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Icesun › Heartquake

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Twilight      vendredi 18 octobre 2019 - 16:32

lp | 9 titres

  • 1 Digital sex
  • 2 My blueberry haze
  • 3 Out fo the city
  • 4 Cold inside
  • 5 The toxic in me
  • 6 Sad blue eyes
  • 7 My own personal desert
  • 8 No trust, no love
  • 9 Down to the water

extraits vidéo

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line up

Thomas Mafourche, Laurent Morelli, Matthieu Windey, Fred Schouler, Samuel Kot

Musiciens additionnels : Fate Fatal (chant additionnel)

remarques

https://holyhourrecords.bandcamp.com/album/heartquake

chronique

Les inuits ont une dizaine de mots pour désigner la glace, Icesun pour les manières d’interpréter le post punk: froid, martial, sensuel, nostalgique, moderne…Moins dur, plus coulant que son fort bon prédécesseur mais non moins menaçant et retors, ‘Heartquake’ dégage quelque chose de reptile…Des beats sans fioritures mais variés et omniprésents pour permettre à la guitare de ramper, se tordre, crisser, à la basse de tapisser le fond, au chant de se faire tour à tour sensuel (‘My blueberry haze’), inquiets (‘Out in the city’), dépressif façon méchant (‘Sad blue eyes’)…Outre qu’il est plus complexe dans ses climats, ce disque voit également un Thoms nettement plus à l’aise dans son chant, capable de multiplier les angles d’attaque comme si, plus au fait de ses capacités, il ciblait plus intensément le propos de chaque morceau. Vous en avez marre du post punk de plus en plus aseptisé qu’on nous sort ? Ce disque est pour vous. Froid mais jamais linéaire, sacrément grinçant parfois, truffé de retournements de situations à l’intérieur d’un même titre: l’accélération aux guitares deathrock/shoegaze du final de ‘Sad blue eyes’ avec son effet de choeur sur les voix, un ‘Down to the water’ final qui semble au contraire se diluer, s’éclaircir d’une manière tellement imperceptible qu’on le note à peine, les synthés orientaux givrés de ‘Cold inside’…Oui, ce sont bien les spectres des Cure, Joy Division, New Order, que vous percevez mais tellement malmenés qu’ils en finissent le cul par dessus la chemise. Je n’oublie pas la pièce de résistance, ‘The toxic in me’ avec rien de moins que Fate Fatal en guest, composition lancinante, vénéneusement urbaine, entre sensation d’étouffement et grand air de la ville au milieu des néons nocturnes. ‘Heartquake’ est un disque composé, personnel, reflet d’un panel d’inspirations large mais cohérent et digéré. Tout est dans le titre, depuis quand les sentiments sont-ils linéaires ? 4,5/6

note       Publiée le vendredi 18 octobre 2019

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