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Stinky Porx › ЛOBЙБ ЛЯ MЧXA

cd • 7 titres • 26:02 min

  • 1My Chair
  • 2Pain
  • 3Drunk
  • 4T.B.Y. P.I.G.
  • 5War's Decider
  • 6Ich Liebe Dich
  • 7Later

line up

Dadichbin Crabovitch (basse, chant yaourt), Dgo Yoobloo Flaf (guitares), Estafrüh Zaktabart (basse, chœurs animaliers), Nurdat Neglet Sprechenzymir (synthé hypnotique & psylo-claviers) Ferkanglüch Tzerzas (batterie PVC)

remarques

La date de sortie exacte est inconnue (entre 1996 et 1999)

chronique

Parlons un peu du tout premier album sombre et expérimental, ou tout du moins du premier album alternatif que j'ai écouté, découvert pas longtemps après son pressage soit, approximativement, en 1998 ou 1999. Un skeud à l'impact extrêmement local, enregistré au Kaiser Studio mais pas vraiment typé rock garage (sinon en terme de résonance), plutôt noise rock chelou. Je suis peu souvent retombé sur cette pochette "plante carnivore & mouche" depuis que j'ai fini par la laisser prendre la poussière au tout début du millénaire, mais jamais je ne l'avais rouverte, en tout cas pas pour l'écouter... Mon premier disque de noise rock ? Le terme est un peu réducteur pour la tambouille, mais c'est un peu ça. Noise rock - fusion à la crétinerie manifeste (ces mecs devaient écouter Jesus Lizard et Primus, pour sûr) avec un goût tenace de grunge déviant et une ambiance toxico-prolétaire. Alors que je le découvrais sans me soucier le moins du monde d'étiquettes sinon celles qui me grattaient la nuque, et que je l'écoutais comme un pur objet musical non-identifié, il était sans conteste l'album le plus expérimental de ma collection (avec le best-of de Gotainer et ce CD gravé de Trisomie 21, OK). Il me semble toujours aussi chelou, tout ce temps après. Je me souviens que quand j'ai découvert le premier Korn deux ou trois ans plus tard j'ai parfois pensé à ce Stinky Porx. Cette alterno-bizarrerie dreadlockeuse craspec de chez craspec, un peu... Pas Bungle, pas Senser, même si doit y en avoir aussi, même s'ils devaient en écouter, aussi... Même si les mecs avaient plus des dégaines et des délires à la Crust (cf. les photos du livret) ou autre groupe à rendre chèvre un pigiste de Nextclues, avec ce même humour noise rock rural, comme ces blases du line-up qui semblent choisis pour enquiquiner le chroniqueur qui va les taper laborieusement d'une main en tenant le livret de l'autre, ou ce titre en cyrillique éthylique qui va avoir raison de sa patience, gggrrrRRRRAAAH ! Stinky Porx en 1999, donc, en rotation lourde dans le walkman CD, m'envoyait d'abord des visions de musique de mecs plus vieux que moi qui se blessent les coudes dans des concerts ou les genoux au motocross, et me renvoyait un peu aussi au lieu chelou d'où il m'est parvenu : la maison d'un pote de mon pater, lui même père du membre a priori fondateur de Stinky Porx. J'imagine que c'est son daron qui l'a refilé au mien, qui préfère écouter Mouloudji, et qui me l'a refilé, p't'être aussi parce qu'il me savait déjà condamné à écouter de la musique jouée de traviole. Quoiqu'il en soit je me souviens d'une dégustation de Ricard interminable chez ce monsieur, pendant laquelle j'étais resté assis sur le canapé du salon, à regarder les coussins bizarres imprimés avec des photos de famille aux teintes aussi surnaturelles que cette pochette... À coup sûr, l'entité Stinky Porx naquit dans ce cadre subtilement hostile, ou à proximité... Ces riffs de villageois et ces breaks "camping de la 4ème dimension" restent tout autant associés à mon premier et dernier BMX massacré par des escaliers de béton, ou à cette VHS de Bad Taste avec un alien en pâte à modeler qui fait un doigt d'honneur, ou aux graviers de cette cour dans lesquels je piétinais en ovales en écoutant ce skeud... Certains souvenirs restent bien englués, à croire que le cerveau est une dionée. Un encéphale esquinté qui retrouve, bien plus tard, intacts, bruts de crotte à modeler, ces sept morceaux itchy-scratcheux : "My Chair" et sa noisy-fusion disloquée sous ambiance Ghostbusters, "Pain" et son groove dissonant bien sinistre, ou ce "War's Decider" entre le second Fudge Tunnel et le premier Slipknot, ou encore "Drunk" et son livide yaourt mi-Cobain mi-Cantat (avec ces synthés asilaires en glaçage, ça aide !) Enfin tout ce référentiel, je l'avais pas, et tant mieux, car j'aurais vu dans cet album amateur mais très insalubre des liens somme toute rassurants, confortables ; et pis comme disait ce maraîcher dont j'ai oublié le nom : "le critique compare toujours, l'incomparable lui échappe" - prends-toi ça dans le lorgnon, scribouillard recroquevillé, et rends ses oreilles à l'enfant ! D'façon le titre qui tournait le plus dans mon baladeur CD "dynamic bass boost" balafré de partout, c'était "Later", que je compare encore à rien d'autre qu'à "Later", avec son riff bien sale, moche et buté, qui bourre férocement la bolognaise industrielle dans les esgourdes, et sa dissonance qui s'agrippe aux synapses avec ses petites pattes velues. "I'm sorry for my late"... peut-être inspirée par des remontrances d'un prof de biologie plus sévère que les autres, qui sait ? On disait déjà "SVT" à l'époque, pas vrai ? Pfff, souvenirs collés comme des mickeys sous la table du collège, disque collé dans un coin d'une étagère et qui refait surface hors des particules de peaux mortes accumulées, sans prévenir, au détour d'un flashback nineties rance de chez rance qui transperce l'espace-temps... Burgundian noise rock, motherfuckerz !

note       Publiée le vendredi 30 août 2019

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Rastignac, sors de ce corps ! Tu le vends fichument bien, en tous les cas,, je vais itchy-scratcher.