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Henry Threadgill › Where's your cup ?

7 titres - 66:17 min

  • 1/ 100 Year Old Game (10:54)
  • 2/ Laughing Club (5:00)
  • 3/ Where's Your Cup ? (11:14)
  • 4/ And This (13:40)
  • 5/ Feels Like It (6:39)
  • 6/ The Flew (9:50)
  • 7/ Go to Far (8:56)

enregistrement

East Side Sound, New York City, USA, août 1996

line up

Tony Cedras (accordéon, harmonium), J.t.lewis (batterie), Brandon Ross (guitare), Stomu Takeishi (basse), Henry Threadgill (saxophone alto, flûte)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
avant-garde

Dieu m'est témoin (s'il existe) : je hais l'accordéon. Et bien qu'il soit vrai que je ne me sois jamais attardé sur la carrière discographique d'Yvette Horner, je dois dire que Tony Cedras réussit, sur ce nouvel opus de l'ami Threadgill, à me faire aimer l'instrument, d'habitude trop porteur d'images lourdes de clichés. Strictement en quintette, "Where's Your Cup ?" voit la formation d'Henry Threadgill se limiter à sa composition la plus minimale et la plus classique, mis à part la présence du susdit accordéon (remplacé de temps à autres par l'harmonium). Saxophone, guitare, basse, batterie ; tout les éléments sont donc en place pour la réalisation d'un disque de jazz moderne dénué de la moindre once d'originalité. C'est mal connaître le bonhomme, et sa musique. Une fois de plus, parachuté dans un nouveau contexte, recentré sur ce que l'on pourrait appeler l'essentiel, Threadgill fait la différence en taillant des compositions sur mesure auxquelles il est quasiment impossible de résister. Pour preuve, ce "100 Years Old Game" en introduction, et son gimmick entêtant qui nous emmène sur la pointe des pieds dans une jam endiablée entre Astor Piazzolla et un groupe de jazz rock déjanté. Le discours est simple en apparence et ramené à sa plus simple expression, d'accord, mais l'émotion est palpable, vive et contagieuse. "And This" suit le même tracé de manière encore plus enlevée peut-être, créant l'espace nécessaire pour que chacun des musiciens engagés puisse s'y épanouir parfois, hélas, avec un certain manque de sobriété (Stomu Takeishi tirant quelque peu sur la corde lors de son solo de basse). L'atmopshère reste lourde et tendue, celle d'un film noir et poisseux (pas loin de l'intensité véhiculée sur la bande sonore du film "The Naked Lunch" de David Cronenberg). Noire, la musique peut y prétendre. Noire et belle. Angoissante. Brandon Ross survole la session de sa guitare enfin épanouie et trouve en J.T.Lewis un frère d'arme qui va cimenter leur union au-delà de ce cadre contractuel. Il est impérial sur ce titre, mais sa prestation la plus violente, il la réserve pour "The Flew". "Where's Your Cup ?" est d'une grave austérité, mais de celles qui vous envoûtent pour ne plus vous lâcher.

note       Publiée le mercredi 14 août 2002

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Morbid Saucisson › mercredi 2 janvier 2008 - 15:14  message privé !
Superbe album tres mélancolique... Excellente prestation de Brandon Ross!...
Note donnée au disque :