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Hail!Hornet › Hail!Hornet

cd | 10 titres | 41:08 min

  • 1 Believe In Black
  • 2 Golden Whore
  • 3 Drunk Tank
  • 4 Foxy Fuck / No Solution
  • 5 Devil's Hound
  • 6 Nerves
  • 7 He Who Walks Behind The Rose Bros.
  • 8 Concussion Conspiracy
  • 9 Lifes Riddle
  • 10 Swarm Of Malice

line up

T-Roy Medlin (voix), Vince Burke (guitare), Dave "Dixie" Collins (basse), Erik Larson (batterie)

chronique

Pour décrire le sludge, pas besoin de faire un crobard : y a des groupes qui se moulinent leur formule en deux temps trois mouvements, pour ceux qui seraient pas encore au courant du lahar. Travaillant la sauce sludge primordiale à la façon d'une pâte à crêpes, certains ont même opté pour le groove ultra-élastique, comme le super-groupe Hail!Hornet, qui contient des vrais morceaux de Buzzov*en (j'ai trois disques cools d'eux que je n'écoute jamais) de Weedeater, Sourvein, Beaten Back to Pure (trois groupes m'étant aussi familiers que la concision), et d'Alabama Thunderpussy (à ne pas confondre avec Nashville Pussy, plus femdom). Leur QG (le chroniqueur va sur le wiki et google images pour en apprendre plus au lecteur, c'est un métier) : un bled de Caroline du Nord qui s'appelle Moyock, et qui n'a vraisemblablement pas plus d'attrait touristique qu'un hameau lambda de nos plus plates campagnes (Bresse bourguignonne, si tu nous lis...), mais un nom à la sonorité sinoque remarquable. La musique : un power-sludge'n'roll bien souple et pas avare en hardcore. Faut dire que Hail!Hornet sont bien épanouis de la colère, dans leur patelin à faire fuir les épouvantails (et voler les frelons à l'envers). De la haine décontractée en quelque sorte. Assouplie à la Bud. On écoutera idéalement ce premier album comme un -(16)- plus rural et ivrogne, le feeling étant par moment quasi-identique (cri dru, colère vert kaki, riffing galvanisant). Les trombines des gars à l'intérieur du boîtier, ambiance 'Deliverance, trois générations après', sont pas mal non plus pour décrire leur musique : casquette à la Unsane (du reste c'en est, sur "Life's Riddle") contre chapeau de pêcheur, barbes certifiées 100% tabac à rouler, canette de zonard en pogne, tronches sympathiques de mecs avec qui on veut pas rester. Des punks à chien, de fusil. Parce qu'ils tiennent leurs guitares comme des carabines de forain, les Hail!Hornet : on plombe tous les ballons et on gagne le nounours en peluche sans tête, hop hop hop !!! Ils défèquent même un tube avec un groove élastique ultime, "Foxy Fuck / No Solution", qui fait du concassé de cervicales. Puis tout s'enchaîne de façon très fluide et très bête & méchante, comme une vidéo de Franck Ropers montrant comment contrer une attaque surprise de moissonneuse-batteuse dans une ruelle sombre, juste avec les coudes. Assez grisant, en matière d'agressivité communicative. C'est même un petit festin, du gros riff patapougne en veux-tu en-voilà qui envoie la rémoulade maison en rafales bien serrées, telle cette "Golden Whore" aussi primitive que du bon Slayer. Le chroniqueur, ce graphomane désuet voué au cholestérol, en est presque réconcilié avec son hobby. Il se dit aussi que si les frelons faisaient du miel, il aurait sûrement un goût de viande (une idée pour ces gros connards de frelons asiatiques, au lieu de décapiter nos précieuses abeilles). Et que si les frelons étaient mélomanes, et si on pouvait fabriquer des casques audio assez petits pour leur tête - mais bien sûr seulement si les frelons avaient des oreilles - et bien ce qu'ils entendraient pendant leurs piqués en escadron serait sûrement proche de cette musique. Du coup je me suis un peu perdu dans ma description technique, mais résumons en disant que H!H (néo-nazisme cryptique ? humour redneck ?) fait du sludge alcoolo-combattant pied-poings, fluide, véloce, avec lequel on a pas le temps de se faire chier, mais plutôt qui nous chie dessus, latéralement, par les côtés (ah ça veut dire la même chose ?) et même par en-dessous (slow-traquenard, les salauds ont collé un passage plus calme et doom avec la vieille voix de goule qui va bien, ni vu ni connu). C'est verdâtre et on est content (ça se fume ?) Primitif, mais fait avec amour. (Hé bé, si avec ça j'ai pas battu mon record de parenthèses...)

note       Publiée le jeudi 1 août 2019

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born to gulo › lundi 12 août 2019 - 12:01  message privé !

Hé! mais je l'avais même pas vu passer, elle !

Note donnée au disque :