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Sunshine Blind › Liquid

cd | 11 titres

  • 1 Chimera
  • 2 Neon
  • 3 Release
  • 4 The longing
  • 5 Child
  • 6 Undercurrent
  • 7 Noone
  • 8 Yama
  • 9 I ran
  • 10 Bus (almost a tree)
  • 11 Rain spirit

extraits vidéo

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enregistrement

'R' Mann's Den-O-Sin logo

line up

Caroline Blind (chant, guitare, programmation), CWHK (guitare, programmation, guitare douze-cordes), Cousin Al (basse)

chronique

Voilà un disque parfait pour les étés caniculaires très à la mode depuis quelques temps, des teintes fraîches, bleutées, un titre éloquent incitant au rafraîchissement (des chairs ou du gosier, ou les deux, une bonne bière au milieu de la rivière, rien de tel) mais voilà surtout un disque sous-estimé, comme son prédécesseur d’ailleurs. Trop de personnalité ? Peut-être, Sunshine Blind avait ce don de nous présenter le All about Eve des débuts s’il avait joué du deathrock aux USA dans les 90’s, un mélange de force et de douceur à cheval entre deux continents. Programmation claquante, sèche et triomphante, des guitares puissantes, glissant comme des serpents avant d’exploser dans une rage grinçante (‘Release’), capables pourtant de se recroqueviller sur elles-mêmes comme un fauve se replie, le poil doux, pour mieux le hérisser et relever la gueule à la chanson suivante. Le calme n’est pas trompeur chez Sunshine Blind (les magnifiques ‘Child’ et ‘Undercurrent’, la valse cristalline de ‘Bush’), on peut s’y abandonner mais on sent bien que ça ne durera pas éternellement car la fragilité n’est jamais réellement de mise. Le groupe signe pourtant des perles ambient comme seules les formations ricaines en sont capables (Trance to the Sun en tête) portées par le chant sublime de Caroline Blind. Ce qui n’empêche pas cette dernière de montrer les crocs quand nécessaire, de manière parcimonieuse, car le danger réside justement dans l’économie et la surprise. Le duo joue beaucoup sur les alternances d’économie et des attaques puissantes (‘Yuma’) mais de manière moins ouverte, légèrement plus torve que sur l’opus précédent (‘Rain spirit’…S’agit-il de mourir desséché dans le désert ou de relever la tête avec fougue face aux défis de la vie ?) lui permettant de nous surprendre avec une reprise personnelle et réussie de A Flock of Seagulls (le chant assuré, froid, de Caroline y fait merveille). Dancing Ferrets avait bien senti le truc en compilant cet album avec son prédécesseur sur un seul double car plus que d’évolution, les deux disques incarnent les deux faces de la même médaille, comme une forme de yin et yang. En attendant, si vous trouvez qu’il y a trop de petites algues dans la rivière, la bière dans la piscine, c’est bien aussi.

note       Publiée le lundi 12 août 2019

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Richard › lundi 12 août 2019 - 09:27  message privé !

La richesse de la scène américaine du milieu des années 90 était tout bonnement incroyable ! Merci de nous rappeler Twilight la qualité de cette formation entre autres. L'alternance mentionnée est effectivement des plus réussies et Caroline Blind mine de rien (du moins pour moi) fait parti des grandes voix des univers sombres. Encore un combo bien injustement oublié...

Note donnée au disque :