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The Ðevil & The Uñiverse › Folk horror

cd | 8 titres

  • 1 Alchemical landscape
  • 2 Willow dance
  • 3 The ash tree
  • 4 A Fiend in the furrows
  • 5 Black Harvest
  • 6 Wyrd
  • 7 The Church of the Goat
  • 8 When we were trees

extraits vidéo

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line up

Ashley Dayour (voix, instruments), David Pfister (instruments, effets, field recording), Stefan Elsbacher (percussions)

Musiciens additionnels : Christina Lessiak (chant féminin)

remarques

thedevilandtheuniverse.com

chronique

L’horreur, un thème inépuisable en art…Vu le t-shirt inspiré par ‘The Wicker Man’ accompagnant la sortie, j’ai cru d’abord que les Autrichiens avaient écrit’ Folk horror’ après se l’être regardé en boucle mais il y a aussi la pose du livret avec nos boucs et une fourche pour parodier (comme bien d’autres avant eux) le ‘American Gothic’ de Grant Wood, donc visiblement la portée va bien au delà. Si le terme 'folk horror' n’est pas encore clairement défini en littérature, on reconnaît pourtant qu’il constitue une sous-branche du roman d’épouvante. Basiquement, ses histoires se réfèrent couramment à la tradition païenne européenne, aux forces de la nature, malgré quelques aspects hérités du christianisme (les termes ‘démon’, diable’, ‘Satan’) souvent considérés comme l’adversaire ou datant de bien avant le christianisme. Le cinéma britannique, notamment la Hammer, s’en est emparé en signant quelques classiques, injustement classés en série B tels que ‘The Wicker Man’, ‘Blood on Satan’s claw’, ‘The Devil rides out’, ‘The witches’ pour retenir mes favoris dont l’esthétisme ne cesse d’inspirer la nouvelle génération doom metal. En l'occurrence, c’est mon disque préféré de The Ðevil & The Uñiverse pour sa grande cohérence, les atmosphères développées et un sens mélodique plutôt efficace. Jusqu’à ‘Wyrd’, on se dit que Cold Meat Industry aurait pu signer cet album malgré une touche dansante plus marquée (‘Willow dance’); le groupe use d’un jeu de percussions développé, marque les instruments acoustiques plus nettement au mixage (même si synthés et samples ne manquent pas à la messe), d’où une touche tribale évidente renforcée par certains sons (sitar, tablas) cohabitant avec les synthés, la programmation. La donne se modifie quelque peu avec le long ‘Church of the goat’ (10 minutes), lui-même comme divisé en sous-parties, qui démarre dans un registre proche des pièces précédentes mais va vite dévoiler des intentions dansantes plus claires d’abord alourdies d’éléments symphoniques synthétiques avant de s’enrichir d’orgue pour laisser le beat s’emballer et se terminer sur une version plus sombre de Mysterious Art avec chant féminin. Pas une faute de goût, ça reste bien fait et géré, mais ça casse quelque chose, surtout que ‘When we were trees’ demeure dans des tonalités électroniques malgré son aspect atmosphérique et obscur prononcé…D’un autre côté, The Ðevil & The Uñiverse fonctionnent ainsi et refusent les limites de style. Pas grave, voilà une bonne galette, à s’écouter au casque à fond ou en dégustant un livre de M.R. James, Arthur Machen, Norah Lofts ou David Pinner, acteur également auteur de ‘Ritual’ (inspiration essentielle du génial ‘The Wicker Man’)…

note       Publiée le jeudi 30 mai 2019

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