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Henry Threadgill › Up popped the two lips

7 titres - 45:25 min

  • 1/ Tickled Pink (6:54)
  • 2/ Dark Black (5:26)
  • 3/ Look (4:54)
  • 4/ Around My Goose (8:00)
  • 5/ Calm Down (5:35)
  • 6/ Did You See That (7:43)
  • 7/ Do the Needful (6:53)

enregistrement

Orange Music Sound Studio, West Orange, New Jersey, USA, 28-30 avril 2001

line up

Dafnis Prieto (batterie), Henry Threadgill (saxophone alto, flûte), Liberty Ellman (guitare acoustique), Tarik Benbrahim (oud), José Davila (tuba), Dana Leong (violoncelle)

remarques

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
avant-garde

Enregistrés à quelques mois d'intervalles, "Everybodys Mouth's a Book" et "Up Popped the Two Lips" n'ont finalement que peu de choses en commun : Bill Laswell, à priori irremplaçable au poste de mixeur, et Dafnis Prieto, la nouvelle recrue au poste de batteur, sont les deux seules personnes, hormis Threadgill lui-même, à avoir participé aux deux sessions. D'ailleurs, avec ce nouveau disque, le saxophoniste alto inaugure une nouvelle formation, baptisée cette fois Zoo Id. Résolument tournée vers l'acoustique, elle possède de loin la plus étrange des configurations adoptées jusqu'ici par le compositeur. Guitare acoustique, oud, tuba, violoncelle et batterie vont servir de charpente au saxophone alto et à la flûte d'Henry Threadgill, lui permettant de tenir le rôle d'élément soliste prépondérant, chose qui ne lui était plus arrivé depuis longtemps, suite à l'intégration de plus en plus solicitée du guitariste Brandon Ross. Mais l'absence d'électricité n'induit pas la baisse de régime ! "Look", "Calm Down" et "Do the Needful", en plus d'être les lieux privilégiés de grandes parties improvisées, regorgent d'énergie, octroyant de manière assez stupéfiante au tuba le rôle que tiendrait habituellement la basse. Les sonorités sont uniques, comme on peut s'y attendre avec pareil choix d'instruments, l'ensemble revêtant une couleur de fanfare dégingandée où élements de l'Est Européen (représenté par l'Oud) et de l'Est Asiatique (représenté par la flûte) se téléscopent pour créer un nouveau langage qui tiendrait compte de l'intensité du jazz, la richesse des musiques du monde et la générosité du rock. Ce n'est pas la première fois que Threadgill, qui s'est toujours défendu d'appartenir à quelques courants que ce soient, aborde la musique dans ce qu'elle a de plus universelle et fédératrice. Par contre, il signe ici peut-être son essai le plus concluant et le plus efficace, dans le sens où il arrive à atteindre ce but sans recourir aux excès des formations étendues qui ont fait très souvent son fond de commerce. Bien sûr, il ne s'agit pas d'une critique puisque les essais de ce genre se sont souvent montrés payants. Et justement, il est important de souligner toute l'intelligence dont Threadgill a su faire preuve ici en évitant de tomber dans qui aurait pu devenir un piège malgré lui, et en parvenant donc à se renouveller une fois encore.

note       Publiée le mercredi 14 août 2002

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sebcircus › jeudi 15 avril 2010 - 12:00  message privé !

Mon album préféré de Threadgill, un mélange subtil de free jazz et de musique du monde

Note donnée au disque :