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Acid King › Busse Woods

cd • 6 titres • 45:50 min

  • 1Electric Machine06:24
  • 2Silent Circle07:32
  • 3Drive Fast, Take Chances08:32
  • 439 Lashes06:25
  • 5Carve the 509:27
  • 6Busse Woods07:30

informations

Produit par Acid King. Enregistré par Billy Anderson au Division Hi-Fi. Masterisé par George Horn au Fantasy Studio.

Sorti en cd (Man's Ruin). Réédition cd en 2004 (Small Stone Records). Réédition vinyle en 2007 (Kreation Records). Photographie par Erica Roewade.

line up

Lori S (guitare, voix), Brian Hill (basse, voix), Joey Osbourne (batterie)

Musiciens additionnels : Dale Crover (gong, EBow, fouet)

chronique

Busse Woods est un joli parc près de Chicago où vous pourrez prendre de belles photographies et vous promener le dimanche, après le repas, en famille. Acid King lui est un groupe de metal doom stoner, de stoner doom metal, ou de metal stoner doom, appelé ainsi en référence à un jeune meurtrier qui aimait beaucoup les psychédéliques. Enfin, Busse Woods c'était le coin où Lori S., officiellement, selon les dires du groupe, traînait avec ses potes toute jeune à vendre de la dope et à écouter, j'imagine, du Motörhead à fond les ballons. Acid King est également un de mes groupes préférés du genre, un des rares à avoir atteint le ratio parfait entre lenteur et efficacité, et c'est dans cet album que leur art arrive à son apogée... ces enfilades de riffs extrêmement simples, portés par cette voix extrêmement claire vont vous placer dans un état d'hypnose lié directement au désir et à sa satisfaction, ce moment de béatitude un peu mélangée accompagnant l'extase, ce dernier moment où les mots peuvent encore sortir... mais vu que l'on est sur guts of darkness, il fallait aussi préciser le principal : cette sensation de flottement est également remplie d'un spleen, d'une tristesse qui me prend très subtilement aux tripes à chaque fois. La voix de Lori S., ses solos à trois notes avec variations minimalistes, cette répétition toute ganja mais aussi toute maniaque me laissent sur le carreau à chaque écoute, un peu comme si on m'avait drogué, laissé inconscient, je me réveille dans les bois, les pick up sont partis, les oiseaux chantent, je n'ai plus aucun souvenir et il se pourrait pour bien vous compléter le tableau qu'Acid King nous enseigne ce qui peut être possible à chaque nuit, chaque jour, à savoir ce moment de bascule où le plaisir se retourne et devient berserk, ce moment propre à la folie meurtrière, quand la brutalité prend la place de la jouissance, quand la frustration est trop forte et explose. Ce faux calme, je le vois en clair comme le prélude à la panique, ce moment, ce lieu qu'on recherche à tout prix et qui, lorsqu'il s'éloigne, mettra le corps en branle, brouillera la conscience, nous empêchera de redescendre parmi les siens, qui, au contraire, nous transformera en un engin de destruction des liens par ailleurs chéris, appris à être chéris depuis l'enfance. En bref, et en conclusion : faites attention aux charmeurs de serpent, et de un, et de deux, je crois que j'irai passer mes vacances aux États-Unis dans une autre vie. C'est bien trop dangereux, et la bouffe est beaucoup moins bonne.

Très bon
      
Publiée le jeudi 4 avril 2019

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Note moyenne        8 votes

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Intheseblackdays Envoyez un message privé àIntheseblackdays

J’adore inconditionnellement cet album. Bon je trouve qu’il ne décolle réellement qu’à partir de Drive fast pour finir en apothéose avec le menaçant morceau éponyme. Lori malgré sa voix séductrice chante faux ou place souvent mal sa voix mais le tout a un charme indéniable, là où sur Zoroaster elle ressemblait plus à une sorcière emmenée à son bûcher. C’est aussi un disque qui a définit, avec d’autres de la même période temporelle , ce que serait le stoner/Doom pour les 20 années à venir. Quelle époque, quand il n’y avait quasiment que 2 labels spécialisés dans ce qui était encore une niche musicale, Man’s Ruin’s et Rise Above. Je sais que je me servirai de 39 Lashes pour aider mes enfants à apprendre à compter en anglais.

Note donnée au disque :