culte se matérialise ça et là au gré des atmosphères. On a vu pire comme déclaration d’intentions, et la meilleure preuve de l’excellence de Statiqbloom se niche dans ce paradoxe : les illustres influences qui émergent de sa musique n’en renforcent que plus sa personnalité.

note       Publiée le mardi 14 janvier 2020

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Marco › mardi 14 janvier 2020 - 16:34  message privé !
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Pour moi c'est "Blue Moon Blood" ;)

Note donnée au disque :       
born to gulo › mardi 14 janvier 2020 - 16:29  message privé !

Son meilleur disque... avec le nouveau.

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