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Rose › Into The Unknown

cd • 10 titres • 45:06 min

  • 1Fading Away
  • 2Past
  • 3Into The Unknown
  • 4Do You Know My Name?
  • 5Past Gone
  • 6Grass
  • 7Season Of Pain
  • 8Die To Flesh
  • 9Walking For Miles
  • 10Satan's Calling

line up

Randy Rose (chant), Steve Kamada (guitares), Mike Link (basse)

Musiciens additionnels : Ben Jacobs (guitares), Stan Leisenring (batterie)

remarques

chronique

Le filou qui m'a fait découvrir ce petit groupe (le même qui m'a fait découvrir Revelation, donc un gars qu'on écoute toujours même quand on connaît sa tendance à l'emballement fashionista) via leur quatrième album ci-présent, a cité Danzig, mais quand j'ai lu sa chronique pourtant succincte j'ai oublié de relever un détail cocasse : Rose est un groupe de rock chrétien. De heavy-grunge chrétien, précisément, obédience Soundgarden. Si j'avais lu correctement la canaille, j'aurais direct repensé au temps où je lorgnais sur Stryper entre deux Poison. Mais Rose c'est quand même moins prosélyte que les abeilles, et surtout moins ridicule : j'ai dit que c'était du grunge heavy, pas du hair-metal... Même s'ils ont manifestement écouté les Guns'n'Roses, comme beaucoup de jeunes gens de leur temps. Et Saint Vitus et Trouble. Un petit peu mieux que Stryper aussi, tout de même, à moins d'avoir du miel dans les oreilles. Le chanteur, Randy Rose (oui, comme Jon Bon Jovi, il donne son blase à son groupe), qui a son petit culte underground depuis qu'il a tenté de porter son message dans un mouvement new romantic sur le déclin (Mad At The World), vocalise désormais comme un vétéran du hard rock des années 70, qui aurait pris le train grunge sur le tard pour séduire les adolescentes redneck. Rose, quand il ne fait pas son karaoké Ronnie James Danzig, hésite même sur certains passages entre singer l'Axl homonyme, Layne Staley ou Chris Cornell ("Grass"). Un opportuniste sans personnalité, donc, mais pas dénué de talent, tant dans la new wave que dans l'alternatif. Pour le côté récupération de jeunes satanistes en perdition, on repassera : le rock chrétien étant par nature oxymoron - porté au paroxysme du grotesque avec le black-metal chrétien - les paroles sont parfaitement dédaignables, les born again se bousculeront pas au portillon. Quant aux riffs, s'ils sont intégralement pompé à d'autres groupes, on s'en fout un peu : ils font le taf à donf, autant qu'un rosé bien frais sous la pergola. On d'mande pas plus vu qu'on attendait rien. Y a même une jolie ballade de plouc ("Season of Pain") avec la foi en bandoulière. Cet album est aussi correct que les débuts de Soundgarden, allez, hop ! Même si le batteur quand il est là (on soupçonne l'embauche d'une boîte à rythme) frappe comme un mitron claquant son antépénultième kouign-amann, c'est pas grave : les moyens sont UG mais on sent la franchise, l'amour du travail bien fait - et, il va sans dire, de son prochain. Alors désolé pour ceux que ça gênera, mais avec tous ces disques vénérant le Malin dans nos archives, faut qu'on contrebalance un peu : Rose c'est opiniâtre et c'est beau gosse, comme Jésus Christ. Rien que de naturel donc, si leur musique est toujours un peu trop dans les clous.

note       Publiée le dimanche 4 août 2019

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torquemada › dimanche 4 août 2019 - 22:55  message privé !

intriguant

Raven › dimanche 4 août 2019 - 22:49  message privé !
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Clone de Depeche Mode est un peu réducteur. Ils ont aussi fait du a-ha ^^

Note donnée au disque :       
Shelleyan aka Twilight › dimanche 4 août 2019 - 20:56  message privé !
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Randy Rose faisait partie du groupe new wave chrétien MAD AT THE WORLD avec son frère...De clone de Depeche Mode, ils ont évolué vers quelque chose de plus dur, entre The Cult et Billy Idol. Le petit Randy était quand même celui de la team à porter perfectos, cheveux, crêpés ou habits sombres...