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Misthyrming › Algleymi

cd | 8 titres | 46:16 min

  • 1 Orgia [05:27]
  • 2 Með svipur á lofti [07:05]
  • 3 Ísland, steingelda krummaskuð [06:25]
  • 4 Hælið [02:32]
  • 5 Og er haustið líður undir lok [04:41]
  • 6 Allt sem eitt sinn blómstraði [06:57]
  • 7 Alsæla [06:05]
  • 8 Algleymi [07:04]

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré et mixé par D.G. à Gryfjan (Islande, 2017-18). Masterisé par Jaime Gomez Arellano à l'Orgone Studio (Angleterre).

line up

D.G. (voix, guitare, claviers), H.R.H. (batterie), G.E. (basse), T.Í. (guitare, voix)

remarques

Sorti en cd et vinyle, disponible également sur bandcamp.
Illustration par Manuel Tinnemans.

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
tous unis contre la vie

De l'eau est passée sous les ponts depuis la dernière fois. Depuis la dernière fois, j'ai écouté beaucoup de black metal et notamment du black metal islandais. Je suis moins obsédé par Milton et la matrice féminine peut-être. Et surtout j'ai pu voir ce groupe en concert et je fus très déçu. Comment se fesse qu'il y ait des écarts pareils ? Entre mon salon où je kiffais et la cour dans lequel j'avais pu voir ces mecs repeints à la bombe ? Habillés en chemise ? Hmm ? J'ai donc abordé ce nouvel album avec le bout des orteils. Je crois que Misthyrming (orthographié comme ça pour l'instant, désolé), est considéré comme l'une des têtes de gondole de l'IBM, pratique de se dire ça, mais en même temps (...) bien inutile pour vous décrire quoi que ce soit... alors... si ça a l'air de vous plaire... "passons à l'acte". Le propos de cet album est d'une grandiloquence bien plus puissante qu'un ordinateur, ou que d'une tête de gondole. Je déroule. Le premier titre va plaire aux aventureuses qui aiment faire du vélo au bord du précipice de la damnation alors que les éclairs de Zeus ou d'Odin atterrissent à gauche, à droite, faut slalomer. Le deuxième morceau va vous faire pousser des pics autour des avant-bras, vous poserez le pied droit sur le retour et vous ferez le geste de la bêbête au public, les drapeaux flotteront comme dans un concert de Manowar. Pointeront quand même ces spleens divers que je retrouve à chaque fois dans les productions Vanagandr et autres joyeusetés de la terre du Milieu (de l'Atlantique) ; vivre en Islande ça parait lourd, un peu comme en France, mais en plus froid et stérile, ce que confirmera le chapitre III (après la révolte contre Dieu on revient aux préoccupations plus terre à terre) - l'Islande, c'est la lose. Ça me fait du bien de lire de temps en temps des paroles de groupes de BM(W) crachant un peu sur leur quartier pourri au lieu de semer des hymnes à leurs campagnes ancestrales. Ce morceau s'intitule "Island, steingelda krummaskuth", traduction islandais>anglais>français : "Islande, décharge castrée", la traduction directe par gogol de l'islandais vers le français donne : "Islande, le bois de chauffage s'est émietté". Hmmm... ce poêle en panne est donc un mid tempo déprimé, donnant envie de crier à l'unisson avec le chanteur que son pays pue du fion (c'est lui qui le dit, il parait que c'est joli quand même). Après tout ce blabla viendra un instrumental lent et méditatif, enfin une sorte de transition qu'on dirait un générique de fin de jeu vidéo (je suis toujours déçu par ces moments là, c'est toujours trop... peu. Là, c'est idem.). On finira l'album sur du cafard, vu que tout est censé se terminer mal, la souffrance étant toujours dirigée par cette voix bien grave et pleine de gravier, se situant entre le dégueuli et le sanglot mal avalé. Ça descendra de plus en plus dans cette affliction qui va littéralement me prendre à la gorge à partir de "Allt sem eitt sinn blomstrathi". Il faut avoir l'empathie facile avec Misthyrming, ça passe mieux pour suivre cette interrogation que le chanteur nous hurle à la gueule : "je voudrais bien plus ou mieux, ou moins ou pas pareil, et quand quelque chose arrive, c'est déjà terminé, et quand quelque chose émerge, ce n'est pas ce qu'il faut.". Pfff... c'est dur. Tous ces hauts, ces bas. Moralité et ressenti global : ceci est un album qui synthétise bien les obsessions de l'homme si on le voyait comme un machin qui ne peut tenir en place. L'homme, cet enfant hyperactif. L'homme qui a donc besoin de Méthylphénidate. C'est cette dialectique qui est à l'oeuvre ici, portée par une très belle musique, encore une fois, hantée par le besoin de choper la mélodie qui tue, avec plus ou moins de succès (l'instrumental un peu chiant, peut-être quelques fois des dichotomies trop marquées entre ce côté diabolique et la désespérance, entre la gravité de la voix et les lignes de guitare très larmoyantes... faut bien que je trouve des failles...). Beaucoup de contraste en fait : la pochette est quasiment monochrome mais cet album est coloré. Cet album pousse aussi à l'écriture et à la réflexion. Il pourra me faire ruminer inutilement et faire me reperdre sur tous ces chemins déjà empruntés, trop souvent. Mais je tente un truc : on s'y met à plusieurs pour se motiver. Allez, venez, on doit emmener la tarte à Mère-Grand, c'est aujourd'hui. Non, faut pas pleurer. Non, c'est comme ça. Allez.

note       Publiée le jeudi 6 juin 2019

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Maradona › jeudi 6 juin 2019 - 12:22  message privé !

Bien résumé par microbe. Adieu DSO, bonjour MGLA.

Note donnée au disque :       
microbe666 › jeudi 6 juin 2019 - 10:34  message privé !

Cet album j'y trouve un peu trop de BM-rock polonais à la MGLA/Furia, en particulier sur la 2nde moitié. Je les avais vus en live sans connaître, et ça m'avait vraiment pas plus parlé que ça. Là c'est quand même chouette, et j'aime bien l'instrumentale (qui, dans ma tête, sonne un peu western, et que j'écoute avec d'autant plus de plaisir qu'elle précède la chanson ptête la plus "polonaise" de l'album, qui le fait moins). Beau boulot sur les claviers, ce qui sans être fondamentalement original, apporte la touche de plaisir et d'ambiance qui va bien !

Twilight › jeudi 6 juin 2019 - 10:14  message privé !
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Il grimpe dans le colon celui-là...4 pour le premier, celui-ci me semble aussi un cran au dessus.