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Waiting For My End › Our need of consolation is insatiable

cd | 5 titres | 40:06 min

  • 1 L.I.N.E. [08:35]
  • 2 The trouble with being born [06:07]
  • 3 I decline [08:42]
  • 4 The miracle of liberation [07:56]
  • 5 Behold my vain sacrifice [08:42]

line up

A.K. (tout)

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
dépressif

Waiting For My End est un one-man band comme on en faisait dans les années 90, au fond de sa cave ou de sa chambre en mode misanthrope, loin des autres. Il s'agit d'un projet d'A.K. qu'on peut voir dans nombre de combos français comme Merrimack, Decline Of The I ou Vorkreist (pour n'en citer que quelques-uns). Et là, il s'atèle à un style ultra-épuré, du black metal old-school dans la même veine que Burzum avec un son de guitare ultra-sale, cru, saturé avec un écho impressionnant. Bref, vous prenez les premiers Burzum, vous comprendrez. Le reste des instruments (basse, batterie, claviers) propose presqu'étonnamment un son beaucoup plus clean, tout comme les leads de guitare ce qui donne même un petit côté aérien bien sympa. A.K. a voulu ce son de guitare, ce chant légèrement en retrait avec énormément d'écho. Il ne s'agit pas d'une limitation des moyens d'enregistrement. Par dessus, le chant vient de loin, ultra-crié et agonisant. On nage en plein black metal dépressif à la Silencer, Forgotten Tomb, early Shining, Bethlehem etc. Concernant les petites touches personnelles, j'aime vraiment bien ce son d'orgue bien prenant et ample qui donne une petite touche mystique à l'ensemble. Tous les clichés y passent, ambiance fond du trou crasseux, des cachets à la main et la seringue qui a servi 10 fois à côté. Tout y passe, cette réflexion sur le sens de la vie, le désespoir, cette impression d'inutilité, ce cri face à soi-même, sur le thème d'un essai (du même nom que l'album) de Stig Dagerman. Quand même, pour replacer dans le contexte, cet auteur suédois a quand même fini par se suicider asphyxié après avoir fait tourner le moteur de sa voiture dans son garage fermé ! L'album n'est pas là pour révolutionner le genre, mais il est tout simplement bon. Les codes du style sont tous présents, rythmes lents du début à la fin, peu de variations mais avec des quelques breaks bien sentis. Les riffs sont bons et on se laisse prendre dans ces atmosphères de désespoir facilement. L'album est bien ficelé, direct, sans longueurs inutiles. Tous les morceaux tournent autour des 8 minutes. Pour ce genre si lent, il s'agit d'une durée honnête, permettant à chaque morceau de se mettre en place, sans être trop redondant mais en laissant chacun des 5 titres le temps d'exploiter leurs variations. Un premier album vraiment prometteur.

note       Publiée le mercredi 5 juin 2019

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