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Wall Of Voodoo › Call Of The West

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E. Jumbo      lundi 6 janvier 2020 - 14:49
Klarinetthor      mardi 7 janvier 2020 - 17:17
Raven      lundi 6 janvier 2020 - 14:24
Twilight      lundi 6 janvier 2020 - 22:20
nicliot      vendredi 10 janvier 2020 - 20:56

cd • 10 titres • 40:49 min

  • 1Tomorrow
  • 2Lost Weekend
  • 3Factory
  • 4Look At Their Way
  • 5Hands Of Love
  • 6Mexican Radio
  • 7Spy World
  • 8They Don't Want Me
  • 9On Interstate 15
  • 10Call Of The West

line up

Stan Ridgway (chant, harmonica, claviers), Marc Moreland (guitares), Joe Nanini (batterie, percussion, spoken word), Chas Gray – synthétiseur, basse, melodica, chœurs)

Musiciens additionnels : Richard Mazda (basse, production), Louis Rivera (percussions)

remarques

chronique

"Mexican Radio", culte de chez culte, reste l'arbre qui cache la forêt, ou plutôt la tumbleweed qui cache le désert. Ce désert plein d'artefacts louches aux ondes néfastes pour le cerveau, poussant à gesticuler comme des automates désarticulés. C'te chanson supra-débilo-adhésive... Elle concoure au titre de tube le plus bizarre de toute l'histoire. Pas bizarre pour faire bizarre : bizarre parce qu'on sent que Wall of Voodoo sont fabriqués comme ça, bien avant d'enregistrer ; qu'avec ces gusses y a comme un truc de traviole au naturel, gravé dans l'ADN au canif. Une perception du réel farouchement biscornue. Un sens du malsain... primesautier. Zique à la saveur post-apocalyptique mais dans laquelle le monde d'après, plutôt qu'en panoramique, est vu à travers la lorgnette d'un jukebox détraqué. "Mexican Radio" est la seule chanson connue de Wall of Voodoo, mais il y a, loin s'en faut, pas qu'elle à retenir de ce disque à la fascinante pochette (encore), contenant ô combien fidèle à l'ambiance de son contenu, mi-terrestre mi-extraterrestre. Une musique nous faisant nous demander à chaque seconde, qui de l'alien ou de l'homme est finalement, le plus effrayant. Dans les deux cas les limites sont inconnues, car ce sont celles de l'imaginaire. Et l'imaginaire, c'est tout ce que le cinéphile cintré Stan Ridgway a, à défaut d'avoir les moyens financiers pour concrétiser pleinement sa vision. Un peu comme un mec enfermé depuis son enfance dans un asile et qui se serait créé le monde extérieur à partir des seuls photos de magazines SF et autres posters fantastiques qui lui sont parvenus. Un monde à la fois vaste et rachitique, comme sa musique. Où le cartoon et l'archaïque se confondent. Il nous bricole encore, avec ses drôles de cow-boys, un drôle de disque... pas drôle du tout. On y trouve une dose non négligeable de chelouteries à la radioactivité virulente, tel ce "They Don't Want Me" obsédant. Cahin-cahan sur le rythme chevauché comme un bourricot robot. Truffé de loupiotes qui nous harcèlent. Les éperons se confondent avec des baguettes de sourcier, les appareils ménagers avec des Däleks ou ce genre de bestioles pas nettes. Le désert peut revêtir les apparences d'une jungle cybernétique ("Call of the West") et les beats de synthétiseurs poussiéreux sont un signal électrique continuel, une pulsation stressée qui maintient obstinément la tête dans ses ritournelles d'une époque et d'une dimension indéfinies. Call of the West se révèle comme un Dark Continent moins aride, plus mélancolique, à l'image de la magnifique "Lost Weekend" ou de la complainte "Factory". Ou du final sus-cité. Je ne sais pas lequel de ces deux disques je préfère, je ne peux pas dire que j'écoute souvent ces bidules musicaux insolites, qui me plongent dans un état d'amusement et de cafard entremêlés, peu agréable, comme si on me compactait l'humeur dans une boîte de conserve clignotante. M'enfin, ce sont deux albums indissociables, surnaturels, incomparables autrement qu'entre eux. Ils forment une même hallucination pop, où on danse la country au milieu de nulle part, en esquivant les crotales de ferraille et de néons qui zigue-zaguent entre nos jambes.

note       Publiée le lundi 6 janvier 2020

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Twilight › lundi 6 janvier 2020 - 22:19  message privé !  Twilight est en ligne !
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Wall of Voodoo représente mon second concert (le 1er étant Depeche mode + Nitzer Ebb); bien sûr, Stan n'était plus là (c'était en 87), donc moins de charme même si j'en garde un bon souvenir. Je ne possède que ce disque en fait qui est assez bon mais comme Raven, je ne lui accorderai pas plus que 4 mais je manque d'arguments...

Note donnée au disque :       
E. Jumbo › lundi 6 janvier 2020 - 14:50  message privé !

J'adore le côté fourre-tout de cet album, et "Lost Weekend" est un morceau magnifique qui me hante depuis la première fois que je l'ai entendu, chaque fois que je l'écoute j'ai l'impression de voir un film entier.

Note donnée au disque :