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One Tail, One Head › Worlds open, worlds collide

cd | 10 titres | 46:20 min

  • 1 Certainly not [01:02]
  • 2 Arrival, yet again [03:47]
  • 3 Worlds open, worlds collide [05:32]
  • 4 Stellar storms [07:17]
  • 5 An utter lack of meaning, hitherto unbeknownst, suddenly revealed [02:25]
  • 6 Firebirds [04:23]
  • 7 Sordid sanctitude [04:24]
  • 8 Rise in red [04:20]
  • 9 Passage [03:00]
  • 10 Summon surreal surrender [10:10]

enregistrement

Enregistré à Nordstern en 2017

line up

Afgrundsprofet (chant), Jan Even (guitares, claviers, effets, chant), Tylden (basse, effets), Sundli (batterie)

chronique

Je vous avais déjà parlé de ce groupe norvégien un peu particulier. One Tail, One Head joue du black metal à l'ancienne. Après avoir sorti des démos et des EP, les voilà qui nous proposent leur premier album et annoncent en même temps qu'après une tournée suivant la sortie de l'album, ils cesseront leur activité. Autant dire que là, avec ce "Worlds open, worlds collide", nous avons le testament du groupe ! La particularité du groupe est de proposer une musique totalement dépouillée avec un son très punk mais jouant du black metal furieux avec un chanteur vraiment démoniaque. Le rendu est assez singulier, avec une musique à la fois froide et crue, proche des années 80 mais sans le son ample et puissant. C'est vraiment ce qui donne toute sa personnalité au groupe. Il y a nombre de partie en son clair avec une basse très présente et mise en avant. Les parties de blast jouent beaucoup plus sur l'agressivité que sur la brutalité. En ce sens, One Tail, One Head reste fidèle aux racines du back metal norvégien avec une production volontairement froide avec un feeling très rock n' roll. Les compositions jouent beaucoup sur ce contraste avec les parties agressives et proposent un bon paquet de changement d'ambiances avec toujours en lien ce chant super maléfique et imposant. Luctus (ici appelé Afgrundsprofet - prophète de l'abîme...) est vraiment un élément central de la musique de One Tail, One Head. L'album est au début assez difficile à appréhender tant il propose des univers éloignés du black metal actuel. Il réussit à allier son et agressivité de l'âge d'or du black metal norvégien avec des atmosphères claustrophobiques, des parties instrumentales froides et oppressantes, jouant de divers effets, et des compositions vraiment recherchées. Et il faut bien une dizaine d'écoutes pour vraiment rentrer dedans et comprendre cet album parce qu'il y a moyen de rester décontenancé devant cette production pas du tout représentative du genre et qu'en plus, les compositions sont loin d'être conventionnelles, rendant vraiment un côté totalement fou et dérangé. Cet album ne laisse pas indifférent et il y a un vrai sentiment de malaise qui s'en dégage. N'en reste pas moins d'excellents moments, des arrangements bien travaillés à l'image de l'excellent instrumental "Sordid sanctitude". Au final, on a un album qui brille par son originalité et qui nous montre un groupe qui a clairement su se démarquer et trouver sa personnalité, son son et une atmosphère vraiment singulière. Du black metal à nulle autre pareil, alliant respect du passé et inventivité. One Tail, One Head, clairement pas un groupe comme les autres !

note       Publiée le dimanche 24 février 2019

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Nicko › vendredi 1 mars 2019 - 09:34  message privé !
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ah oui ! Aldrahn ! Maintenant que tu le dis, c'est l'évidence même !

Note donnée au disque :       
Procrastin › vendredi 1 mars 2019 - 04:25  message privé !

Ya un petit coté Aldrahn au chant je trouve, dans l'aboiement. Chro juste.