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Sweet Ermengarde › Ex Oblivione

cd | 13 titres

  • 1 Ex Oblivione
  • 2 Into oblivion
  • 3 From beyond (sleep is better than prayer)
  • 4 Port of hope
  • 5 Tender Russian roulette
  • 6 I have been in love with no one, and never shall, unless it should be with you 2:05
  • 7 Carmilla
  • 8 Dreamlands
  • 9 Drain
  • 10 Nigredo-clad
  • 11 Dead of night
  • 12 Beneath this house
  • 13 For your bodies are the temple of the holy ghost

extraits vidéo

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enregistrement

Zann Music Studios, 2015.

line up

Daniel Schweigler (chant, clavier), Danny Elevator (guitare), Mike York (guitare), Lars Kappeler (basse, clavier, guitare additionnelle), Rafael Skudro (batterie)

remarques

https://sweetermengarde.bandcamp.com/

chronique

Le design d’un t-shirt, c’est très important pour un groupe, c’est quand même une carte de visite pour homme-sandwich bénévole (certains d’ailleurs feraient bien d’y songer, je dis ça, je dis rien)…Quand j’ai vu celui du nouveau Sweet Ermengarde, j’ai compris, le groupe confirme un pas vers une perte d’identité déjà pas très marquée; à croire qu’ils ont décidé de cloner Fields of the Nephilim dans le moindre gimmick…Le truc, c’est que nos Allemands peuvent se le permettre parce qu’ils sont bons, franchement bons. Dès l’ambitieux doublé ‘Ex Oblivione’/‘Into oblivion’, ils font comprendre que la barre est placée très haut. De fait, c’est un véritable conte gothique qui nous est proposé, avec choeurs en entrée, guitares calmes, froides, nappées d’écho et cette voix grave, comme d’outre tombe ou d’outre éther, qui susurre ‘Close your eyes now…’. Et ça part, la production est parfaite, le jeu de basse incroyable, les atmosphères prenantes, nocturne, fantomatiques, et un chant grave tout en nuances. Evidemment, quand on invoque les spectres des grand noms, il faut avoir le niveau. Sweet Ermengarde l’a (à presque dépasser le maître parfois). Dans la maîtrise, le doigté, l’écriture, l’interprétation. On sent que le combo mise beaucoup sur ses ambiances et s’il y parvient avec brio, c’est aussi qu’il sait doser, éviter le ‘too much’. Presque difficile de retomber sur terre après ces 15 minutes hallucinantes mais les musiciens ont concocté ce qu’il faut, avec des chansons plus courtes mais très efficaces. Les pochettes d’albums ne mentent pas, se dégage clairement cet aspect de campagne fantomatique perdue dans les brumes qui a inspiré tant d’artistes avant eux (en même temps, quand on cite Sheridan le Fanu, hein). Voilà peut-être la patte Sweet Ermengarde, moins spatiale que chez Merciful Nuns par exemple, une porte vers une dimension parallèle dans laquelle se nichent bien des fantômes. Seconde réussite donc qui se clôt sur la reprise des thèmes du départ exprimée de manière plus ambient, une manière de boucler la boucle alors que la nuit s’échappe et avec elle, l'espoir de rédemption…

note       Publiée le vendredi 13 décembre 2019

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