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Inferno (Tchè) › Omniabsence filled by his greatness

cd | 6 titres | 48:12 min

  • 1 Pervasion... [02:19]
  • 2 The firstborn from murk [11:09]
  • 3 The funeral of existence [08:21]
  • 4 Revelations through the void [06:53]
  • 5 The vertical fissure of the most distant end [09:58]
  • 6 Metastasis realistic visions [09:26]

enregistrement

Enregistré et mixé au studio Necromorbus

line up

Sarapis (batterie), Ska-Gul (guitares, basse), Adramelech (vocaux)

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
occulte et doré

Que s'est-il donc passé? Quelle substance, quelle illumination? Dans quel élixir Ska-Gul a-t-il trempé sa guitare pour en sortir de telles effluves narcotiques? Dans quelle dimension jusqu'ici ignorée les membres d'Inferno ont-ils été projetés pour passer du très correct mais classique “Black devotion” à cette splendeur scintillante ? Et qui leur a donné les clefs de ces harmonies secrètes? Inferno n'est plus un disciple. Il est pape. Dans “Omniabsence fullfilled by His greatness”, album de grandeur et de splendide étrangeté, il use du black metal à des fins inédites, faiseur de beauté pure, maître d'une science inconnue. Une musique de l'élévation, aérienne, surpuissante, baignant dans les vapeurs d'alcool rare d'une lead protéiforme qui s'épanouit dans des constructions d'harmonies fascinantes, déployant des voiles de satin somptueux aux reflets d'or et safranés. Suprême autorité, creuset de mille plaisirs, l'album berce et bouscule. Ni haine, ni agression malgré les vitesses parfois extrêmes; les blasts ont bien l'épaisseur opaque et l'ampleur chaotique de hordes de nuages noirs... mais ils labourent sans hystérie, tels des monstres tranquilles, tout à l'assurance aveugle de leur suprématie. La voix psalmodie de sa masse caverneuse sur fond de brumes luminescentes, les rythmes changeants à l'impact élastique confinent à l'envoûtement, infusant dans les veines leur philtre de possession, et voilant le regard de leur groove enfumé. Occulte, oui... et hypnotique, mouvant, étranger et grandiose, le black metal d'Inferno s'affranchit de toute référence, imposant la magnificence psychotrope de ses accords mordorés dans une cathédrale de sons aux nacres translucides; une musique anagogique aux attributs paradoxaux qui joue de la fureur comme d'un simple phénomène atmosphérique. C'est à la fois lourd et aéré, dense et limpide, compact, éthéré, obscure, titanesque et soyeux, d'une précision technique implacable et d'une force rêveuse absolument superbe. Cinq longues pièces où s'entremêlent les blasts roulants colossaux et les souplesses stoner, lustrées des brumes changeantes d'une guitare chimérique, où les fumées noires de la voix d'outre tombe s'élèvent au loin en émanations ténébreuses, toute dévouée à son office et à une seule existence. Une existence qui n'est pas la vôtre. Aldramech vous ignore. Inferno n'est pas là pour vous malmener, vous bastonner, vous faire peur... “Omniabsence” n'est pas une déclaration de guerre, une apologie de la douleur... c'est une cérémonie, un voyage spirituel, une porte ouverte sur la grandeur.

note       Publiée le vendredi 12 avril 2019

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born to gulo › vendredi 12 avril 2019 - 21:32  message privé !

Oui, c'est du Tokay ce disque.

Note donnée au disque :