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Lebanon Hanover › Besides the abyss

cd • 10 titres

  • 1Holy sky
  • 2The crater
  • 3Fall industrial wall
  • 4The chamber
  • 5The well
  • 6Moor
  • 7Chimerical
  • 8Dark hill
  • 9Spirals
  • 10If Bernhard could see us

extraits vidéo

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enregistrement

Athènes, mai 2014

line up

Larissa Iceglass (chant, musique), William Maybelline (musique)

Musiciens additionnels : Dimitris Pavlidis (guitare), Perseas 8saxophone)

remarques

https://lebanonhanover.bandcamp.com/music

chronique

Lebanon Hanover n’arrêtent pas, un disque par an (sans compter les escapades Qual pour William Maybelline), des concerts…Les langues de vipères persifleront qu’avec une musique aussi minimale, rien de bien étonnant. Pas si certain. Quand on propose peu, il faut choisir ce peu avec doigté, ce qui n’est pas si évident. Le duo maîtrise cet art de la monotonie qu’il cultive avec dandysme; pas de renouvellement spectaculaire dans l’approche ni dans les sonorités, juste une manière de décliner la formule encore et encore, traquant le moindre vide non exploré pour y mettre le moindre grain de poussière en évidence. La spécificité de cette galette demeure que sa seconde partie se veut plus positive. Effectivement, les premières compositions évoluent dans un registre cold fortement dépressif et gris alors que les derniers paraissent (je dis bien ‘paraissent’) plus rythmés, plus clairs (‘Broken characters’ auquel la guitare apporte une légère touche Bowie rafraichissante) …Illusion, cette clarté ne les en rend que plus tristes selon moi (‘Chimerical’ avec ses notes faussement allègres à tirer des larmes de glace) et les deux ultimes chansons renouent avec des sons clairement obscurs, sous-terrains à la limite, qui prouvent que la notion de ‘positif’ est toute subjectif dans l’univers de Lebanon Hanover. Etonnamment la formule, malgré son manque de surprise, fonctionne à nouveau. Les boîtes binaires, on les connaît par coeur, mais le traitement des synthés, quelque chose de froid et de religieux à la fois, apporte une note différente aux ambiances chères au groupe, même dans les instants les plus ‘légers’, sans oublier le saxophone de ‘Moor’ (belle idée). Le duo sait faire danser, renouvèle ses climats, plus que les mélodies d’ailleurs qui finissent par se ressembler un peu de par le timbre monocorde et retiré de Larissa Icelgass (William a un chant plus charismatique mais il évite le micro sur ce disque); je dois pourtant avouer que même si je suis circonspect à chaque fois, la magie glacée opère et je me laisse capter par cette musique. Pour combien de temps ? Cela a-t-il une quelconque importance ? Certainement pas.

note       Publiée le dimanche 1 septembre 2019

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notes

Note moyenne        3 votes

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Richard › dimanche 1 septembre 2019 - 14:47  message privé !

Tout de suite adhéré au peti côté Garlands Cocteau Twins (sur "Hollow Sky", c'est frappant) dès la sortie de cette galette. On ne peut pas plus faire plus froid et plus rêche.

Note donnée au disque :