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Mercyful Fate › In the Shadows

cd • 10 titres • 53:28 min

  • 1Egypt04:52
  • 2The Bell Witch04:34
  • 3The Old Oak08:54
  • 4Shadows04:42
  • 5A Gruesome Time04:31
  • 6Thirteen Invitations05:17
  • 7Room of Golden Air03:06
  • 8Legend of the Headless Rider07:43
  • 9Is That You, Melissa?04:41
  • 10Return of the Vampire...199305:08

extraits vidéo

informations

Enregistré par David Rosenblad et Thom Caccetta au Dallas Sound Lab, Dallas, Etats-unis, avril 1993. Masterisé par Eddy Schreye, assisté de Sterling Winfield. Produit par King Diamond, Tim Kimsey et Hank Sherman. Mixé par King Diamond et Tim Kimsey.

Illustration par Torbjorn Jorgensen. Snowy Shaw est crédité à la batterie dans le livret du cd. En réalité, les parties ont été jouées par Morten Nielsen qui, blessé, sera vite remplacé par Snowy Shaw sur la tournée promotionnelle. Sorti en cd, vinyle, cassette. Rééd. diverses jusqu'à aujourd'hui (cd, vinyle, digital).

line up

Michael Denner (guitares), Timi Hansen (basse), King Diamond (chant), Hank Shermann (guitares), Morten Nielsen (batterie)

Musiciens additionnels : Lars Ulrich (batterie [10]), Johnny Marshall (clavecin [9])

chronique

Il y a ce truc dans Mercyful Fate qui m'a longtemps éloigné d'eux : celui d'être un groupe adulé comme (l'autre) King par plusieurs générations de hardos puis métalleux comme on dit, tout en étant un peu moqué par beaucoup de personnes de haute culture et de bon goût, soulignant le kitsch insensé, la voix dopée à l'hélium du plus grand corpsepainté de l'univers après le bassiste de Kiss... et vu que je suis très sensible à la vision des dominants, vu que je suis comme beaucoup un dominé, je me suis souvent plié au jeu : j'ai ri de la ganache de King Diamond. Désolé. J'ai ricané en écoutant les Mercyful Fate, tellement jolis à l'extérieur (rah, Don't Break the Oath, c'te pochette), et pas pour moi à l'intérieur. Ici la pochette est plus moche. C'est celle de la reformation (exit le batteur, bienvenue au batteur, au revoir le batteur, bienvenue l'autre batteur - cf. "Remarques" de la chronique)... fixette sur les fillettes et la mort et Satan comme d'habitude. Et je profite de cette chronique bouche trou, "complétiste" à la guts pour enfin affirmer haut et fort à mon moi de cour de récré : "non, t'es qu'un Con. Mercyful Fate c'est classe. Ce sont des riffs super branlés, avec des clins d'oeil de temps en temps à leurs darons (leurs frères ?) des années 1970. C'est parfois une ambiance de boite de nuit, avec de la fumée et des spotlights qui clignotent, mais bien souvent de cirque dantesque, de films d'épouvante qui sort de l'écran pour venir te manger, de contes immémoriaux racontés façon heavy metal atypique, par la voix multi-octave de Mr. Diamond, par ces ambiances mortifères pleines de guitares, saturées de guitares. Mercyful Fate, ce sont des chevaux qui galopent dans la nuit pendant que "la lune blanche (...) luit dans les bois" sauf que là les jeunes filles ne se font pas peloter mais bien dévorer sur des monolithes immondes sortis de nouvelles écrites par des hérétiques de la Golden Dawn dans un passé qui n'existe peut-être pas. Ce sont des capes en soie, du sang factice, des chemises à jabot, des crânes partout. C'est la mort, la vie dans ce qu'elle a de plus grand guignol ! C'est le cirque ! C'est le spectacle, le stupre, le froid et le sang, ce sont les ongles sales et trop longs. T'es qu'un petit con à suivre tout le monde, comme d'habitude, rejoint donc notre groupe p'tit gars, tu verras c'est super, on a des dvds des t-shirts, 'à domicile comme à l'extérieur on agit sur les cafards comme le baygon'". Là, mon moi d'avant moi me regarda, prit peur et se réveilla : dehors la lune tremblotait toujours derrière ses branches... il s'approcha du carreau de la fenêtre et au milieu du jardin aperçut avec effroi une enfant qui se tenait toute raide, livide, vêtue seulement d'une robe noire à liseré blanc. Et, passant dans le ciel sur son grand traineau style chasse sauvage : Le King Diamond, père noël en noir et blanc, la bouche pleine de sang de serpent frais, venu direct du Nord pour déposer des bonbons à l'arsenic au pied de ces signes païens décorés à chaque solstice d'hiver. "Sol Invictus", gnarck ! Le Jeune se recoucha et comme des millions d'autres personnes fut, un peu malgré lui, imprégné par toute la malignité du, allez, "vrai" métal. Pas celui en peau de bêtes et qui bande les muscles, non, celui qui sème le doute et fait tourner la tête un peu plus à l'envers, à contre courant des autres qui nous regardent en ricanant, en se foutant de la gueule de nos dégaines et méprisant notre bizarrerie et les pauvres musiques que nous écoutons. Nous gens de mauvais goût - juste plus conscients que nous arriverons tous à l'abattoir, hein, c'est tout ! Grrr.

note       Publiée le samedi 13 avril 2019

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    Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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    Clairement mon favori après le génial 'Time', avec un aspect mélodique très développé, moins démonstratif. C'eût été con de le louper ^^. Purée, 'Shadows', 'Room of golden air'...

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    stickgrozeil Envoyez un message privé àstickgrozeil

    Je me souviens de mon... excitation (?) à la sortie de cet album de reformation. En pleine crise de réécoute de MK/KD, celui-ci vient d'y passer. Il est quand même bien terrible cet album. Pas au niveau d'un Don't Break The Oath, mais il y a son pesant de titres catchy, d'autres plus progressifs ou alambiqués. Franchement, des disques de reformation de ce niveau, j'en commanderai bien des palettes!

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    Rastignac Envoyez un message privé àRastignac
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    Twilight : oui ça vaut le coup, il y a peu d'albums de reformation qui arrivent à choper l'attention, surtout pour des gros groupes comme ça. In Arkham : je t'en prie.

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    Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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    c'est le seul MF que j'ai pas écouté en détail...Aaaargh, il faut que je m'y mette.

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    inarkham Envoyez un message privé àinarkham

    La vie du chroniqueur à l'air cool: 4/6