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Rammstein › Rammstein

cd | 11 titres | 46:20 min

  • 1 Deutschland
  • 2 Radio
  • 3 Zeig Dich
  • 4 Ausländer
  • 5 Sex
  • 6 Puppe
  • 7 Was Ich Liebe
  • 8 Diamant
  • 9 Weit Weg
  • 10 Tattoo
  • 11 Hallomann

line up

Till Lindemann (chant), Richard Zven Kruspe (guitare), Paul H. Landers (guitare), Oliver Riedel (basse), Christoph Schneider (batterie), Christian Lorenz (claviers)

chronique

Styles
metal
electro
pop
Styles personnels
neuneue deutsche härte

La simplicité a du bon. À l'image de cette pochette, qui est à la fois la pire et la meilleure de la discographie des pyromanes. Rammstein revient en 2019, comme Rambo : peine-hard, gueule blette ; replet, mais sûr de sa puissance ; muscles et chibre usés, mais toujours épais et veineux. Sans prise de (hum) risque ni de tête, mais avec une nouvelle armada de singles très "paup", très - très très - bêtes, sonnant parfois férocement dance music, mais aussi, euh... efficaces. Écrire des tubes pop pour manier le lance-flammes, ça demande un peu de talent tout de même ! Et cette sélection de chansons poppy-brutasses, si pas la plus mémorable des rockstars germaines avec son feeling encore un peu trop "Rammstein micro-ondé", me semble plus solide que Reisenrot et Liebe Ist Für Alle Da - même si elle hérite de la mélancolie lessivée du premier et de la laideur du second : bien putassière comme de coutume, mais plus costaude. Voire par endroits attachante, à la Mutter/Reise Reise. M'en soient témoins ces "DEUM DEUM" en chœur fins comme du vieux Type O, sur la grimaçante et difforme "Puppe", morceau le plus tordu de l'album (de leur carrière ?), laissant comme un sale arrière-goût d'Umbra & Imago et de Calva Y Nada après son passage. Le mauvais goût ? Toujours allié de Rammstein, plus que jamais. Encore plus efficace qu'un tube à base de schneck pour "faire le buzz" : l'allusion aux camps de la mort, aussi brève soit-elle dans ce clip bien moche (que dire alors de celui de "Ausländer" ?) Secousse sismique qui fit trembler jusqu'à la carcasse de la grosse Merkel. Le rapport aux démons locaux reste d'une ambiguïté esthétique savamment entretenue, comme toujours avec ces vieux enfants de la RDA ; c'est ainsi depuis leurs débuts. "Tous les allemands ne sont pas nazis monsieur" - Oui... je connais cette théorie. N'empêche qu'il existe des nazis allemands ; c'est un peu comme les hypocondriaques qui peuvent quand même tomber malades, si vous voulez... ce sont des choses qui arrivent ! D'façon seule la musique nous intéresse, les clips ne passent pas dans les oreilles. Et ce "Deutschland" envoyé en première ligne au front sonne connement technoïde 90's, anachronique à donf', avec son riff heavy-power metal qui fusionne avec le gimmick tuning. Les gimmicks du claviériste maigre : depuis "Du Hast", toujours plus chimi-cons, ici plus Oomph! que jamais. Le mec est embauché pour se servir d'un ou deux doigts (tu m'étonnes, qu'il leur sert de souffre-douleur attitré...) et il semble que cet album soit un peu le sien, comme Sehnsucht. "Radio", donc : aussi débile et relou que "Amerika", la petite touche mélancoli-Kraftwerk en plus. J'avoue l'avoir dans la caboche, même si c'est pas un signe de qualité en soi. Le gimmick de "Ausländer", plus-compile-Dance-Machine-fin-des-années-90-tu-meurs, me renvoie à mes années collège et aux trois neurones et demi que j'avais alors pour apprécier la musique (maintenant j'en ai quatre). "Come on baby c'est-c'est-c'est la vie !" Sans doute dans le top 3 de leurs tubes les plus cons, ce qui n'est pas peu dire. Dans le reste, j'accroche ("Pupper", "Weit Weg") ou je décroche ("Was ich liebe", ou "Tattoo" qui fait très chute studio de Mutter). Et puis il y a la toute petite, presque invisible, mais éloquente "Diamant". Ironiquement, le plus gros titre est celui qui est dénué de grosses guitares. Ces bourrins de rock star allemandes empâtées sur le retour, quand ils lâchent le fan-service pour les stades et la jouent dépouillé, savent écrire une vraie chanson triste aussi bien que Neil Young (j'ose tout, c'est à ça qu'on me reconnaît) ! Je me dis en écoutant "Diamant" - et en me souvenant de "Los" - que ça aurait de la gueule, un album acoustique de Till Lindemann. Et que Rammstein c'est cette énorme machine 4ème Reich Pop pour les foules, horriblement mécanique et plus écœurante que toutes les attractions de Disneyland enchaînées dans la même matinée, mais avec un cœur gros comme ça, qui veut pas crever.

note       Publiée le dimanche 8 septembre 2019

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Dun23 › mardi 10 septembre 2019 - 07:06  message privé !

Et ben moi je l'aime bien, celui là, efficace, pas prise de chou, redondant avec le reste de la disco, mais passe plus que bien, et il y a Puppe.

dariev stands › mardi 10 septembre 2019 - 00:03  message privé !
avatar

faudrait qu'il y ait surtout Zorn et Neurosis, alors, chez E. Jumbo...

Klarinetthor › lundi 9 septembre 2019 - 15:02  message privé !

Il passe bien oui, je voulais passer la quatrième mais elle accroche. Les morceaux débiles passent, tout comme les plus délicat; au moins on ne se fait pas chier comme sur le dernier album de T...

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E. Jumbo › lundi 9 septembre 2019 - 14:13  message privé !

Allez il manque plus que le Korn et le Slipknot et la page d'accueil de Guts ressemblera à s'y méprendre avec les premiers mois du site !

Note donnée au disque :       
allobroge › lundi 9 septembre 2019 - 14:00  message privé !

Ah Rammstein, le mauvais gout teuton à son paroxisme ! Certes mais c'est ça qui est trop bon !

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