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Sleaford Mods › The Mekon

cd • 10 titres

  • 1Armitage Shanks
  • 2Barmy army
  • 3Dead cities
  • 4High noon
  • 5The Mekon
  • 6Jobseeker
  • 7Stevie
  • 8Trixie
  • 9Peter Peter Peter
  • 10Suede head

extraits vidéo

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line up

Jason Williamson (chant), Simon Claridge (sampling, loops)

remarques

chronique

Aller au concert de Sleaford Mods avait deux objectifs: voir le groupe (noooon ? C’est vrai ?) et piller le stand de merch’. A l’exception du tout premier album (pas sûr que les deux mecs seraient ravis d’apprendre qu’un gus cherche à le vendre près de 200 euros sur Discogs), la razzia en question a été on ne peut plus fructueuse, avec notamment ce second album sur lequel je louchais après avoir entendu des extraits sur Youtube. Si aujourd’hui, à force de persévérance et de travail DIY, le duo commence enfin à récolter les fruits de son labeur, imposant son image décalée et sa démarche assez unique, un disque tel que ‘The Mekon’ rappelle à quel point leurs racines sont punk au sens noble et prolétaire du sens. Fondamentalement, la composition a toujours suivi le même processus, sampler sans vergogne, boucler (sauf que ce n'était pas encore Andrew Fearn qui occupait le rôle du voleur), et assaisonner le tout de textes sans concession. Ce qui surprend les moins habitués, c’est la richesse d’ambiances développées sur ce skeud avec cette simple technique. Les sonorités choisies sont plus âpres, grinçantes (‘The Mekon’ est construit sans scrupule sur un sample du ‘Pretty vacant’ des Sex Pistols, ‘Submission’ pour ‘Trixie’; pour ‘Peter Peter Peter’, ce sont les Jam qui y passent, les autres vainqueurs pillés se révélant les Who), certaines chansons sonnent limite punk du coup, d’autres post punk, rien de surprenant jusque là, si ce n’est que la touche hip hop est peu présente (Stevie’ peut être, qui emprunte à Nas). ‘High noon’, putain de morceau, là, c’est du choc ! Construit sur des lignes piquées aux Beatnuts, groovy et torve, il nous révèle un Jason Williamson qui chante, crooner des caniveaux sacrément émouvant dans sa complainte du loser (‘I can’t hold down a job or girl, I can’t hold down anything in my life…’). Une merveille. Au rang des curiosités, la première version de ‘Jobseeker’ composée en pillant les Yardbirds vaut également son pesant de cacahuètes. Niveau vitriol, aucun souci, Jason Williamson s’est fait un bain de bouche avec la bouteille et a oublié de cracher. C’est raide et sans concession, comme toujours, et même ses vocalises en intro de ‘Trixie’ font marrer comme on se marre en matant ‘Orange Mécanique’. Une bombe d’humour noir dénonciatrice et sans doute le meilleur album du duo. 'Sleaford Mods from the flatlands !'

note       Publiée le vendredi 16 août 2019

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