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Uriah Heep › Abominog

cd | 10 titres | 41:48 min

  • 1 Too scared to run [03:49]
  • 2 Chasing shadows [04:39]
  • 3 On the rebound [03:14]
  • 4 Hot night in a cold town [04:03]
  • 5 Running all night [04:28]
  • 6 That's the way that it is [04:06]
  • 7 Prisoner [04:33]
  • 8 Hot persuasion [03:48]
  • 9 Sell your soul [05:25]
  • 10 Think it over [03:42]

enregistrement

Enregistré au Roundhouse Recording Studios entre octobre et décembre 1981

line up

Peter Goalby (chant), Mick Box (guitares, chant), Bob Daisley (basse, chant), Lee Kerslake (batterie, chant), John Sinclair (claviers, chant)

chronique

Styles
metal
heavy metal
rock
hard rock
Styles personnels
fm

A la fin de l'année 1980, Uriah Heep est au bout du gouffre. Tout le monde a quitté le navire et Mick Box reste tout seul aux commandes de son vaisseau fantôme. "Conquest", ainsi que la tournée qui a suivi, a été un échec cuisant et son acolyte de toujours, le claviériste Ken Hensley, est parti avant ladite tournée. Bref, à ce moment-là, on ne donnait pas cher de l'avenir de la formation. Mais c'était sans compter sur la volonté de continuer de Mick Box. Il recontacte un à un les anciens membres du groupe, Trevor Bolder se montre intéressé mais quand David Byron refuse il préfère accepter une offre chez Wishbone Ash. Lee Kerslake, parti chez Ozzy Osbourne enregistrer l'un des plus fabuleux albums de l'histoire, "Blizzard of Ozz", revient alors que sa collaboration avec le Madman tourne au vinaigre. Il amène avec lui le bassiste Bob Daisley lui aussi issu du Ozzy Osbourne Band. Ils sont rejoints par le claviériste John Sinclair et pour le poste de chanteur, Mick Box porte son dévolu sur l'inconnu Peter Goalby qui avait déjà auditionné pour le groupe auparavant. On est en fin d'année 1981 et tout ce petit monde se retrouve en studio pour enregistré un nouvel album. Qui dit nouveau line-up, dit nouvelle orientation musicale. Et c'est clair que bien qu'il n'y ait eu que deux années depuis "Conquest", cet "Abominog" (c'est son nom !) apporte son lot de nouveautés. Le tout est bien plus moderne, que ce soit dans le style ou dans la production. Là, on nage en plein dans les années 80 avec un son très synthétique et hard FM avec des compositions plus dans une mouvance heavy metal. Bien que l'album soit composé pour moitié de reprises, il y a une véritable cohérence et homogénéité tout au long du disque. Les compositions sont plus tranchantes et inspirées. Uriah Heep est bien tourné vers l'avenir et ne veut pas d'un statut de vieux groupes de prog-rock has-been des années 70. Et pour le coup, on ne peut pas trop lui enlever ça. Par exemple, "Too scared to run", "Running all night" ou "That's the way that it is" sont des morceaux solides, énergiques, inspirés, variés, tantôt rapides et puissants, tantôt mid-tempos. L'album rassure parce que la décennie était plutôt mal partie avec l'album précédent. Après, il y a un gros point noir, le clavier (bon, y'a aussi la pochette, mais ça c'est moins grave !). Autant dans les années 70, il se rapprochait de celui de Deep Purple et proposait un spectre musical sympa. Là, on est dans ce que les années 80 ont proposé de pire dans ce registre avec ce vieux synthé qui sonne tellement daté en 2019. C'était peut-être à la mode à l'époque, mais maintenant, c'est kitsch et ça gâche une bonne partie de l'écoute. Ecoutez simplement "On the rebound" et vous aurez tout compris ! Et le pire, c'est que ce n'est pas près de s'arrêter ! On va en bouffer de ce clavier et de ce son ! Le chanteur se débrouille plutôt bien pour ce registre FM, mais quand j'écoute la rythmique et la guitare, je me dis que l'album aurait clairement été bien meilleur avec une production plus agressive à la Judas Priest ou Iron Maiden. Le groupe veut prendre le train de la NWOBHM en marche mais se plante au niveau production. C'est dommage parce que le disque ne manque pas de qualités et s'écoute facilement. On sent que le coche aurait pu être atteint car les compositions sont indéniablement bonnes. Quand on pense à "Conquest", on s'estime heureux tellement ce regain de forme n'était pas gagné, mais quand on voit le résultat final, on ne peut que regretter ce son trop synthétique. Par contre, il faut tempérer ce constat parce qu'il est sûr que si le groupe s'était contenté de suivre la voie de "Conquest", il n'aurait pas durer très longtemps. On peut déjà se réjouir de voir le groupe aller à nouveau de l'avant avec un disque moderne.

note       Publiée le lundi 18 février 2019

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Nicko › mercredi 20 février 2019 - 21:09  message privé !
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Oui, c'est ça, ça se laisse écouter car les compositions sont toutes bien écrites et inspirées. Encore une fois, on voit qu'Uriah Heep sait écrire de très bons morceaux accrocheurs. Mais ce côté électro-synthétique, c'est too much pour moi. Ouais, Foreigner... C'est une bonne comparaison.

Note donnée au disque :       
zugal21 › mercredi 20 février 2019 - 19:30  message privé !

Bon, blague à part, cette soupe électrico-synthétique ici se laisse écouter gentiment. Je trouve que les sonorités & textures, et le timbre de Goalby, ça donne quelque chose de très proche de ce que faisait Foreigner.

Note donnée au disque :       
zugal21 › mardi 19 février 2019 - 18:49  message privé !

Cet " Abominog " est réellement une pure abomination, que dis-je, une suite de pures abominations. C'est ça qui est bon.

Note donnée au disque :       
torquemada › lundi 18 février 2019 - 22:59  message privé !

Comme je suis un peu bête et discipliné, j'ai écouté "On The Rebound"... merci pour ce moment :)