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Henry Threadgill › Makin' a move

7 titres - 64:21 min

  • 1/ Noisy Flowers (6:42)
  • 2/ Like It Feels (11:16)
  • 3/ Official Silence (8:54)
  • 4/ Refined Poverty (9:04)
  • 6/ Make Hot and Give (7:56)
  • 6/ The Mockingbird Sin (12:13)
  • 7/ Dirty in the Right Places (8:10)

enregistrement

Electric Lady Studios, New York City, USA, juin 1995

line up

Ed Cherry (guitare), James Emery (guitare acoustique), Michelle Kinney (violoncelle), Myra Melford (piano), Diedre Murray (violoncelle), Edwin Rodriguez (tuba), Marcus Rojas (tuba), Brandon Ross (guitare), Mark Taylor (corniste) (cor anglais), Henry Threadgill (saxophone alto), Pheeroan Aklaff (batterie), Ayodele Aubert (guitare classique), Akua Dixon Tourre (violoncelle)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
avant-garde

En définitive, "Song Out of My Trees" aura apporté à Henry Threadgill dans l'agencement de ses titres une perspective plus intimiste et introvertie qui s'accorde assez bien avec sa manière biaisée de nous faire découvrir le monde (tel qu'il est). "Noisy Flowers", premier titre de "Makin' a Move", remet au goût du jour la tendance musique de chambre inaugurée sur des titres comme "Over the River Club" et "Crea", remettant même sur la sellette la pianiste Myra Melford. Sans plus attendre, il donne le ton de l'album. La même équipe s'illustre sur "The Mockingbird Sin", rejoints par le trio de violoncelle auquel le saxophoniste donnait du répondant sur "Refinded Poverty". Trois des sept titres font donc la part belle à cette tentative au format plus restreint que l'on pensait pourtant révolue. C'est souvent dans la confrontation d'aspects antinomiques que surgit les contrastes les plus forts. Ainsi, les quatre autres plages vont montrer le côté le plus enlevé et le plus électrique de sa formation qui, après avoir hérité du sobriquet de Very Very Circus, et Very Very Circus Plus, va devenir Make a Move. Déjà omniprésent sur "Carry the Day", Brandon Ross va prendre du gallon sur cette plaque (il faut l'entendre nous pondre ce redoutable festival de guitare habitée sur "Like It Feels", pas loin, et parfois meilleur que le meilleur Bill Frisell), annonçant son émergence déterminante sur le dernier tome de cette trilogie, à suivre, mais aussi son émancipation, au sein du collectif Harriet Tubman. Malgré ses innombrables qualités, "Makin' a Move" est fatalement un cran en dessous de son prédécesseur. Pas aussi aventureux et extrême que lui, bien que les parties improvisées restent de purs moments de brute intensité, pour la première fois, il n'apporte pas le regard nouveau qui va en général de paire avec chacune de ses réalisations. C'est une déclinaison sous un angle certes un peu plus ardu dans tous les domaines d'un discours déjà connu. Sans rélles surprises et sans réelle passion.

note       Publiée le mercredi 14 août 2002

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Coltranophile › samedi 17 novembre 2007 - 21:29  message privé !
Ce disque est un peu coupé en deux entre des titres qui font vraiment la part belle aux cordes, avec une tonalité très musique contemporaine où explicitement Threadgill cherche à brouiller les lignes entre composition, arrangement et improvisation. Si les autres titres sont plus dans une configuration "jazz", il n'en demeure pas moins que Threadgill a une patte d'arrangeur exceptionnel, même si "Make Hot and Give" et surtout "Like It Feels" patissent d'un Brandon Ross aux réminiscences quasi-fusionnesques de sinistre mémoire qaund il joue en saturation. Ses interventions ici me laissent plus que perplexe alors que dès qu'il passe en son clair, son jeu s'épure et s'ouvre de belle façon. La section 2 tubas/ cor est superbe, même sur les solos où ces instruments sont réputés fort difficiles. Le dernier morceau est à la limite du chef d'oeuvre.
Note donnée au disque :