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Henry Threadgill › Everybodys mouth's a book

8 titres - 50:28 min

  • 1/ Platinum Inside Straight (7:10)
  • 2/ Don't Turn Around (7:32)
  • 3/ Biggest Crumb (4:42)
  • 4/ Burnt Til Recognition (7:35)
  • 5/ Where Coconuts Fall (6:32)
  • 6/ Pink Water Pink Airplane (3:42)
  • 7/ Shake It Off (5:07)
  • 8/ What to Do, What to Do (8:08)

enregistrement

Orange Music Sound Studio, West Orange, New Jersey, USA, 25-27 février 2001

line up

Bryan Carrott (vibaphone, marimba), Dafnis Prieto (batterie), Brandon Ross (guitare), Stomu Takeishi (basse), Henry Threadgill (saxophone alto, flûte)

remarques

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
avant-garde

L'épisode Columbia ne pouvait être que de courte durée pour un homme aussi épris de liberté qu'Henry Threadgill. Cela ne l'avait pas empêché pour autant de nous livrer dans ce cours laps de temps deux de ses plus beaux disques. Qu'allait-il advenir maintenant que le saxophoniste était livré à lui-même ? D'emblée, il joue le jeu et assure ses arrières en devenant partie prenante d'un nouveau label, Pi Recordings. Ensuite, pour affirmer sa volonté immuable de rester en perpetuelle activité, il publie simultanément, quatre ans après "Where's Your Cup ?", deux disques aux couleurs distinctes. "Everybodys Mouth's a Book", le premier de la série, prolonge l'expérience de son dernier essai, en reconstituant une nouvelle mouture du Make a Move ; Brandon Ross et Stomu Takeishi sont fidèles au poste, mais J.T.Lewis cède sa place à Dafnis Prieto, et le rôle d'intrus autrefois dévolu à Tony Cedras et son improbable accordéon est désormais confié à Bryan Carrott et son vibraphone, moins incongru mais très prometteur. "Platinum Inside Straight" ouvre les hostilités avec la même douceur que le fît "Noisy Flowers" sur "Makin' a Move" ; vibraphone et flûte se côtoient et renvoient immédiatement à l'intemporel "Out to Lunch !" d'Éric Dolphy. Le vibraphone, c'est clair, va être la vedette de cette session et va, comme Bobby Hutcherson autrefois, concentrer en lui toute l'étrangeté qui va résulter de cette trouble rencontre. En complément ou pour le contrebalancer, "Don't Turn Around", "Where Coconuts Fall" ou le survitaminé "Shake It Off" vont vous donner une image aussi précise qu'idéale de ce que l'on est en droit d'attendre aujourd'hui d'une formation qui a fait de sa volonté d'explorer avec de l'énergie à revendre tous les genres possibles et imaginables sa profession de foi. Dans la continuité donc de "Where's Your Cup ?", il est clair à présent qu'Henry Threadgill n'atteindra plus (en tout cas pour le moment) la lourde densité de "Carry the Day", dû en grande partie au foisonnement du personnel alors soumis à ses ordres, mais ouvre aussi, et c'est important, de nouvelles voies vers de nouvelles formes, l'amorce vers une nouvelle étape, incarnée par son frère siamois, "Up Popped the Two Lips".

note       Publiée le mercredi 14 août 2002

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prypiat › lundi 2 mars 2009 - 14:53 Envoyez un message privé àprypiat

C'est encore mieux et plus encourageant pour l'acheteur que les deux soient bien faits...

Coltranophile › dimanche 22 février 2009 - 17:46 Envoyez un message privé àColtranophile

Par contre, la musique est belle. Si choix il y a, tant qu'à faire, il vaut mieux que le contenu soit beau que le contenant.

prypiat › dimanche 22 février 2009 - 16:27 Envoyez un message privé àprypiat

Cette immonde pochette me donne envie de gerber...