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Dear Deer › Chew-chew

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Membre Note Date
Twilight      jeudi 7 novembre 2019 - 17:38
Aplecraf      vendredi 8 novembre 2019 - 11:30
Richard      jeudi 7 novembre 2019 - 21:04

cd | 9 titres

  • 1 Nadia Comaneci
  • 2 Dogflight
  • 3 Jog, chat, work and gula-gula
  • 4 Deadline
  • 5 Earworm
  • 6 Stracila
  • 7 Disco-discord
  • 8 Ozozooz
  • 9 Thanatomorphosis

extraits vidéo

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line up

Federico Iovino (chant, musique), Sabatel (chant, musique)

Musiciens additionnels : Loto Ball (trompette)

remarques

https://deardeerfr.bandcamp.com/merch

chronique

Chew-chew ? Chop-chop plutôt ! Le duo Dear Deer est une arme de combat plus efficace que la phalange romaine avec son don de titiller les nerfs comme un supplice chinois et on en redemande tellement c’est bon. Une rythmique lancée, en toile de fond, rien de principal, juste de quoi focaliser l’attention, hypnotiser, laisser la magie du beat se mettre en place…Le reste est un jeu intense de retenue/morsure. Plus que sur le premier opus, les deux artistes vont axer leur musique sur l’instauration d’une tension froide, dansante, hâchée de riffs incisifs, lâchés, retirés, replacés, stoppés net. Le groupe affectionne en effet le travail par séquences histoire d’éviter un trop grand confort de mouvement. Ecoutez donc le superbe ‘Nadia Comaneci’, c’est exactement ça: une boucle de roulement qui se met à tourner, une loop au son tranchant s’installe puis le duo démarre leurs incroyables joutes vocales qui reposent sur leur parfaite complémentarité/complicité. Avec un insolent culot, Dear Deer vont ensuite défier diverses formes de rythmiques dark wave qu’ils vont adapter à leur sauce en les relookant version deathrock/post punk/indus. Même sur ‘Doglflight’ dont le début s’annonce plus groovy, quelques secondes suffisent pour piger que rien ne va être si simple. Federico et Sabatel se révèlent des maîtres dans cette partie de faux-semblants où ils nous piègent sur de fausses pistes pour vite nous ramener dans leur univers propre. Quelle intensité ! Le dosage est parfait entre mélodies, séquences, expérimentation. En plein milieu, un répit s’offre sous forme d’un étonnant (et brillant) ‘Earworm’ évoquant une forme industrielle d’enterrement New-Orléans; il faut dire que la trompette est assurée par le génial Loto Ball (Phantom Limbs). ‘Stracila’ ? De la minimal wave ? Couplée avec de superbes lignes de guitare death rock qui vont, viennent, se confrontant à la touche cold wave dansante de la rythmique. Les paroles jouant beaucoup sur les effets de répons, de répétitions, elles participent à cette forme de transe sans cesse perturbée, malmenée. Comme pour récompenser l’auditeur qui a franchi la cérémonie, le groupe livre un titre plus ‘classique’, plus deathrock, moins tendu mais tout aussi incisif. La couverture résume, un baiser mais dont on pourrait craindre qu’il s’agisse en réalité d’une morsure, des paillettes mais sur fond sombre. Un disque qui ne cesse de se dévoiler au cours des écoutes, un concept présent sur le premier opus mais qui a encore évolué. Intense et jouissif, une forme de tribalisme disco…

note       Publiée le jeudi 7 novembre 2019

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